Ouvrages de Dames

22 octobre 2014

Repasser

"Le repassage, qui est la partie la plus spéciale de l'entretien du linge, est justement un art délicat, propre, qui ne demande pas de force, qui ne risque pas d'abîmer les mains, la taille, qui ne dégage aucune odeur désagréable. C'est un art manuel varié, amusant, intelligent.
Empeser, repasser, tuyauter de jolies lingeries ; manier entre ses doigts agiles des batistes et des mousselines pour leur rendre l'aspect du neuf ; apprêter des dentelles, n'est-ce pas une charmante occupation ? Et cet art, si essentiellement féminin, on peut le pratiquer en restant fine, distinguée, élégante."

Je suis incapable de me rappeler dans quel manuel d'éducation féminine j'ai lu ce passage -et je le regrette bien- mais je l'avais mis de côté car il m'avait fait doucement rigoler : la petite musique du pipeau agrémentée de quelques trilles sexistes, sans doute…

Car mes petites chéries, autant le savoir : la corvée de repassage, c'est pour les quilles à la vanille, et on fait tout pour vous y habituer de bonne heure !

repassage pour les quilles à la vanille

Je déteste repasser. En soit, ce n'est pas un scoop, je déteste tout ce qui tourne autour du ménage et de l'entretien de la maison d'une manière générale ;-) Mais quand même, si, il y a une chose que j'aime, dans le repassage, c'est ça : l'empreinte laissée par le plumetis dans le molleton.

monogrammes LC

Remarquez, si je peux rester fine, distinguée et élégante, je m'en vais peut-être changer d'avis, moi…

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19 octobre 2014

Le bateau d'Eugénie

Dans le billet sur le marquoir d'Eugénie, je présumais que son père avait dû faire partie des premiers à quitter sa famille, puisqu'il n'avait pas encore atteint quarante ans lors de la mobilisation générale. Ma curiosité de farfouilleuse m'ayant entraînée dans les livrets matricules mis en ligne par les Archives départementales du Var, j'y ai trouvé le livret militaire d'Auguste et du même coup confirmation de cette supposition : il est même arrivé au corps dès le 2 août 1914.

mobilisation 2-8-1914

Mais surtout, ce qui m'a arrêtée à la lecture de ce livret, ce sont les affectations d'Auguste : embarqué à Marseille le 17 août 1914, il traverse la Méditerranée pour gagner Salé où il débarque quatre jours plus tard. Il restera finalement au Maroc le temps de la guerre et ne reviendra à Marseille qu'en janvier 1919.

Maroc

Du coup, il prend une tout autre signification, le bateau brodé par Eugénie sur son marquoir…

bateau Eugénie

Je profite de ce retour sur le marquoir d'Eugénie pour vous dire que j'ai créé un album afin de recueillir les photos des votres. Vous pouvez le visualiser par la colonne de droite, il contient déjà celles de Gillette et de Marina.

Eugénie par Gillette et Marina
Si vous aussi l'avez brodé, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, je les ajouterai et ça me fera très plaisir ;-)

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15 octobre 2014

Les fleurs d'Anežka

Anežka Kašpárková dit qu'elle ne conçoit pas la vie sans rien faire. Alors quand la minuscule chapelle située devant l'église du village a été restaurée, elle s'est mise en tête d'orner l'austère enduit blanc de fleurs bleu outremer.

Anežka Kašpárková 1

Elle vit à Louka, en Tchéquie, dans la Moravie du sud. Il ne faut surtout pas lui dire qu'elle est artiste : elle se contente de faire pousser sous son pinceau les fleurs qu'elle a dans la tête, et voilà tout.

Anežka Kašpárková 2

Comme elle peint sans modèle, aucun de ses décors n'est identique au précédent.

Anežka Kašpárková 3

Je suis allée me balader un peu dans les rues de Louka grâce à Google Maps (j'adore !), c'est qu'elle a drôlement bien résisté, la chapelle d'Anežka, contrairement à ce qu'elle craignait : regardez-là cinq ans plus tard !

Louka 2012

Quand elle a peint ses fleurs, en 2007, Anežka avait près de 80 ans. J'aime à penser qu'elle continue toujours à enchanter le quotidien de son village...

Anežka Kašpárková 4

Anežka Kašpárková 5

J'ai trouvé son histoire ici et encore ici.

