Ouvrages de Dames

02 septembre 2015

Voulez-vous zigzaguer ?

Nous devons un nouveau merci à Christy qui m'a gentiment autorisée à vous donner la traduction en français de sa belle écharpe, tricotée dans le style d'un grand designer italien ;-)

Pour la laine, il vous faut quatre pelotes de la qualité Mille Colori Baby de Lang Yarns : deux dans un premier coloris, deux dans un second.

zickzack ChristyLes couleurs de Christy : 51 et 52

zickzack OdileLes couleurs d'Odile : 07 et 54

zickzack SylvaineMes couleurs : 39 et 75

On tricote toujours en mailles endroit, pour un résultat en point mousse. Et on répète toujours le même rang, que l'on se trouve sur l'endroit ou sur l'envers du travail : [5 mailles endroit, 2 mailles ensemble, 4 mailles endroit, doubler la maille suivante en la tricotant dans le brin avant puis dans le brin arrière] 8 fois.

Monter 96 mailles avec la couleur n°1, tricoter deux rangs avec cette couleur, puis deux rangs avec la couleur n°2, puis deux rangs avec la couleur n°1, etc. Tricoter ainsi en alternant les couleurs tous les deux rangs jusqu'à épuisement de la laine puis arrêter.

Si vous hésitez sur la manière de doubler la maille (le fameux kfb anglais), vous avez une explication en images dans cette vidéo, par exemple.

Et puis l'anglais du tricot, c'est vraiment accessible ! Vous pouvez retrouver tous les termes dans ce très bon lexique sur In the loop.

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30 août 2015

L'hiver viendra

Et alors là, même pas peur, je suis au taquet ! Grâce à Odile et son inépuisable talent à dénicher des modèles originaux, j'ai eu un petit coup de coeur pour une jolie écharpe en zig-zag, proposée par Christy Kamm sur Ravelry. Le temps de réfléchir aux tons d'automne dans lesquels je voulais la réaliser et de commander la laine, j'avais mes aiguilles en mains.

Echarpe zig-zag

Elle ne présente aucune difficulté de réalisation, c'est du point mousse tout du long avec juste des mailles ensemble et des augmentations très répétitives. Tout l'effet repose en réalité sur le choix de la laine : c'est un fil changeant et, de plus, on travaille sur deux teintes différentes qu'on intervertit tous les deux rangs. Voilà pourquoi on se retrouve immanquablement avec cet effet de zig-zag bien prononcé.

Echarpe Zig-zag en cours

Je l'ai tricotée dans la laine préconisée par Christy, la Lang Yarns Mille Colori Baby trouvée chez Luce. Comme je voulais une écharpe bien longue pour faire plusieurs fois le tour du cou, j'ai utilisé deux fois plus de laine, huit pelotes au lieu de quatre. Après avoir prélevé de quoi me faire une paire de mitaines assorties, je me retrouve au final avec une écharpe de 2,40 mètres : but atteint ;-)

Echarpe et mitaines

Odile, tu avais raison, le plus compliqué, c'est de choisir sa gamme de tons. Pour moi : 39 et 75 pour être dans les teintes automnales que je voulais obtenir. Tous les deux rangs, la surprise d'une nouvelle association de couleurs naît sous les aiguilles. C'est attrayant et on ne s'ennuie jamais.

Merci Christy pour ce joli modèle !

Edit du soir : Bon... j'ai demandé à Christy l'autorisation pour vous mettre la traduction sur le blog, j'attends sa réponse. Mais franchement ! Vous allez avoir honte quand vous allez voir comme c'est simple ;-)

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26 août 2015

Soie et dynamite = danger

Je ne résiste pas à l'envie de partager ce curieux télescopage, trouvé en cherchant autre chose (Oh ! ça va, hein, je suis bizarre mais pas à ce point-là... bien sûr que je ne cherchais pas "soie + dynamite" !). De l'intérêt de la sérendipité aussi dans les archives anciennes... Toujours est-il qu'en tournant les pages d'une délibération prise par le conseil général de l'Oise en août 1882, je tombe sur ça :

