Ouvrages de Dames

01 février 2015

2015, jolie, jolie, jolie...

Et encore un mois qui a filé à toute vitesse ! Celui des mots doux apportés chaque jour par le facteur, des enveloppes ouvertes avec fébrilité, des jolies surprises émergeant du papier froissé... ce mois-là, je voudrais qu'il ne finisse jamais ;-) Alors, après la couronne d'Élisa, voici la rétrospective des cartes faites main que j'ai reçues cette année, juste pour m'aider à patienter jusqu'au prochain janvier.

Voeux 2015-1

La ribambelle d'Annie, ma complice de l'Avent ; la carte ornée de dentelle brodée par Anna ; le coeur aux points spéciaux brodé par Marie-Thé en souvenir d'un bon week-end à Noizay ; le joli clip bricolé par Séverine sur... une ancienne pince à mise en plis, la bonne idée !

Voeux 2015-2

Le tableau brodé chaque année par Catherine, inspiré cette fois-ci par le peintre hollandais Wobbe Alkema ; la carte dépliante vintage de Marie-Christine ; le Noël ancien orné de dentelle de papier par Marie-Noëlle.

Voeux 2015-3

Les jolis papiers scrappés de Christine ; la mini-boîte en kit de Yuko ; la tartelette aux bonbons roses et chantilly de dentelle de Nicole ; la délicate carte à dentelle brodée à tout petits points par Sylvie.

Voeux 2015-4

Pour noter toutes mes idées de l'année... le carnet au point de tige parfait de Marie-Françoise ; le pot à boutons anciens de Marcelle accompagnant son livre passionnant ; le coussinnet au coeur brodé par Françoise, qui a déjà trouvé sa poignée de porte ; la jolie carte au sapin positif/négatif de Michèle.

Voeux 2015-5

La carte scrappée par Sandra ; les étoiles découpées de Martine ; le bijou de sac et les jolis pliages de Lyne, venus de l'autre côté de l'Atlantique ; la préciosité de la carte sortie des mains de Véronique.

Voeux 2015-6

Les découpages tout en sérénité de Maryvonne avec ses mandalas ; tout en lumière de Sylvie avec ce photophore découpé, un modèle de Lisele ; tout en volutes de Pierrette.

Voeux 2015-7

L'origami brodé d'Yvonne ; la toute douce étoile tricotée d'Odile ; le pique-aiguille petit Chaperon Rouge de Mimi.

Voeux 2015-8

Et pour terminer, les deux cartes de mes complices dijonnettes, Babeth et Brigitte. Ce que je ne peux pas vous montrer : les bredele de Denise... avalés depuis longtemps, impossible de résister ;-)

C'était le tour des cartes concotées à la maison, parmi lesquelles il y a de si jolies idées à prendre. Tout au long de l'année, vous aurez aussi certainement l'occasion de voir les jolies vieilleries reçues en ce début d'année, après en avoir déjà eu un petit aperçu ici.

Mais quelle que soit leur origine, à vous toutes qui avez rempli ma boîte aux lettres d'heureux présages et de doux mots, merci !

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28 janvier 2015

Sajou : de Sens à Paris

L'histoire de Jacques Simon Sajou est singulière pour nous autres brodeuses mais à l'aune du XIXème siècle, elle se confond avec celle de beaucoup de ses contemporains. C'est le parcours d'un jeune provincial gagnant la capitale pour y faire la démonstration de son esprit d'entreprise. Il s'inscrit ainsi dans un mouvement particulièrement prononcé au début de ce siècle aventureux : en quarante ans à peine, de 1800 à 1840, la population de Paris sera tout bonnement multipliée par deux, pour atteindre le million d'habitants.

Louis Claude Mallebranche - vue de ParisLouis Claude Mallebranche (1790-1838) Vue de Paris

C'est aussi l'histoire d'une intégration rondement menée puisque Jacques Simon fera rapidement partie des notables parisiens. Mais il faut commencer par le début...