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12 octobre 2014

La box de Séverine

A mon tour d'ouvrir la boîte aux merveilles ;-) Dans cet échange, j'ai eu la chance d'être la gâtée de Séverine, avec le seul regret qu'elle n'ait pu être parmi nous. Mais le plaisir de la découverte fut là à la livraison du facteur, avec l'impression d'ouvrir une boîte à trésors... à plein de trésors !

Box_Séverine_1La règle du jeu était parfaitement respectée : le vieux, le neuf, le bricolé et le gourmand se mêlaient dans ce joli colis. J'ai mis à droite le détail du tampon scolaire champignon et le mini-panier taillé dans une noisette. Il est attendrissant car il fait penser à une babiole sculptée au couteau pour un enfant, à une époque où beaucoup de gens n'achetaient pas de jouets.

Box_Séverine_2

Le neuf s'est présenté sous forme de jolie papeterie avec carnet et étiquettes et la gourmandise sous celle de chocolat. Lui, je me suis dépêchée de me faire aider pour le grignoter, car j'aurais bien été capable de le faire disparaître toute seule à la vitesse de l'éclair ;-)

Box_Séverine_3

Enfin sortie des mains de Séverine avec qui j'ai tant de goûts en commun, une composition de vieux papiers, de linge ancien et de boutons de nacre protégée par un cadre bombé. Un aiguillon de plus pour me pousser à recycler ceux que j'ai en réserve depuis si longtemps...

Pour que vous profitiez vous aussi des surprises qu'elle m'a préparées, je vous livre une illustration délicieusement désuète extraite de l'Étoile Noëliste de 1932 qui complétait l'envoi. Elle pourrait être utilisée pour faire une étiquette, par exemple : il suffit de cliquer sur la vignette qui suit pour la récupérer toute prête à être imprimée.

vignette_Etoile_Noeliste

Ma chère Séverine, encore un grand merci et l'an prochain, le bonheur sera complet si nous pouvons te retrouver dans notre coin de campagne en même temps que tes trésors !

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08 octobre 2014

Une box d'un nouveau genre

Nous avons coutume de nous retrouver chaque année, dans une grande maison un peu magique, pour trois jours hors du temps où nous partageons fous-rires, papotages, spécialités culinaires, virées en brocante et bons conseils en tout genre. En réalité, ce qui est partagé par ce grand groupe venu de tous les horizons et formé à la fortune de nos passions diverses pour le bricolage, ce sont de jolis moments d'amitié.

Cette année donc, nous avions décidé d'un échange autour d'une box qui devait contenir quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose de fabriqué, quelque chose de gourmand. Après le tirage au sort attribuant à chacune sa gâtée, il a fallu commencer par cogiter sérieusement à ce qui pourrait vraiment lui faire plaisir. Et la soirée mémorable du grand déballage nous a assez prouvé que chacune s'était vraiment concentrée sur cette étape !

Pour ma part, j'ai décidé de travailler enfin ces tissus coordonnés que j'avais depuis très longtemps en réserve, avec un passepoil de velours un peu purge à utiliser en cartonnage car rebelle à tout collage. Qu'à cela ne tienne, je l'ai tout simplement cousu sur une cartonnette préalablement percée avec un poinçon et j'ai trouvé là une méthode à réutiliser dans d'autres circonstances, car elle est étonnamment facile et permet beaucoup de précision.

Boite fleurie extérieur

Le modèle de la boîte est tout simple, sans charnière, sur le principe des boîtes à chaussures. Pour l'emballage, j'ai comme d'habitude plongé le nez dans les vieilles images afin de fabriquer des étiquettes qui mettraient les points sur les i, des fois que ma gâtée prenne le vieux pour le neuf où le fabriqué pour le gourmand ;-)

Boite fleurie emballage

Et finalement à l'intérieur, j'ai glissé :

• pour le neuf, des jolis galons dont cette bricoleuse raffinée saura faire un bon usage,
• pour l'ancien, un "nécessaire à marquer" contenant un petit tampon et un flacon d'encre (à l'origine, il y avait aussi un pinceau),
• pour le gourmand, un pot de mélange à pain d'épice, Dijon oblige ;-) Et surtout nous avons ici le privilège d'avoir une pharmacie spécialisée en phytothérapie où nous pouvons aussi  nous fournir en épices de toutes sortes pour la cuisiine,
• pour le bricolé enfin, une de ces bougies que je me fais toujours autant plaisir à décorer.