Dynamite et soie
source : Gallica

Remarquez, il se trouve que, toujours par hasard, ça m'arrange un peu : j'ai deux aïeux qui, au XIXème siècle, étaient mécaniciens à la compagnie du Nord et justement basés dans l'Oise. S'ils étaient partis en fumée à cause des cordonnets de soie, je ne serais peut-être pas là pour railler la prose pondue par les conseillers généraux de ce beau département ;-)

Il ne restait plus qu'à trouver ce fameux arrêté pour vous rassurer (n'est-ce pas que vous étiez inquiètes ?) : la dynamite était classée en première catégorie de danger, et "les cordonnets de soie teints en noir" (sic) en troisième seulement. Moyennant quoi ils devaient être "parfaitement lacés et complètement desséchés (...), emballés par paquets de 10 kilog. au maximum, dans des caisses à claire-voie" elles-mêmes placées dans des wagons bâchés.

Quel luxe de précisions sécuritaires… pour des écheveaux de soie !

Emballage des cordonnets
source : Internet Archive

Oui, je veux bien l'admettre, j'ai l'esprit d'escalier… et avec tout ça je n'ai toujours pas trouvé ce que je cherchais. En réalité je partais à la pêche aux renseignements sur une manufacture de soies établie à Chambly au XIXème siècle, et notamment sur sa marque de fabrique. Car j'ai encore une belle boîte à vous montrer... Est-ce que l'une d'entre vous a déjà entendu parler de cet établissement ?

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23 août 2015

Dans ma boîte, il y a un pont en X

Oui, je vous assure, j'en ai des trucs bizarres, dans mes boîtes… mais un pont en X, je ne savais même pas que ça existait !

Et pourtant, il y en eut bien un, en plein cœur de la ville du Mans. Il fut construit en 1898 au-dessus de la Sarthe, à l'initiative de l'ingénieur des Ponts-et-Chaussées, Louis Harel de la Noë.

pont en X 1

La première de ses branches permettait le passage du tramway départemental à vapeur et la seconde était réservée aux tramways urbains. Il jouxtait le pont Yssoir qui se retrouvait ainsi tout disponible pour les piétons et les premiers véhicules motorisés.

pont en X 2

Demeuré unique dans sa conception, le pont en X du Mans fut fort malheureusement dynamité juste avant la libération de la ville en 1944. Moins de cinquante ans… c'est court pour une vie de pont ! Mais pendant toute sa brève existence, il fut une célébrité dans son genre, et le symbole de l'innovation industrielle en laquelle croyait si fort le XXème siècle naissant. Les dizaines de cartes postales différentes qui montrent cette gloire locale sous tous les angles sont là pour en témoigner.

pont en X 3

En témoigne aussi ma boîte, donc. Vous imaginez bien que nos filateurs, toujours à l'affut d'une originalité pour baptiser une nouvelle marque, ne pouvaient pas laisser échapper si belle occasion ! Comme souvent, ma boîte ne paye pas de mine à l'extérieur, tout l'intérêt se niche à l'intérieur de son couvercle.

boite pont en X

Si vous examinez bien les cartes postales, vous constaterez que l'artiste a plutôt respecté fidèlement la réalité du site sur sa gravure, jusqu'à l'hôtel du Tunnel aujourd'hui disparu…

étiquette pont en X

Tout ceci a malgré tout un furieux air d'usine à gaz, mais ne riez pas trop, les Parisiennes, car vous y avez échappé de peu. Figurez-vous qu'Eugène Hénard, ci-devant urbaniste sévissant dans la capitale et glorieux inventeur des ronds-points (!), avait imaginé lui aussi son pont en X. Il devait franchir la Seine dans la continuité de la rue de Rennes, à l'époque où l'on envisageait de la prolonger jusqu'au quai de Conti.

Pont en X sur la Seine

Mais ce pont-là n'a jamais vu le jour, pas plus que le prolongement de la rue de Rennes, d'ailleurs. Vous êtes déjà bien assez punies avec le rond-point de l'Arc de Triomphe ;-)

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20 août 2015

Trois petites robes

Voici trois charmantes robes d'été, où les plus coquettes des petites filles trouveront très certainement le modèle de leurs rêves, car elles sont de genres bien différents mais toutes plus jolies les unes que les autres.

