29 juin 2014

Peu importe où...

A la maison, au vert, au bord de l'eau, bonnes  vacances pour les premières à s'offrir le farniente ! Des journées entières de liberté, allez-vous en profiter pour broder ?

plage

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26 juin 2014

Fil au campus

Ce week-end, c'était donc à l'université de Dijon qu'il fallait être pour parler de fil. Nous exposions dans des locaux un peu atypiques, puisqu'il s'agissait des salles de cours où fume ordinairement la matière grise de notre belle jeunesse. Pour ma part, j'ai eu la chance d'en partager une avec Douce Parenthèse, la si bien nommée. Car Catherine sait construire une bulle de douceur et de raffinement avec les tissus qu'elle assemble et brode de belle manière ; l'ambiance qui se dégageait de sa table lui a valu beaucoup de succès.

Douce Parenthèse

A quelques salles de là, se trouvaient répartis trois des clubs de broderie de Dijon, ce qui m'a permis de revoir des têtes connues. De l'avantage de tenir salon "à domicile", curieusement celà ne m'était jamais arrivé auparavant !

Au fil de nos idées

La joyeuse bande d'Au fil fil de nos idées

Il était une croix

Il était une croix avec notamment un joli thème autour de la vigne et du raisin

Fées brodeuses

Les Fées Brodeuses, toujours inventives, qui avaient déjà de nouveaux ouvrages à nous faire admirer

Ma découverte et mon coup de cœur sur cette manifestation ont été pour les chemises brodées de la charmante Nadine Levé qui n'a de cesse de faire partager son savoir et de guider ses élèves sur le chemin de la créativité. Orner d'histoires poétiques et souvent pleines d'humour des vêtements dont on perçoit qu'ils ont eu une vie, voilà qui a du sens et c'est la qualité que je chéris dans la broderie.

Nadine Levé 1
Nadine Levé 2
Nadine Levé 3Entre le contrejour et le fond des rideaux verts, les conditions n'étaient pas idéales pour prendre des photos un peu fidèles. Mais allez voir sur son site, elle y montre ses créations dans tous leurs détails, ce qui est vraiment appréciable.

Et puis, ce qui ne nuit pas au plaisir, j'ai trouvé aux puces des couturières qui se tenaient là matière à un nouvel ouvrage : ces soies perlées aux teintes si douces et cependant si présentes.

soies

Je n'ai pas encore en tête ce que je pourrais en faire… pour le moment, ça va dans le stock -;)

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21 juin 2014

Un samedi à l'Université

Si vous passez par l'Université de Dijon ce samedi, je serai là, je vous y verrai peut-être ? 

fil au campus

Et j'y serai en bien bonne compagnie, celle notamment des Fées Brodeuses, qui nous avaient offert une magnifique exposition en octobre dernier et qui ont déjà des nouveautés à nous montrer.

Je suis passée m'installer à l'arrache hier soir, en sortant du boulot, et ce que j'ai vu au premier regard chez les unes et les autres était déjà bien intéressant. J'ai notamment admiré de superbes chemises brodées et de la laine feutrée qui m'ont beaucoup plu. J'espère avoir le temps d'approfondir ça aujourd'hui, une journée c'est court pour zieuter...

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18 juin 2014

Un dimanche chez Jean-Henri

Je viens de profiter d'un nouveau déplacement à Colmar pour faire une halte à Mulhouse. L'avenir de la friche DMC est incertain, je l'avais déjà évoqué dans ce billet. Et une récente information lue dans la presse n'allait pas dans le sens d'une sauvegarde des lieux. Requalification est bien rarement synonyme de préservation dans le domaine de l'urbanisme et je me suis dit qu'il était peut-être déjà trop tard pour cette visite…

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Je n'avais rien prévu de particulier, j'imaginais juste en passant me rendre compte des dégâts puisque le site de l'ancienne filature se trouve quasiment à la tombée de l'autoroute. Il était déjà tard quand je suis arrivée, mais c'était sans compter avec les longues soirées de juin... et l'ange gardien des fouineuses ;-)

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J'ai d'abord été surprise par l'étendue du site, qui constitue à lui seul tout un quartier de la ville. L'ambiance était un peu étrange en cette soirée du dimanche où la France faisait son galop d'essai au Brésil. Autant dire que Mulhouse était déjà ville morte quand j'ai commencé à fureter, en guettant chaque brèche qui me permettrait d'en voir un peu plus.

Site industriel, donc : au cœur, l'immense plateau central des bâtiments de production crénelés avec leurs impressionnantes cheminées et, tout autour, les maisons ouvrières sagement alignées.

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Et filature de surcroît : impossible de l'ignorer jusque dans les noms des rues.

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Abandon, oui : au premier regard, on en repère les stigmates qui enveloppent l'endroit d'un sentiment d'irrémédiable.

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Certaines zones sont en activité, comme celle où DMC a replié sa production. J'ai aussi papoté avec un vigile qui veillait sur une partie réinvestie par de nouvelles entreprises. Et parfois les barrières cadenassées ne condamnent que des terrains abandonnés et laissés à la seule garde des oiseaux.

