Ouvrages de Dames

15 avril 2015

Pas assez de vies

Ce que je trouve extraordinaire, c'est la concentration et la sérénité que dégagent ces potiers. Ils sont si beaux, tout paraît si facile, il y a un pouvoir hypnotique dans ces images...

Il est où, le magasin où on peut acheter des vies supplémentaires ?

Posté par OuvragesDeDames à 06:33 - - Commentaires [35] - Permalien [#]
Tags :


12 avril 2015

L'ourse Gaspardine

Parce que c'est une fille, qu'il fallait la baptiser et qu'un ours de la famille s'appelait Gaspard ;-) Voici enfin terminée la bestiole commencée à l'atelier offert par le Musée de la Vie Bourguignonne il y a quelques semaines.

Gaspardine

Oui, oui, c'est une fille, la preuve, elle a revêtu une robe bleue coupée dans le tablier de travail bien usé de la maman, qui l'avait déjà retaillé à partir d'une chemise du papa. C'est dire si elle montre la trame ! Mais Gaspardine s'en fiche, il ne lui en faut pas davantage pour faire sa coquette.

Gaspardine en robe

Je me suis amusée à lui façonner une bouille rien qu'à elle avec de vieux boutons de bottines en guise d'yeux, grâce au stock d'Annie. Et puis aussi à jongler entre les accrocs du vieux tablier pour trouver de quoi l'habiller. J'aime ces récupérations de récupération qui font durer les choses tant qu'il est possible ;-)

Gaspardine tête

Il était temps de finir l'ourse avec Christelle Dupré, samedi prochain je serai de nouveau au Musée de la Vie Bourguignonne, cette fois-ci pour un atelier avec une modiste. Je n'ai pas pu résiter à cette occasion de retrouver le délicieux souvenir de ma grand-tante et marraine dont ce fut le métier...

Posté par OuvragesDeDames à 12:45 - - Commentaires [36] - Permalien [#]
Tags :

09 avril 2015

Outrage

Mêmes lieux, deux artisans différents à vingt ans d'écart... la même mésaventure ! Un soir de la semaine dernière, je suis rentrée à la maison pour trouver mon parquet protégé avec un drap qui me semblait ne pas être tout à fait ordinaire. Je crois qu'en voyant ma tête, le peintre a tout de suite compris la menace qui le guettait ;-)

Drap

"Oui, je sais ce que tu vas me dire... c'est pas ma faute, c'est une dame chez qui j'ai travaillé qui me l'a donné..." OK, j'avoue : j'ai un peu surjoué la colère. Mais le forfait ne pouvait pas rester impuni : il n'est pas reparti avec son drap.

Drap détails

Seulement maintenant je suis bien embêtée car je ne vois pas trop ce que je peux en faire. Un tour en machine à laver, c'est sûr, et ensuite ? Si sauvetage il y a, il ne pourra être que très parcellaire. Mais il y a un monogramme bien brodé, un métrage assez conséquent de jours Venise très réguliers et encore solides. Alors il y a forcément une carte à jouer, j'en suis sure !

Posté par OuvragesDeDames à 06:19 - - Commentaires [38] - Permalien [#]
Tags :

04 avril 2015

L'école de Champagny

C'est une minuscule école communale dont les trois marches débouchent sur les prés. On imagine la porte de la volière s'ouvrir et les enfants s'échapper en criant au grand air de la liberté, une fois leur journée de contrainte terminée.

Champagny école

De l'imagination il en faut - un peu - car il y a six décennies que la petite école de Champagny n'accueille plus d'élèves. Mais un tout petit peu seulement, puisque grâce à une équipe de bénévoles, les visiteurs peuvent s'immerger dans les souvenirs d'un passé encore si présent dans nos histoires familiales.

Il y a, dans cette maison de poupées, la place pour une salle de classe et le logement de l'instituteur. En pénétrant dans les lieux, on a l'impression que le temps s'est arrêté lors de la dernière classe, en 1954. Et pourtant rien n'est figé, il y a tellement de vie entre ces murs !