Perpétuant la tradition familiale, Jean Simon Sajou exerce comme marchand parfumeur et perruquier, dans la bonne ville de Sens où sa famille a ses racines depuis longtemps. En 1803, il épouse en secondes noces Marie Madeleine Bissey, elle-même issue d'une famille de chapeliers établis à Sens.

Signature Bissey SajouJolies signatures, à un moment où la société française est encore peu alphabétisée.
On mettra le pâté sur le compte de l'émotion ;-) - Source Archives de l'Yonne

Le petit Jacques Simon voit donc le jour dans un environnement familial tout consacré à l'univers de la frivolité, dont la Révolution n'aura pas réussi à faire passer le goût à la bonne société française. Il naît le 25 mai 1805 ou plutôt... le 5 prairial an 13, car le nom des mois est encore pour quelques temps le reflet des saisons qui passent.

Vendemiaire à Ventose
Germinal à FructidorLouis Lafitte (1770-1828) Calendrier républicain

Napoléon vient d'être sacré empereur et met en mouvement sa Grande Armée vers l'Autriche. S'ensuit une période de mutations profondes dans la société française. Pour un jeune provincial plein d'idées, c'est l'époque rêvée pour montrer de quoi il est capable et Paris est la ville idéale pour le faire.

Jacques Simon Sajou y épouse en 1840 Astasie Granger, une nièce du peintre Jean Pierre Granger qui a sa petite notoriété à l'époque. Avec toute la discrétion à laquelle étaient tenues les épouses, mais avec beaucoup de constance et d'efficacité, elle secondera son mari tout au long de sa carrière. 1840 est également une année charnière dans la vie professionnelle de Sajou car, même s'il travaillait à perfectionner ses méthodes depuis quelques temps, c'est celle où il commence à faire connaître ses publications ; c'est en tout cas cette année-là qu'un de ses smodèles de broderie fait son apparition dans la Bibliographie de France.

Bibliographie de la France 1840source Gallica

Il restera quelques années encore dans le Marais, avant de s'installer pour une courte période sur l'île de la Cité, rue de la Barillerie. Puis il reviendra finalement dans le carré d'or de la mercerie, en établissant définitivement sa maison de commerce rue Rambuteau, à partir de 1847.

Avant lui, d'autres éditeurs en France s'étaient déjà piqués de présenter à la vente des modèles de broderie mais sans toutefois se spécialiser dans ce domaine. La véritable originalité de Jacques Simon Sajou sera de se consacrer entièrement à l'univers des ouvrages de dames, pour l'investir dans tous ses aspects. Il n'hésite pas d'ailleurs à se définir lui-même comme "à la fois inventeur, fabricant, marchand et journaliste", chacune de ces activités permettant bien sûr d'enrichir les autres.

Il développe donc son affaire avec une opiniâtreté remarquable. Il n'en oublie pas pour autant de s'investir dans la vie de la cité. Il sert comme capitaine à la Garde Nationale de Paris, ce pour quoi il sera fait chevalier de la légion d'honneur en 1848. Fin 1859, il est nommé adjoint au maire du XIIIème arrondissement où se situe sa fabrique de la rue des Anglaises. Vous imaginez ? Être une brodeuse et se faire marier par Jacques Simon Sajou ;-)

Acte de mariage extraitSource Archives de Paris

Celui-là est d'ailleurs un des derniers mariages qu'il célèbre. En cette année 1864, Sajou a 59 ans et il se désengage de ses affaires. Il démissionne de ses fonctions à la mairie au début de l'année. Puis dans les mois qui suivent, il passe le relais de sa maison de commerce à Claude Marie Cabin,  qui est son beau-frère pour avoir épousé en 1852 Maria Charlotte, la soeur d'Astasie.

Sajou se consacre désormais à des actions philanthropiques et à la promotion de ce qui lui a tenu a coeur pendant toute sa vie professionnelle. Il le fait notamment en continuant son action à l'Union Centrale des Beaux-Arts Appliqués à l'Industrie, créée en 1863, et dont il est l'un des membres fondateurs.