La première est en crêpe marocain de laine, ou toile de soie blanche, selon le degré de l'élégance désirée. La petite robe, froncée à l'encolure, est bordée au cou et aux emmanchures d'un petit biais roulé vert jade formant petite cravate. Ce charmant modèle peut être réalisé en plus simple encore, en l'interprétant en crêpe de coton ou en batiste filetée de deux tons.

A côté, très pratique et seyante robe de toile rose, garnie de biais de toile bleu nattier. Ce costume, très simple, deviendra très élégant réalisé en crêpe de Chine des mêmes tons mais sera, évidemment, beaucoup plus fragile. Le tussor, garni de cerise ou de vert jade, serait pratique puisque d'un nettoyage très facile.

La troisième robe, absolument charmante, est aussi très élégante. C'est un deux-pièces en drap léger citron ou bleu pâle. La robe droite, cerclée de deux galons, un noir et un blanc, est garnie d'applications de fleurs, découpées en taffetas ou en peau blanche, cernée de points en coton plat lustré M.F.A. noir. Cette robe sera charmante en vieux rose aussi, toujours relevée de blanc et de noir donnant un joli contraste, d'une note très élégante.

Suzanne Rivière
La Semaine de Suzette du 2 août 1928

Suzette trois petites robesJuste un clic sur l'image et vous la récupérerez dans une mailleure taille
pour l'utiliser dans vos bricolages ;-)

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16 août 2015

Encore un peu d'été...

Quelques jours seulement, pour le plaisir de broder au soleil ;-)

Je brode à la plage

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13 août 2015

Confitures cru 2015

Malgré un peu de retard à l'allumage, mon programme confituresque de cette année est en bonne voie d'aboutissement. Je n'ai pas été trop aventureuse pour le moment : j'en suis restée à des associations déjà testées, melon/ananas, abricots/amandes, avec cependant une petite incursion du côté de la vanille pour parfumer les brugnons. Ça c'était incontournable, vu le merveilleux produit qu'Annie nous a ramené de la Réunion il y a quelques mois.

Je passerai ces jours-ci au marché afin de faire ma provision d'herbes pour l'hiver et j'en profiterai pour compléter tout ça par le mélange pêches/verveine.

confitures 2015

Les pots commençant à s'accumuler, il était temps de se préoccuper de l'étiquetage. J'ai abandonné cette année l'imagerie colorée des chromos pour tester la superbe cartonnette recyclée que nous propose Le Temps Apprivoisé,  dans toute une déclinaison de teintes joliment passées. Je craignais un peu les bouderies de mon imprimante car le matériau est épais, davantage  en tout cas que le bristol dont je la nourris habituellement. Elle m'a cependant fait la grâce de ne pas rechigner.

Confitures 2015 étiquettes

J'ai enfin trouvé le carton couleur kraft dont je rêvais ! Son épaisseur lui confère une belle rigidité, très appréciable justement pour ce type d'usage. J'ai fait provision également de belles teintes foncées mais à mon prochain passage à Sevrey, j'explorerai les autres couleurs propices à l'impression.

étiquettes confitures 2015

Avis aux abonnées : j'envoie aujourd'hui sur votre BAL la planche d'étiquettes qu'il vous suffira de personnaliser, après l'impression, avec vos parfums. Vous avez des associations originales à me suggérer ?

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09 août 2015

Alice Taverne ou le bonheur au musée

Pour une raison que je ne m'explique pas, je n'avais pas encore repéré le musée Alice Taverne, pourtant idéalement situé à Ambierle, sur mon parcours Dijon-Auvergne. Oubli réparé sur les bons conseils de Michèle, incollable sur les jolis lieux consacrés aux arts et traditions populaires. Je m'y suis donc arrêtée en remontant sur la Bourgogne la semaine dernière.

Alice Taverne
Alice Taverne en 1926

L'histoire de ce musée est singulière : née au début du XXème siècle, Alice Taverne partage avec son père une insatiable curiosité pour l'histoire et les coutumes locales. En sa compagnie, elle collecte avec rigueur les témoignages et les objets de la vie quotidienne forézienne. Après son décès, elle consacre toute son énergie et ses ressources à installer à Ambierle un musée ethnographique consacré à la vie rurale dans le Forez.