Champagny poêle

Les gamelles tiédissent sur le poêle pour le repas de midi, les rires des enfants rebondissent sur les murs, on les entend encore ânonner leurs leçons et les édifiantes maximes de morales qui les environnent.

Champagny matériel

La leçon est prête, l'instit' dispose de tout ce qu'il faut pour faire entrer le savoir dans les caboches les plus récalcitrantes… mais les Tortochaux, quels sacrés garnements ! Ils ont dû en passer, du temps, à soupirer en regardant par les fenêtres de la salle ;-)

Champagny Tortochaux

Après la classe, il suffit à la maîtresse ou au maître de trois pas pour regagner sa cuisine. Il n'y a plus qu'à craquer une allumette dans le poêle de fonte noire pour pouvoir passer à table.

Champagny cuisine

Puis une souillarde, puis la chambre qui sert également de bureau. Et là aussi il y de quoi en prendre plein les mirettes pour qui aime l'art populaire ! Chaque objet mérite d'être regardé en détail : une vannerie fine, le linge de tous les jours ou du dimanche, mille détails de la vie quotidienne font revivre un mode de vie qui paraît à la fois si familier et si éloigné de nous.

Champagny chambre

Le bébé de M.Sirdey a dormi, peut-être, dans ce petit lit de fer… Et tant d'autres, probablement, comme le donne à penser la liste des instituteurs et des institutrices qui sont venus enseigner dans le village.

Champagny instituteurs

N'avez-vous pas envie de venir faire une dictée à la plume dans la petite école de Champagny à l'occasion d'une visite dans les environs de Dijon ? La saison débute justement ce week-end de Pâques. Vous trouverez sur le site de la communauté de communes les renseignements pour organiser votre visite et sur la page Facebook du musée son actualité.

Une dernière image, pour vous décider : la marquette d'une élève attentive, brodée sous la conduite de Mademoiselle Ponsot ;-)

Champagny marquette

Posté par OuvragesDeDames à 08:41 - - Commentaires [37] - Permalien [#]
Tags :

01 avril 2015

Porte-bonheur

Grenoble, le 12 octobre 1917

Demain soir à 6 h 1/4 si vous êtes libre,
je serai au kiosque des tramways, face à l'hôtel.
Quelques minutes seulement me feraient bien plaisir.
 

CPA porte-bonheur

De celui qui est si heureux de se savoir aimé
Un bien doux baiser
Votre petit ami Jacques

Posté par OuvragesDeDames à 06:24 - - Commentaires [36] - Permalien [#]
Tags :



29 mars 2015

Vieil ours bleu

A mettre sur le compte des rangements divers et variés... j'ai enfin mis la main sur l'ours bleu que j'avais vainement cherché au moment de commencer l'atelier au Musée de la Vie Bourguignonne.

Ours bleu

Je l'ai cousu il y a bien longtemps, à partir d'un patron proposé dans le numéro 23 de Marie-Claire Idées (oui, effectivement, ça fait un bail ;-) Il est réalisé dans un vieux drap et ce vichy qui était assez en vogue à l'époque. Pour mes initiales, j'ai utilisé un alphabet de Sajou extrait de l'album 107.

Ours bleu détails

Celui-là, c'était mon premier, je crois. Maintenant je dois juste finir l'ours de l'atelier ;-)

Posté par OuvragesDeDames à 07:54 - - Commentaires [46] - Permalien [#]
Tags :

25 mars 2015

Je brode avec toi

Qui ? Où ? Quand ? Je ne sais rien de cette photo, mais c'est une de mes préférées dans le stock des vieilles photos !