Astasie décède en 1875, laissant veuf Jacques Simon Sajou qui lui survivra sept ans ans avant de mourir à son tour, le 31 août 1882. Mais je ne veux pas terminer cette histoire-là sans vous laisser avec un portrait de notre héros. J'ai miraculeusement identifié ce tirage sur papier albuminé dans un curieux petit fascicule que je parcourais à la recherche de tout autre chose !

Photo Sajou
Jacques Simon Sajou - source
Gallica

J'ai tenté de retracer de parcours de Jacques Simon Sajou en utilisant tout simplement les archives publiques librement accessibles en ligne, dans lesquelles c'est toujours un bonheur de farfouiller. Cependant, sauf à les interpréter au-delà de ce qu'elles révèlent -au risque de romancer abusivement la réalité- elles laissent toujours subsister des zones d'ombre. Je fais donc appel à vous qui avez peut-être des sources privilégiées.

Je m'interroge par exemple sur la trajectoire qui a mené Sajou de Sens à Paris : initiative individuelle d'un jeune homme ambitieux ou départ de l'ensemble de la famille pour une nouvelle vie ? Car en 1820, les parents eux-mêmes ne sont plus recensés sur la ville de Sens, ils n'y sont pas décédés et je trouve en revanche la trace du décès de la maman à Paris en 1855. Il me semble d'ailleurs qu'une diaspora familiale était bien implantée dans la capitale dès le 18ème siècle, puisqu'on y trouve déjà des Sajou et même dans la profession de perruquier. Mais malheureusement, l'état civil parisien antérieur à 1860 a disparu dans les incendies de la Commune et les reconstitutions très partielles disponibles en ligne ne me permettent pas de confirmer ou d'infirmer l'une de ces hypothèses.

Mystère aussi sur ce qui l'aurait poussé à se retirer de ses affaires en 1865, à un âge pas si avancé que ça finalement, surtout pour un entrepreneur. Le couple a certes connu des drames, je pense notamment à leur petite Marie Ernestine Camille, décédée en 1848 à l'âge de trois ans. Mais sur la décennie 1860, je ne suis pas parvenue à identifier un tel accident de vie. Mon optimiste me pousse à rêver qu'ils ont tous les deux simplement voulu profiter de la vie au cours d'une retraite bien méritée... mais je ne suis pas persuadée que c'était bien dans les concepts et les aspirations de l'époque ;-)

Bref, l'enquête reste à mener, l'histoire à écrire. J'espère que j'aurai l'occasion de pousser plus loin en allant aux "vraies" Archives à l'occasion d'un voyage à Paris ou peut-être, donc, que l'une de vous aura des pistes !

Malgré tout, ma maraude dans les vieux papiers m'a permis de glaner bien d'autres informations sur les activités multiples de Jacques Simon Sajou comme "inventeur, fabricant, marchand et journaliste", alors... la suite dans de prochains épisodes ;-)

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25 janvier 2015

1905-2015

Tous mes voeux de cette année doivent être arrivés... en tout cas, ils sont partis depuis un moment. Pour des raisons diverses et variées, je n'ai pas été saisie par l'inspiration au moment où il le fallait, c'est maintenant que les idées se bousculent, comme c'est malin ! J'ai drôlement intérêt à les stocker dans un coin de ma tête si je ne veux pas à nouveau me retrouver au pied du mur dans quelques mois ;-)

Bref, je me suis réfugiée dans la valeur sure en fouillant à nouveau dans la boîte aux images, d'où j'ai sorti un calendrier peint pour l'année 1905 par Maud Humphrey.