Boite fleurie contenuSi les étiquettes que j'ai utilisées vous intéressent, vous les trouverez une fois de plus sur cet excellent filon qu'est  The Fraphic Fairy !

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05 octobre 2014

Où l'on reparle torchons...

Après le concours de Nans-sous-Sainte-Anne dont je vous ai parlé dans ce billet, un livret-souvenir a été réalisé et sera disponible très prochainement. Sur 64 pages en couleur, il présente les 82 torchons réalisés par 68 brodeuses en mai dernier. Si vous voulez vous le procurer, vous trouverez tous les détails et le bon de commande sur le blog de Marlie.

Et puisque je suis dans les annonces, j'en profite pour vous parler d'un club que j'aime beaucoup, "A l'Aube du Point de Croix". Il organise une nouvelle fois son exposition à Brévonnes (ce n'est pas très loin de Troyes) le week-end prochain, exactement du vendredi au lundi.

Expo Brévonnes

C'est un groupe très sympathique composé de brodeuses talentueuses, des "finisseuses" comme je les aime ;-) Leurs travaux sont créatifs, elles sont pointues au niveau du cartonnage, vous trouverez des tonnes d'idées en allant les visiter. Histoire de vous donner envie de vous déplacer si vous ne les connaissez pas déjà, voici quelques images de leurs expos passées.

Brévonne1

Brévonnes 2

Brévonnes 3

Brévonnes 4

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02 octobre 2014

Les grenadières

Voilà refermée la parenthèse des vacances, qui furent comme je les aime : des amis, du bricolage en compagnie choisie, de jolies rencontres, le temps de nifloter et d'admirer les belles choses sans être pressée de passer à la suite. Car la lenteur est un luxe que j'essaie de préserver dans la vie de tous les jours, mais je dois reconnaître que c'est bien plus facile de se l'offrir pendant le temps des vacances.

Je me suis amusée à partager au quotidien des images de mes pérégrinations en Auvergne sur Facebook, mais ma visite à la maison des Grenadières mérite que j'y revienne plus en détails. Ne serait-ce, en plus des merveilles qu'on y voit, que pour le sympathique accueil par des passionnées très impliquées dans la conservation du patrimoine textile.

Elle se trouve dans le village historique de Cervières et c'est un premier plaisir de parcourir ses rues préservées en s'offrant à bon compte une balade hors du temps. L'illusion était complète en cette mi-septembre où il n'y avait vraiment personne pour nous déranger.

Cervières

Située devant l'Église Sainte-Foy, la maison des Grenadières est composée d'un petit musée et de l'atelier où l'on peut voir une brodeuse travailler sur une commande en cours. La visite débute par un film intéressant, drôle et touchant, dans lequel des brodeuses et un facteur de fabrique racontent quel a été pour eux le quotidien de leur métier. C'est une très bonne introduction pour comprendre l'implantation de cet artisanat sur le territoire.

Mais tout d'abord, ce curieux terme de "grenadière" qui désigne les brodeuses locales demande une petite explication. La région de Noirétable et la vallée de la Vêtre ont été, depuis la deuxième partie du XIXème siècle, un important foyer de la broderie au fil d'or. Pour ce genre particulier de décoration, les plus gros donneurs d'ordre étaient l'armée et les administrations. Les grenadières ont pris leur nom du motif emblématique de la grenade destiné aux uniformes militaires, qu'elles ont répété à des dizaines de milliers d'exemplaires au fil du temps.

grenade sapin

Dans une région agricole comme l'Auvergne, les femmes ont l'habitude d'améliorer les revenus de la famille par un travail à domicile dont l'avantage est de pouvoir s'exercer en complément de leur activité aux champs. Elles font de la dentelle, fabriquent des chapelets ou des couteaux. Autour de Noirétable, la broderie au fil d'or s'est ainsi implantée dans le quotidien des foyers à la fin du XIXème siècle à l'initiative, pense-t-on, d'une jeune fille originaire de Saint-Priest-la-Vêtre. Placée à Paris, elle y apprend cette technique pour la ramener au pays puis en organiser le commerce avec son mari.