Je brode avec toi

Posté par OuvragesDeDames à 08:00 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 mars 2015

Mauvaise humeur

C'est celle qui est la mienne ces jours-ci où je suis plongée dans le tri et le rangement alors qu'il y a (évidemment !) tant d'autres choses que je préférerais faire. Mais cette fois-ci, je n'ai pas le choix : il faut vider pour faire place nette au peintre... et il ne va pas jouer du pinceau dans mon capharnaüm ! J'exhume, je vide, je trie, je jette (un peu) (un tout petit peu) et je remplis des caisses. Mais comment peut-il sortir autant de choses d'un si petit espace ?

caisses

Je suis quand même assez mono-maniaque : ce n'est que du linge, des vieilleries, de la mercerie ou du papier qui lui est consacré. A part l'espoir d'un monde un peu meilleur dans un appartement un  peu (!!!) plus propre, le seul avantage est que je fais des (re)découvertes qui m'étonnent moi-même. Ah bon ? J'avais tant de monogrammes brodés ? Des draps, des taies, des serviettes, des chemises...

Pour être sure de ne plus les oublier, je les répertorie et je les photographie avant de les mettre à l'abri. Tant qu'à faire de s'y coller, autant faire les choses correctement une bonne fois pour toutes. La photographie numérique, ça a du bon sur ce coup-là ;-)

Taies

Je tempère un peu mon énervement du moment en rêvant à la transformation de ce beau stock et à ce que je vais pouvoir en faire. Remplacer mes abat-jour qui commencent à être fatigués ? Ajouter des sacs à ceux que j'ai déjà pour pouvoir en changer chaque jour de l'année ?

Abat-jourUne chose intelligente, ce serait de reprendre enfin ce couvre-lit accidenté planqué dans un coin depuis des dizaines d'années. J'ai quelques carrés à refaire, seulement le motif central est assez bizarre : entre chaque rang de brides, il y a un rang de mailles serrées qui fait comme une petite crête. Je pensais crocheter en prenant ce rang de mailles serrées dans le brin avant du tour inférieur et ensuite repasser crocheter le rang de brides dans le brin arrière, mais après avoir essayé de concrétiser ce plan d'enfer, ça me semble assez infaisable.

Couvre-lit

J'ai quand même un indice, car j'ai récupéré la bête dans un grand sac qui contenait aussi une pelote entamée de coton Phildar Relais n°8. J'ai vérifié et j'ai de la chance : c'est un article qui se fait toujours. Quant au modèle, il serait peut-être des années 70/80.

Je ne suis quand même pas la seule à entasser des "choses qui peuvent servir", rassurez-moi ! Alors peut-être aurez-vous sur vos étagères le catalogue vintage dont est issu ce modèle. Ou alors juste une idée de la manière dont se fait cette petite crête entre les rangs si vous êtes plus débrouillée que moi en crochet. Ça me suffirait je pense, car les mailles sont faciles à compter sur un carré existant.

carré crochet

Vous m'aidez à sauver mon couvre-lit ? Quand je pense à toutes les heures de travail qu'une main anonyme a déjà passées sur cet ouvrage, je n'ai pas le coeur à le laisser dans cet état...

Edit : le temps d'une promenade pour accomplir mon devoir électoral,  je me retrouve avec plein de pistes sur ma bouteille à la mer, vous êtes incroyables ! Je crois qu'Élisa m'a fait passer quelque chose d'approchant, il faut que je fasse des essais mais pour le moment... je vais surtout faire le nécessaire pour nourir mes invités, sinon, aïe aïe, aïe ma vie sociale ;-)

Edit 2 : je le tiens, je crois ;-) J'ai réussi à obtenir l'effet de nervure (merci Élisa !) et à crocheter un carré entier avec du coton un peu plus épais. Maintenant c'est juste une histoire de trouver la bonne taille de crochet pour le faire en Relais 8.

nouveau carré

Posté par OuvragesDeDames à 07:49 - - Commentaires [60] - Permalien [#]
Tags : ,

19 mars 2015

Grand malade

Me voilà avec une drôle d'opération à réaliser... la remise en état d'un carreau à dentelle resté en plan sur Ebay où tout le monde l'a boudé, bien qu'il soit proposé à un prix dérisoire. Il faut dire qu'il était particulièrement mal photographié : on ne voyait que sa saleté et rien du reste.