Calendrier 1905

Maud Humphrey ? Mais oui ! En plus d'être une illustratrice fort douée, c'est aussi la maman de de l'inoubliable Sam Spade, le ténébreux beau gosse du Faucon Maltais ;-)

Signature Maud Humphrey

En tout cas, cette année, elle m'a sauvé la mise. Comme le calendrier original est bien grand, ça a été facile d'avoir un bon scan pour pouvoir trafiquer les mois et les adapter à 2015. Un peu de bristol gris brodé en bleu marine, la perforatrice à dentelle magique et le tour était joué !

Voeux 2015-1

Voeux 2015-2

Voeux 2015-3Pour les abonnées aux billets du blog, une newsletter part dans la journée sur votre messagerie avec les six vues du calendrier à imprimer dans la taille que j'ai utilisée pour ma carte.

Calendrier Maud Humphrey

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22 janvier 2015

Devinez...

... avec qui je vis en ce moment ?

signature Sajou

Je compulse des dizaines de publications, je dépouille méthodiquement des registres plus ou moins lisibles, je traque l'information de bas de page. Je trouve ou je ne trouve pas ce que je cherche. Parfois après des heures qui me semblent perdues, je tombe tout à coup sur une pépite...

Et au détour de tous ces vieux papiers, il m'arrive de croiser une bronzeuse, une piqueuse de bottines, une liseuse de dessins, une ouvrière en boutons, une coulisseuse, une garnisseuse sur cristaux, une bordeuse de souliers, une découpeuse d'étiquettes, un fabricant de papier de fantaisie, une passementière ou une coloriste en cachemire... Alors même si ça ne me sert à rien pour ma petite affaire, j'ai l'impression qu'un sourire venu du passé se penche sur mes recherches, et c'est reparti pour un tour !

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17 janvier 2015

Mon Bon Marché à moi

Bon Marché comptoir

C'est celui du comptoir des Ouvrages de Dames, bien sûr ;-) Et c'est celui de ce joli dépliant que Josette, la découvreuse de merveilles, m'a fait parvenir avec ses voeux de cette année. Il prolonge si bien mon dernier billet, ce bel échantillonneur daté tout pile de 1900 !

Bon Marché recto

Bon Marché verso

Admirez le choix proposé pour les croquets à pied, les doubles... et même les triples, un véritable rêve de bricoleuse. Mais zut... où ai-je mis le bon de commande ?

Bon Marché croquets

N'oubliez pas le documentaire sur Public Sénat, je ne vous mets pas les horaires en direct, ça change tout le temps ! Mais les rediffusions sont prolongées, visiblement, alors profitez-en, surtout;-)

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14 janvier 2015

Au Bonheur des Dames

Ciel, me transformerais-je en gazette des programmes ? C'est le hasard mais après les Savanturiers sur France Inter la semaine dernière (j'espère que vous avez aimé), je dois vous signaler aujourd'hui un passionnant documentaire rediffusé sur Public Sénat ces jours-ci. Et si je le fais sans attendre, c'est qu'il vous reste des sessions de rattrapage notamment le week-end prochain.

Ce documentaire, c'est Au Bonheur des Dames. Il a pour ambition de décortiquer l'invention du grand magasin et ce qu'elle a révolutionné dans les modes de vie. Il s'appuie principalement sur l'expérience d'Aristide Boucicaut et de son Bon Marché dont s'est également inspiré Zola pour son roman.

Au Bonheur des DamesPublicité pour la prépublication dans Gil Blas - Le manuscrit de Zola
Source Gallica

Illustré par une iconographie variée, le film démonte les ressorts implacables de la consommation de masse que des pionniers comme Boucicaut ont littéralement inventés et rationalisés à grande échelle : organiser un espace susceptible de garder la clientèle captive, rendre désirables des objets dont elle pourrait parfaitement se passer, faire de l'acte d'achat une expérience se suffisant à elle-même, tout mettre en œuvre pour que se renouvelle à l'infini l'impérieux besoin de consommer... Bah dites donc, ça ne resterait pas un peu d'actualité, cette filouterie-là ?