L'époque n'était pas encore à l'engouement pour les arts et traditions populaires et le travail d'Alice se heurte souvent à l'incompréhension. Elle laissera ses forces dans cette entreprise titanesque. Elle décède en 1969 mais son oeuvre est aujourd'hui maintenue de belle manière dans la maison qu'elle a fondée, distinguée par le label "Musée de France" depuis plus de trente ans.

Il me semble que cette histoire a façonné un parfait équilibre entre l'approche du passionné et celle du scientifique : tout est rigoureusement pensé pour être dans la vérité historique mais sans qu'un parcours scénographique aseptisé ne vienne rompre le charme de la promenade entre ces murs. Alice nous reçoit chez elle, à travers les étages et les différentes pièces de cette belle maison de maître où elle nous fait partager ses passions.

Au rez-de-chaussée par exemple, j'ai particulièrement aimé l'épicerie de village :

Epicerie

et aussi l'atelier de l'imprimeur ainsi que les vélocipèdes et l'amusant Vélocar des années trente.

Vélocipèdes

Au premier étage, chaque pièce ménage ses surprises. C'est frustrant de devoir choisir parmi l'exceptionnelle richesse des collections pour ne vous en montrer finalement qu'un tout petit échantillon !

Forcément, j'ai particulièrement craqué pour mes sujets de prédilection... par exemple chez la Nanette "qui était tailleuse à Saint-André" :

Chez la Nanette 1

Chez la Nanette 2

ou encore la salle des jouets :

Jeu de la lessive

Machines à coudre jouets

ou la pièce de la béate :

chez la béate

Il y a aussi le séjour bourgeois, la petite école, le cabinet du rebouteux, l'atelier de la modiste, du cordonnier et tant d'autres encore ! Et pourtant, à ce point de ma balade, je n'imaginais pas tout ce qui me restait à découvrir...

Car je n'avais pas encore abordé la salle des costumes. Je n'ai pour vous qu'un tout petit aperçu des merveilles qui y sont présentées, les vitres étant les ennemies de l'appareil-photo :

Nuancier

Cahier d'échantillons

Initiales et mouchoir brodé

La salle propose de superbes costumes retraçant les étapes de la vie, des marquoirs, des objets de charme comme de jolis livres de mariage ou des ouvrages perlés, enfin... tout ce que nous aimons;-)

(Énorme) cerise sur le gâteau, l'exposition temporaire de cette année est consacrée au thème de la lessive et c'est tout le grenier de la maison qui lui est consacré. Croyez-moi, ça fait de la place ! Assez pour présenter les carrosses et la vie du lavoir, l'évolution des machines à laver depuis les tout premiers modèles, les fers à repasser bien sûr et également toute une partie dédiée aux jouets sur ce thème.

J'y ai d'ailleurs trouvé des explications sur un certain Nec Plus Ultra avec lequel je partage mon espace vital et que je vous présenterai plus en détails un de ces jours ;-)

Lessive

Vous avez compris, je crois, que j'ai adoré ce musée Alice Taverne. Parce que sa visite est un bonheur, parce qu'il est impératif de soutenir cette initiative privée portée à bout de bras par des passionnés, n'hésitez pas à prendre la route d'Ambierle : je vous garantis que vous ne le regretterez pas ! En ce qui me concerne, les deux heures que j'y ai passées ne m'ont pas suffi pour tout voir alors j'ai bien l'intention d'y repasser dans quelques semaines... sur la route des vacances ;-)

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05 août 2015

Noir Napoléon III

Ce week-end, je me suis mise à la peinture. Je déteste ça : je peux prendre toutes les précautions du monde, je m'en colle plein les mains et ça me saoule. Mais je voulais un bureau en deux tons noir/naturel, il y avait peu de chance que je trouve en standard ce que j'avais dans l'idée. Et comme je suis têtue...