La structure de la filière est celle qu'on retrouve dans beaucoup de commerces similaires, que ce soit la dentelle ici en Auvergne ou encore la broderie blanche dans les Vosges : un facteur de fabrique fait l'intermédiaire entre les brodeuses travaillant à domicile et les maisons de confection, souvent parisiennes. Il répartit les commandes entre ses ouvrières, leur distribue la matière et les modèles à broder puis les rémunère selon l'ouvrage rendu qu'il se charge d'expédier aux donneurs d'ordre.

Métier Madame Deruele métier de Madame Derue, fabriqué en 1930 par son mari

Cette organisation fonctionne si bien qu'au XXème siècle, rares sont les habitations de la région qui n'abritent pas au moins un métier à broder et ce qui était une activité annexe devient souvent le métier principal. Cinq cents grenadières s'emploient à exécuter des séries impressionnantes pour satisfaire à la commande publique et privée : l'uniforme du poilu de la guerre 1914-1918 est orné d'une grenade brodée à la main ainsi, tout au long du siècle, que celui des gendarmes. Les tenues des compagnies d'aviation portent l'insigne distinctif de chacune d'entre elle et il en est de même pour celles des préposés de la SNCF, des PTT ou d'EDF.

administrations

Mais à côté de ces séries qu'on en viendrait presque à considérer comme "ordinaires", on peut également admirer dans le musée des broderies uniques.

bicorne

Et bien sûr la broderie au fil d'or était aussi très employée pour les vêtements sacerdotaux dont la maison des Grenadières présente quelques très belles pièces. J'imagine cependant que dans ce cas-là, le travail était réalisé le plus souvent par les religieuses.

broderie religieuse

Ce n'est qu'à partir des années 80 que le métier se perd, avec la diminution des commandes et le changement du mode de vie. Les belles grenades brodées à la main sont remplacées par des broderies machine ou des insignes en plastique. Aujourd'hui les quelques grenadières encore à leur métier réalisent de très petites séries pour des demandes spéciales, ou encore des pièces uniques comme la tenue du dimanche des préfets ou les rameaux d'olivier sur l'habit des académiciens.

académicien

Un des matériaux essentiel de la broderie d'or est donc cette cannetille, fabriquée à partir d'un fil de cuivre argenté ou doré dont le titrage en métal précieux varie de 3 à 20 grammes par kilo. Après avoir été verni pour ralentir l'oxydation, le fil de métal est enroulé autour d'une broche par la machine à cannetiller et se transforme ainsi en une sorte de long tuyau creux et fluide, présenté en brins de un mètre.

cannetille

Les brodeuses utilisent également des paillettes de 2 à 8 millimètres de diamètre, le jaseron constitué d'un fil plat enroulé en spirale qui se travaille en couchure et le filé d'or ou d'argent, un fil plat également mais qui lui sera passé dans le chas de l'aiguille pour être brodé directement.

paillettes jaseron filé

Le travail de la cannetille lui-même est tout à fait particulier : le dessin est poncé sur la toile à travers un calque piqué, puis des formes de cartons sont appliquées sur les parties qui demandent à être mises en relief. La brodeuse découpe des tronçons de cannetille à la longueur nécessaire puis va appliquer chacun de ces morceaux en biais sur le tracé à l'aide d'un fil de coton, en passant l'aiguille à l'intérieur du tube de cannetille qui se retrouve ainsi plaqué contre la toile ou le carton. Sur ce motif partiellement exécuté, on voit bien la progression du travail et la façon dont les tronçons de cannetille recouvrent peu à peu le motif.

Maison des grenadièresPhoto : Maison des Grenadières

Admirez aussi la dextérité du travail en regardant cette vidéo. Ça, c'est le travail des pros ! Maintenant... tadam... voilà la pauvre chose que j'ai obtenue en faisant un premier essai à l'atelier. Vous le croirez ou pas, je me suis régalée et je suis très contente de ma fleurette ;-) En vrai, je sais que c'est bien moche, mais j'étais fière quand même et c'était juste ce qu'il me fallait pour avoir envie de revenir passer quelques jours à Cervières pour un vrai apprentissage.

ma cannetille

De toute manière, je n'ai pas le choix, car de retour à la maison, en fouillant dans le tiroir adéquat... je me suis rendue compte que j'avais déjà tout ce qu'il fallait pour m'y mettre, y compris les alphabets de carton et les morceaux d'agneau pour les chasubles ;-)

stock

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04 septembre 2014

Rentrée... sortie !