Bon Marché rue du BacLe Bon Marché représenté au verso des chromos publicitaires
Collection personnelle

Mais bien au-delà d'une révolution dans le commerce, l'avènement du grand magasin a participé à sa manière à l'évolution de la condition féminine. Avec le Bon Marché, les bourgeoises aisées qui constituent dans un premier temps son cœur de cible découvrent une occasion de sortir de chez elles… autrement que pour fréquenter l'église. Les jeunes filles modestes y trouvent comme vendeuses une voie de promotion sociale et, pour les plus entreprenantes, la possibilité de développer ensuite leur propre petit commerce : 583 magasins ont été créés en France sous l'enseigne Au Bon Marché, souvent à l'initiative d'anciennes employées du grand magasin parisien.

Enseignes Au Bon Marché"Au Bon Marché" partout en France
Cartes postales Delcampe

Les techniques commerciales modernes, qui nous semblent tellement banales aujourd'hui, sont peaufinées et expérimentées par Aristide Boucicaut en cette fin de XIXème siècle : évènements récurrents comme les étrennes, le mois du blanc ou les soldes, vente par correspondance, collections saisonnières de prêt-à-porter, utilisation des enfants pour appâter les mamans...

Etrennes 1911Affiche publicitaire pour les étrennes 1911
Source Gallica

Du coup le documentaire fourmille d'anecdotes sur nos petites collections. Par exemple ces carnets d'échantillons de tissus si recherchés : imaginez-vous que le Bon Marché a employé jusqu'à cent cinquante jeunes filles rien qu'au découpage et au façonnage de ces petits dépliants ?

Bon Marché Echantillons

Bon Marché Echantillon
Carnets d'échantillons du Bon Marché

Collection personnelle

Et les séries de chromos dont certaines ont été imprimées jusqu'à quarante mille exemplaires : pour entretenir le suspens, Boucicaut avait imaginé distribuer une nouvelle image tous les jeudis, si bien que les mioches tannaient leur mère pour venir au magasin chaque semaine afin de compléter leur série. Gros malin, va...

Bon Marché chromosImages pour enfants sages
Collection personnelle

Et encore les catalogues de vente par correspondance, distribués dans le monde entier pour venir débusquer la clientèle jusque chez elle. Six millions de catalogues pouvaient partir dans l'année, ce qui supposait une organisation étourdissante pour gérer les commandes !

Bon Marché cataloguesCatalogues de mercerie, de blanc, d'articles de jardins, de vêtements de communion...
Collection personnelle

Ça donne envie de reprendre Zola et Au Bonheur des Dames. Dès les premières pages, je me suis fait la réflexion que j'avais oublié à quel point c'était plaisant à lire et comme chaque phrase faisait naître un flot d'images. Du cinéma avant le cinéma... Pour aller plus loin, le dossier préparatoire de Zola est en brut sur Gallica et en décrypté sur cette exposition de la BnF. Et puis sur Gallica toujours, le règlement général du Bon Marché évoqué dans le documentaire.

En bonus final, je vous laisse avec une trace touchante de l'œuvre d'Aristide Boucicaut dans la vie de nos ancêtres proches : quand notre grand-mère préparait sa commande au Bon Marché

Bon Marché commande 1936Un catalogue de 1936, ses dépliants et ses notes
Collection personnelle

Le Bon Marché, c'est mon grand magasin parisien préféré car je trouve qu'il a su se moderniser sans perdre tout à fait son ADN Boucicaut. Et vous ?

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10 janvier 2015

Bonnet des villes

C'est comme ça, moi le froid, ça me déclenche ! Et après avoir tricoté des tas de mitaines, de châles et d'écharpes, j'ai dû me rendre à l'évidence : je n'avais pas de bonnet. Il paraît pourtant que toute la chaleur du corps se sauve par le haut de la tête, si c'est pas malheureux ;-) J'ai donc remédié à ce grave problème avec un modèle très agréable à tricoter trouvé chez DROPS Design.

bonnet bleu 1

Pour accentuer le petit air sophistiqué de sa forme béret, j'ai ajouté en finition un bouton recouvert de laine dans une couleur contrastée, très facilement réalisé en suivant les indications de Kate Davies.

