Nous commençons à baigner dans une période de commémoration et je m'apprêtais à n'être qu'agacement devant la surexploitation médiatique de l'événement. Mais tout doucement, les pièces d'un puzzle personnel se mettent en place pour donner du sens à l'élan collectif et me permettre d'y prendre ma place.

Il y a eu tout d'abord l'aventure de la Wool War I dans laquelle je me suis enrôlée sans une seconde de réflexion. Avec un peu de recul, il me semble que je devais, d'une manière ou d'une autre, m'approprier le devoir de mémoire dont on nous rebat les oreilles. Lisez, sur le blog du Délit Maille ou par exemple dans cet article du Point, comment Anna donne corps à son beau projet depuis quelques mois.

Le projet de Mme Délit

Puis il y a cet ouvrage de broderie sur lequel je passe en ce moment chacune de mes heures de liberté. Il n'est pas du tout consacré à cette guerre mal nommée, qui ne fut ni la première, ni malheureusement la dernière. Mais il m'y ramène à chacun des souvenirs familiaux qui guident mon aiguille autour du pépère Génot et de la mémère Titine.

Eugène et Ernestine

Alors comme c'est ma marotte, je creuse pour essayer de comprendre, je niflote à droite et à gauche pour tenter de donner corps à l'abstrait. Et forcément, je tombe sur des pépites. Tout ça pour dire que je parlerai de temps en temps de la période 1914-1918 ici, même si c'est par le petit bout de la lorgnette de la mercerie et de bouts de tissus ramassés ici ou là.

année de guerre