Ça c'est passé comme ça pour vos petits ? Bien sagement alignés en rang par trois -;)

Ecole de filles Argenteuil

Seulement moi, la rentrée, ça m'a toujours donné des envies de m'échapper ;-) Alors c'est dit, à partir d'aujourd'hui, je me mets en vacances jusqu'à la fin du mois. A bientôt !

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31 août 2014

Vos commentaires

Voilà un billet que j'ai en tête depuis quelques temps, mais je ne savais pas trop comment vous le dire : la manière la plus simple et la plus directe sera probablement la meilleure.

Alors tout simplement : merci pour vos passages ici, votre lecture attentive, vos commentaires toujours bienveillants. Ce blog est devenu, bien plus que je ne l'avais anticipé, mon royaume sur la toile. Grâce à lui, je me livre à une des activités que je préfère : farfouiller à droite et à gauche à la recherche de documentation, mettre en valeur chacun des objets qui composent mes collections, voyager dans l'histoire des petites fées de l'aiguille qui nous ont précédées, repérer ce qui, dans les tendances d'aujourd'hui, en renouvelle l'expression.

L'idée voletait certainement dans mes pensées depuis longtemps mais quand j'ai finalement ouvert cet espace, ce fut sur un coup de tête. En individualiste assumée, j'imaginais sincèrement ne le faire que pour moi et qu'être lue serait sans importance. J'avais tort : chercher de l'information et rédiger chaque billet est un vrai plaisir de solitaire mais les savoir lus, voilà la justification de ma petite marotte et ce qui me pousse en avant.

Bon… finalement ce n'est pas si simple ni direct que ça, je m'embrouille toute seule en voulant faire de la littérature ;-) Il me reste donc à vous dire que la seule chose qui me chagrine, c'est de ne pas vous faire signe, ou bien trop rarement, lorsque vous laissez un petit mot ici. Le rythme de publication bihebdomadaire que je me suis fixé pour déjouer ma propension à la paresse correspond à peu près au temps que je souhaite réserver au blog, alors il arrive toujours un moment où un choix s'impose. Je fais celui de le consacrer plutôt à l'écriture des billets qu'à la réponse aux commentaires, en me disant que ce sera au profit de tout le monde.

J'espère avoir raison sur ce point. N'empêche, ça me chagrine ;-) Car chacun de vos commentaires est important pour moi, il me touche ou me fait rire, mais dans tous les cas, il m'aide à deviner qui se trouve de l'autre côté de l'écran. Je m'en tire donc très lâchement avec le billet d'aujourd'hui qui sera à double détente. Pour toutes, je vous livre cette image qui résume ma pensée.

 

calling card Merci

Et comme ce soir j'aurai à disposition une toute petite main très innocente, je lui ferai choisir un commentaire parmi ceux que vous m'avez laissés ces trois derniers mois, ce qui me permettra de remercier plus spécialement l'une d'entre vous désignée par le hasard. Je ne suis pas encore fixée sur le bricolage, mais ce sera peut-être une bougie personnalisée à son initiale ?

Edit : Mémé M, c'est votre commentaire du 2 août dernier qui est sorti du chapeau ... le temps de récupérer votre adresse et je fais mon envoi -;)

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28 août 2014

Épingles à poulet

La petite cochonnerie qui encombre la cuisine pour une plus-value voisine de zéro ;-) Son argument de vente : plus de couture, vous sortez la volaille du four et il suffit de retirer les aiguilles ; "Facile, rapide, soigné, hygiénique". En vrai, on doit pas mal se brûler les mimines, avec cette affaire-là... et en prime, il faut encore les nettoyer après la cuisson !

Poultry lacer recto

Poultry lacer verso

Sans compter que brider un poulet avec une bonne vieille aiguille à matelas et de la ficelle, ce n'est pas la mer à boire. Ceci dit, je me moque, mais Monsieur Wallmart en vend encore, du poultry lacer, alors c'est peut-être réellement le progrès du siècle. Seulement il n'y a plus la merveilleuse présentation qui fait tout le chic (et l'unique intérêt ?) de l'objet...

La maison, ne reculant devant aucun sacrifice, vous offre en prime une délicieuse recette ;-)

Poultry lacer recette

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