J'ai donc acheté une table en bois brut pour garder le plateau couleur pin et peindre le piètement en noir Napoléon III. Je sais qu'il existe des vernis tout prêts pour obtenir cet effet mais je crains qu'ils ne donnent un rendu trop brillant, limite toc. J'ai donc utilisé une méthode que j'ai déjà testée sur des pieds de lampe : la peinture mate passée à la cire.

noir Napoléon III

En fond, c'est le bois brut tel qu'il était au départ, en bas un pied juste peint et en haut un pied ciré. J'arrive relativement à l'effet que je veux, luisant mais pas trop brillant. En pratique, j'ai utilisé la peinture Luxens mate en deux couches, la cire Libéron Black Bison incolore puis, après 24 heures de séchage, un lustrage de luxe avec un vieux pull en cachemire tout bouffé par les mites mais que j'ai rescapé justement pour ce genre d'usage.

Pour le plateau, je l'ai simplement nourri avec l'huile que j'utilise pour mon plan de travail dans la cuisine. Je pense que ce sera suffisant pour le protéger. Et le bois brut a pris une petite teinte pitchpin qui me convient bien.

bureau

Et voilà mon énoooorme bureau dans son aspect final. Forcément, dans une pièce de 11 m², un plateau de 0,95 x 2 mètres, ça fait vite grand ;-) Ça tombe bien, je voulais un bureau qui ressemble à une table de tailleur, je suis servie...

Si vous avez un truc différent pour obtenir le noir Napoléon III, je prends. C'est vraiment une finition que j'aime particulièrement entre mes murs blancs, je la réutiliserai sûrement sur d'autres meubles. Il y a peut-être mieux à faire que peinture + cire ?

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02 août 2015

Une boîte dans un livre

Je crois que nous avons été exagérément confiantes en attaquant notre boîte-livre : nous pensions qu'elle serait (pour une fois !) facilement finie en deux jours. Pas de tiroirs, pas de casiers, pas de charnière alambiquée… ça allait forcément être une promenade de santé. Mais c'était sans compter avec l'idée qu'Hélène se fait du cartonnage !

En réalité, le façonnage des tranches en courbes s'est révélé hyper technique et délicat (oui, oui, nous étions pourtant prévenues ;-). Au bout du compte notre boîte est certes terminée, mais sans avoir chômé pendant le week-end, il nous a fallu rajouter une petite heure le lundi pour en venir à bout.

Voilà ce qui est sorti de nos mains à l'issue de ce week-end. Vous remarquerez que deux d'entre nous ont fait cavalières seules : Giuliana avec une boîte précieuse pour le thé -admirez les détails !- et Anne-Marie dont la boîte aux bords festonnés met superbement sa broderie en valeur.

Boîte Giuliana

Boîte Anne-Marie

Quant à nous autres les bouquinistes, c'est amusant de voir comme chacun de nos livres est différent sur la base du même point de départ.

Boîtes-livre

Je vous ai parlé tranchefile ici, je me suis vite rendue compte que la mienne manquait par trop de finesse. J'ai donc recommencé cet exercice qui s'apparente à de la passementerie, cette fois-ci en utilisant de la soie au lieu de coton perlé.

Tranchefiles

Effectivement le deuxième jet était bien mieux adapté à la taille de notre projet. Voici la tranchefile mise en place :

Tranfile en place

Comme ma boîte était destinée à recevoir les photos de famille, j'en avais imprimé quelques unes sur un vieux drap pour faire la couverture du livre. Pour l'intérieur, je me suis malheureusement entêtée à vouloir utiliser un abominable tissu en deux épaisseurs et bien mal m'en a pris : j'ai sacrément galéré pour les finitions et je l'ai payé par des angles tout cochonnés.

Boîte-livre

Je voulais glisser dans le contre-couvercle le menu du (pantagruélique !) repas de communion de mon papa. Comme il devait pouvoir être déplié, je l'ai tout simplement retenu par une tresse nouée, en piquant l'idée vue sur l'histoire de la banque d'Amérique du nord.

Boîte-livre intérieur

Et j'ose à peine montrer la tranche de mon bouquin. Là aussi, gros, gros dilettantisme : je me suis contentée de tracer un trait pour placer chaque nerf et j'y suis allée bien décontractée. Résultat : c'est tout de travers. OK Hélène, je rajouterai une étiquette et ça distraira l'œil de mon mauvais travail ;-)

Défauts

Bravo pour les défauts ! N'empêche, la prochaine fois, je me pencherai sur la question avec un peu plus de sérieux. Ah oui : ça me dit bien de recommencer. Une pile de livres… ça ne serait pas mal, non ?

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