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Mais j'ai fini par trouver, au bout d'une allée, une grille miraculeusement ouverte sur la friche. Impossible de résister à la tentation bien sûr... même pas essayé ;-) J'ai bien eu un peu les jetons de voir la grille refermée au moment où je voudrais sortir de là, mais la curiosité l'a emporté !

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J'ai parcouru des allées rectilignes et désertes, tracées entre les bâtiments délabrés et toutes ombragées d'arbres centenaires, avec la sensation bizarre de me trouver dans un espace parallèle en marge du monde réel. Le bitume des allées est peu à peu rongé par la végétation, les quais désertés attendent des wagons qui ne viendront plus.

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Partout DMC a laissé sa marque, jusque sur les bouches à incendie.

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On suit l'évolution de la construction aux années inscrites au fronton des bâtiments.

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De ces bâtiments, il ne reste parfois que les murs extérieurs. Au travers des immenses fenêtres encore habillées de leurs carreaux, on devine le squelette des ateliers, désormais à ciel ouvert : les colonnes devenues inutiles ne soutiennent plus que les nuages.

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C'était si beau... et je m'en voulais justement de trouver beau le graphisme de ces constructions à demi en ruine, abritant le souvenir de vies ouvrières broyées dans une activité disparue. Je sentais des fantômes tout autour de moi, et pourtant, elle n'avait rien de sinistre, cette promenade nostalgique dans la lumière dorée du soir tombant.

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C'était juste mon pélerinage de mécréante dans un lieu si proche de la disparition. En rentrant à la maison, j'ai caressé mes vieilles boîtes de floche, de cordonnet d'Alsace et de fil à dentelle, j'ai mélangé rouge turc et  bleu du Rhin : tout venait de là. Avoir mis mes pas dans les leurs, avoir pensé si fort ma petite prière de collectionneuse, c'était bien le moins que je pouvais faire pour les âmes des fileuses, des pelotonneuses et des rattacheuses, des filtiers et des graisseurs qui avaient trimé ici !

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15 juin 2014

Inutile et donc rigoureusement indispensable

Puisque j'ai commencé avec les repose-cul en vous montrant le fauteuil de Babeth, voici ma production pour le même concours : j'étais partie d'un pliant de jardinier acheté chez Nature et Découvertes, habillé d'une pimpante toile enduite bayadère. J'ai simplement reproduit le patron d'origine dans du lin 16 fils, avec juste quelques aménagements sur les poches, et hop ! voilà un pliant de brodeuse !

pliant de brodeuse ensemble

Comme fil conducteur, j'ai exploité une de mes collections, celle des livres anciens sur les ouvrages de dames et l'apprentissage des travaux d'aiguilles. Je me replonge toujours avec délices dans ces vieux bouquins où l'on trouve certes de bonnes idées, mais pas seulement : ils sont également une source inépuisable de formulations savoureuses. J'adore le "Avoir soin de varier les travaux, la petite fille n'aime pas à faire toujours la même chose" ou encore la description maniaque de la manière d'enfiler une aiguille.

pliant_de_brodeuse_dessus

"L'aiguille (...) doit être (...) ni longue, ni courte, c'est-à-dire de moyenne longueur." Dis donc Emeline, tu ne serais pas payée au volume de texte pondu, par hasard ? ;-)

pliant_de_brodeuse_c_t_s

J'ai donc mêlé les textes issus de ces vieux manuels, illustrés par les points divers et variés qu'ils proposent de réaliser, que ce soient des points comptés, des jours ou des reprises. J'aime toujours autant le résultat mais je le regarde en me disant qu'aujourd'hui, j'aborderais la réalisation bien différemment. Probablement plus scrappée, moins rigide... D'ailleurs ça pourrait être amusant de recommencer l'exercice pas loin de dix après. C'est très faisable puisque tout est amovible (note pour plus tard : y repenser quand je serai en panne d'idées pour  m'occuper).

pliant_de_brodeuse_poches

Inutile de dire qu'aucun cul n'a jamais effleuré mon repose (surtout pas le mien !). C'est un peu le nid à poussière qui ne sert à rien, je ne l'utilise même pas en travailleuse (des fois que ça déforme le fond). Mais bon... je suis contente de l'avoir fait... et de l'avoir tout simplement. Les heureuses propriétaires de cartonnages brodés chichi pompon à usage purement décoratif me comprendront aisément ;-)

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12 juin 2014

Les little perspectives de Cathy Scola

J'ai littéralement fondu pour les mises en scène bourrées d'humour et cependant terriblement précises de Cathy Scola. Avec un très gros coup de coeur pour la petite nana se baladant dans une boîte de fils à broder aux innombrables coloris, et son choix qu'on imagine cornélien opportunément intitulé Decisions, decisions.

Vous pouvez agrandir toutes les images, mais je vous renvoie volontairement chez elle pour le faire. Une fois que vous êtes dans FlickR, il suffit de faire un clic droit sur la photo pour ouvrir une palette flottante qui vous permettra de choisir la taille d'affichage.