bonnet bleu 2

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07 janvier 2015

Couronne mercière

En garnissant ma box de septembre de galons de lin, je pensais bien qu'Élisa saurait en faire quelque chose, mais je ne me doutais pas que j'en verrai si directement le résultat ;-) C'est pourtant ce qui vient de m'arriver dans l'enveloppe des voeux, où la jolie carte a laissé échapper cette couronne précieuse.

couronne mercière

Pour vous donner une idée de l'échelle qu'il est difficile d'appréhender sur les photos, elle mesure 11 centimètres de diamètre. La petite bobine fait juste 1 centimètre de haut.

Un couronne qui aura tout à fait sa place à la porte de l'atelier... pour le moment, plutôt un bureau en bazar :-( Merci, ma chère Élisa !

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04 janvier 2015

L'art de la couleur extraite de la nature

Peut-être n'étiez-vous pas à l'écoute de la radio hier soir mais c'est un des grands plaisirs d'Internet que de pouvoir profiter d'une session de rattrapage ;-) Je ne saurais donc trop vous engager à aller réécouter l'émission des Savanturiers diffusée sur France Inter et qui donnait la parole à Dominique Cardon.

C'est une spécialiste à la fois pointue et pragmatique, technique et passionnée qui sait très bien communiquer sur son sujet de prédilection. Historienne des textiles et des teintures naturelles, elle pratique une archéologie vivante et expérimentale qui la conduit à reconstituer et à tester toutes les méthodes qu'elle recueille autour du monde. Les couleurs dont elle se vêt ont nom fleur de pêcher, poil de lion, sanguine ou fleur d'ancolie.

Photo Le Monde
photo Frédérique Jouval pour Le Monde

Enracinée dans son jardin cévenol où elle cultive les plantes tinctoriales qu'elle utilise pour ses recherches, Dominique Cardon parcourt le monde pour apporter son expertise des tissus anciens sur les sites de fouilles les plus renommés. Elle étudie ainsi les textiles de l'âge du bronze au Xinjiang dans le désert du Taklamakan, ceux du néolithique sur les rives du lac de Paladru en Dauphiné ou encore en Egypte ceux de l'époque romaine. Au Groenland, elle fait redécouvrir à des étudiants locaux les procédés qu'utilisaient les inuits et les colons scandinaves pour donner couleurs à leur costumes.

Sa passion est née en Irlande où elle a appris à tisser à bras de belles matières comme la soie ou l'alpaga, dans ce pays où les artisans produisent des tweeds uniques teints avec des lichens. Elle raconte avoir éprouvé un véritable choc au Pérou en découvrant les textiles précolombiens teints avec des colorants naturels comme l'indigo ou la cochenille, selon des recettes encore utilisées aujourd'hui.

Dominique Cardon est une collectionneuse de couleurs, ce qui lui a également valu de travailler pour la haute couture, notamment la maison Chanel à laquelle elle a fourni des tweeds luxueux teints dans une cinquantaine de nuances de roux ensoleillés.

Mais un de ses soucis essentiels est de maintenir la chaîne de la transmission et c'est pourquoi elle collationne des centaines de recettes de teintures naturelles pour les sauver de la disparition. Elle les recueille auprès de ses collègues archéologues, anthropologues, chimistes ou paléobotanistes, mais surtout auprès des teinturiers traditionnels souvent fort âgés et dont le savoir court un grand risque de se perdre.

Allez l'écouter expliquer tous les éléments qu'elle doit étudier avant de publier un textile, raconter ses découvertes et ses expérimentations, vous ne le regretterez pas. Ah ! le gant de Saint-Fulcran !

Quant à moi, je crois que je sais quoi faire de certain chèque-cadeau à la FNAC que je conservais depuis l'été dernier ;-)

le monde des teintures naturelles

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01 janvier 2015

Tout doucement

Bonne année

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