Le reste, je l'ai découvert en ouvrant le colis. Ce sont de touchantes images pieuses et de ces paillettes ouvragées qu'on cherche en brocante, le plus souvent vainement. J'ignore pourquoi la mécréante que je suis est toujours tellement touchée par les bondieuseries... J'aime leur naïveté, ce qu'elles traduisent de croyance aveugle en un au-delà meilleur, j'aime jusqu'à leur kitscherie ;-)

carreau à dentelle divine bergère

carreau à dentelle aimez votre sauveur

Il y en a partout, sur les deux côtés, sur l'arrière. Il y a des fuseaux et de jolies épingles aux têtes de verre bariolées. Il y a "un peu" de crasse aussi, impossible de le nier ;-)

carreau à dentelle épingles et paillettes

Et voilà en entier la chose que j'espère bien rendre plus présentable, sans trop savoir comment je vais m'y prendre. Je vais commencer par un démontage en règle, c'est sûr (au cours duquel je ne désespère pas de trouver d'autres surprises). Ensuite je devrais dégoter dans mes réserves de quoi le rhabiller à l'identique, je voudrais au final avoir le même carreau... mais propre. Je prévois bien déjà qu'il faudra que je sorte les aiguilles à tricoter pour refaire le manchon rouge !

carreau à dentelle

Première étape : vingt-quatre heures au congélateur pour éradiquer la vermine, ce qui explique le givre. J'aime bien les vieilleries, mais pas les habitants indésirables qui vont avec !

carreau à dentelle givré

Posté par OuvragesDeDames à 06:18 - - Commentaires [50] - Permalien [#]
Tags : ,

15 mars 2015

Pour Elizabeth Cobley

A la fin du XIXème siècle, le Royaume-Uni possédait le plus vaste empire de l'histoire. A quel prix…

De 1788 à 1853, la Grande-Bretagne et l'Irlande ont déporté 25 566 femmes vers l'Australie. Indésirables dans leur propre pays, indigentes, prostituées ou convaincues de larcins le plus souvent négligeables, elles furent embarquées de force pour l'autre côté de la terre. Elles étaient surtout coupables d'être pauvres… et malchanceuses d'être femmes à une époque où le Royaume-Uni cherchait des ventres pour transformer sa colonie pénitentiaire en colonie de peuplement.

Elles étaient des invisibles, de celles dont l'histoire ne prend pas la peine de se souvenir. C'est pourquoi j'ai aimé le projet de Christina Henri : elle veut sortir de l'ombre ces femmes qui sont pour beaucoup à l'origine de son pays. Elle a résolu de perpétuer le souvenir de chacune d'elles par un bonnet marqué à son nom et à celui du bateau qui l'a déportée. Elle en a déjà réuni plus de quinze mille, à partir desquels elle organise des installations, en Australie ou dans les régions dont sont originaires les condamnées.

Roses from the hart

Certains navires n'aborderont jamais les rivages de l'Australie. C'est l'histoire de l'Amphitrite qui quitte Woolwich et appareille pour la colonie pénitentiaire de Botany Bay, le 26 août 1833.

Le vieux trois-mâts est rapidement confronté à des conditions de navigation épouvantables. Il affronte un ouragan et dérive inexorablement vers le port de Boulogne, sans parvenir à y entrer. Le 31 août en fin d'après-midi, drossé vers le rivage, il finit par s'échouer à quelques encablures de la plage.

Sans connaître encore la nature de la "cargaison" se trouvant à bord, des sauveteurs boulonnais prennent tous les risques pour approcher le navire et convaincre son capitaine d'évacuer. Mais il s'y refuse obstinément, espérant contre toute logique le retour de la marée pour se dégager. Il va jusqu'à rejeter à plusieurs reprises les lignes que les sauveteurs tentent d'établir, au péril de leur vie, avec l'espoir de mettre en place un va-et-vient jusqu'au rivage.