Cathy Scola - A tailor's work is never done
Cathy Scola A tailor's work is never done

Cathy Scola - Cross stitchin
Cathy Scola Cross stitching

Cathy Scola - Decisions Decisions
Cathy Scola Decisions, decisions

Cathy Scola - Guess you can dance on the head of a pin
Cathy Scola Guess you can dance on the head of a pin

Cathy Scola - Macrame
Cathy Scola Macrame

J'ai retenu ici plutôt les images évoquant le textile, mais allez voir son album Little Perspectives : toutes ses mises en scènes sont irrésistiblement craquantes, des kayakistes ramant sur le cappucino au laveur de carreaux de lunettes... en passant par l'acrobate sur spaghetti !

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08 juin 2014

Le coeur de Babeth

A l'expo du PCB, j'ai particulièrement craqué pour les ex-voto, reliques, petits bénitiers de brodeuses et bondieuseries diverses. Grand souvenir que la grotte de verdure, bâtie autour de la bible de notre chère Thérèse !

bondieuseries

Dans ce bric-à-brac de petites merveilles, je n'ai pas été la seule à lorgner notamment sur les coeurs piqués de perles et de paillettes, inspirés par Élodie Gonzalvez . Mais Babeth, elle, n'en est pas restée là et n'a pas tardé à concrétiser les explications fournies dans le charmant carnet réalisé par le club à l'occasion de l'expo.

coeur_de_Babeth_1

Ce qui donne un charme particulier à son coeur, ce sont les paillettes anciennes et le morceau de voile brodé qui sert de base à l'ensemble. Mais j'y pense, j'en ai aussi, moi, de ces jolies broderies... y'a plus qu'à -;) Et si vous aussi voulez vous lancer dans la réalisation de tous ces porte-bonheurs, le recueil "Au Petit Bonheur la Chance" est toujours proposé sur le site du PCB.

coeur_de_Babeth_2

 

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04 juin 2014

Les villages du Monferrato

Je vais revenir aux ouvrages de dames... c'est sûr ;-) Mais pour le moment j'ai envie de garder encore un peu le coeur en Italie, une dernière fois, rien que pour le plaisir du souvenir. Car se promener dans les collines du Monferrato, c'est comme ouvrir un paquet cadeau à chaque tournant de la route, encore et encore. C'est surprenant comme chaque village est plus savoureux que le précédent... à condition d'arriver à le trouver ;-)

Treville par exemple, il a fallu que je m'y reprenne à plusieurs fois... J'avais pourtant l'impression qu'il était à portée de main, juste de l'autre côté du vallon, mais entre les routes coupées et les panneaux rotatifs, impossible de trouver l'accès ! Il a fallu que je m'entête, jusqu'à me remettre sur la piste le lendemain.

Treville

Mais après une bonne grimpette dans les rues du village, j'ai été récompensée de ma ténacité par une vue magnifique sur toute la vallée et un banc ombragé juste comme il faut, dans un environnement unique. Un moment hors du temps...

Treville 2

A quelques kilomètres de là, les heures coulent au rythme des deux cadrans solaires installés au fronton de l'église de Serralunga : hora italica, ora di Francia. J'ai voulu y voir la célébration de l'amitié franco-italienne, mais l'histoire est un peu plus délicate... En réalité les italiens, comme les hébreux et les chinois, comptaient le nombre d'heures restant jusqu'au coucher du soleil et c'est l'heure italique. Cependant après l'annexion à la France au début du XIXème siècle, le Piémont adopte l'heure à la française, le comptage du temps toujours en usage aujourd'hui. Ce sont ces deux lectures qu'illustrent les cadrans solaires de Serralunga, dont je pense qu'ils sont de création récente encore que superbement intégrés à l'édifice.

Serralunga 2

Rien qui puisse troubler le chat, tranquillement habitué à profiter du somptueux paysage depuis son toit. Il n'a même pas été gêné de me voir au-dessus de lui, à me rassasier de la vue privilégiée depuis la placette de l'église.

Serralunga 1

Le Monferrato déroule un chapelet de ces beaux villages perchés, tous plus attirants les uns que les autres, comme l'est notre Rosignano si chaleureux et accueillant aux brodeuses. A la fin du printemps, ses rues dégoulinent des roses dont il tient son nom.

Rosignano

Finalement, j'aurais pu rester par là, j'ai rêvé devant chaque maison à vendre et j'en ai vu pas mal. Comme celle-ci par exemple, au coeur du village de Sala Monferrato. J'ai longtemps lorgné à travers sa grille, à imaginer la petite histoire de cet endroit, les drames et les les bonheurs vécus là...

Sala MonferratoMais le plus extraordinaire dans ce petit pays du Monferrato, pourtant si grandiose, c'est qu'il n'a pas été colonisé par le tourisme : les routes sont calmes, les villages entièrement dédiés à leurs habitants sans le moindre marchand de cartes postales ; je me suis appliquée à passer tout discrètement dans les ruelles tranquilles pour ne pas jouer les intruses indésirables. Pour vivre heureux, vivons cachés : voilà une philosophie parfaitement intégrée ici ;-)

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