Amphitrite naufragéL'Amphitrite naufragé - Alexandre Marie Lamartinière - 1833
fixé sous verre conservé au musée des Terre-Neuvas de Fécamp

C'est une raison consternante qui lui fait refuser ainsi toute aide extérieure. Car il sait, lui, qu'au fond de sa cale croupissent cent deux femmes et douze enfants qui, une fois évacués vers le rivage, pourraient profiter de la confusion pour disparaître dans la nature. Or il est non seulement propriétaire de parts du navire dont la perte serait un désastre pour lui, mais son contrat le met aussi à l'amende de cinquante livres pour chaque condamnée à la déportation qui lui échapperait...

En début de soirée, les prisonnières parviennent à défoncer les panneaux de soute pour s'extraire de la cale, déjà pratiquement submergée, dans laquelle elles vivent l'enfer depuis le début de la traversée. Les boulonnais effarés comprennent l'ampleur du drame qui se noue, en entendant les hurlements d'angoisse des femmes massées sur le pont.

Quand le capitaine prend enfin la mesure du danger, il n'y a plus rien à tenter pour éviter le naufrage. Les mâts s'abattent, le navire est disloqué et disparaît dans les flots en moins d'une demi-heure. Des heures et des heures durant, les corps des naufragés seront rejetés sur le rivage, sans qu'aucune tentative pour les ramener à la vie n'aboutisse.

Tate Gallery - A disaster at sea - TurnerDisaster at the sea - Turner c. 1835 - Tate Gallery
une évocation du naufrage de l'Amphitrite

Ce 31 août 1833, le naufrage de l'Amphitrite fait cent morts et trente-trois disparus. Seuls trois hommes d'équipage en réchapperont. Le capitaine Hunter, qui a jusqu'au bout espéré sauver son bateau, meurt noyé parmi ses passagères forcées.

Le voyage de l'Amphitrite ayant tragiquement pris fin au large de la côte d'Opale, Christina Henri a souhaité que les bonnets des convicts transportées à son bord soient confectionnés par des françaises. Elle m'a demandé de travailler en souvenir d'Elizabeth Cobley, originaire de la paroisse St Stephen, à Bristol.

William Angus 1808Bristol et St Stephen en 1808 - Gravure de William Angus

Le 1er juillet 1833, le tribunal de Bristol condamne Elizabeth à sept ans de déportation en Australie : elle a dérobé un coupon de coton dans la boutique de tissus de Thomas Wintle...

J'ai voulu que sa coiffe soit telle qu'elle aurait pu la porter, peut-être telle que celle qu'on lui a fournie dans son baluchon de prisonnière, avec une bible et un nécessaire de couture. J'ai donc utilisé des matériaux anciens et populaires, un chanvre raide et grossier dont le tissage emprisonne encore des brindilles et un lin tout décati par les lavages.

Amphitrite 1833 - Copie

Comme seule fantaisie, et aussi pour qu'il y ait un peu de moi dans ce bonnet, je l'ai simplement bordé d'un croquet à pied. Et j'ai terminé le tout avec un vieux lacet de coton. Je ne me suis pas posé de questions pour la broderie demandée par Christina, le prénom et le nom de la convict, le bateau et l'année : il m'a semblé évident de la traiter comme la marque du linge, au coton rouge et au point de croix.

Elizabeth Cobley

Elizabeth Cobley avait vingt-deux ans. La terreur et la solitude glacée qui furent les siennes à l'heure de sa mort sont irrémédiables. Mais j'ai brodé son nom afin qu'elle soit plus qu'une ligne sur un registre de condamnations, plus qu'une jeune femme broyée par l'histoire, pour qu'à tout jamais elle vaille autre chose que cinquante livres sur un contrat.

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille le livre qu'Annpôl Kassis vient de faire paraître sur le sujet : De la Déportation des femmes en Nouvelle-Galles du sud - Les "criminelles" de l'Amphitrite. Grâce à elle j'ai pu en savoir un peu plus sur Elizabeth. Son livre est passionnant par ce qu'il dépeint du XIXème siècle en Angleterre et notamment de l'inexorable criminalisation de la pauvreté. Il est publié à compte d'auteur, vous pouvez vous le procurer en prenant contact avec elle via son blog.

Posté par OuvragesDeDames à 07:10 - - Commentaires [70] - Permalien [#]
Tags : , ,