Après la boîte Cartier-Bresson si bavarde dont je vous ai parlé il y a quinze jours, en voici une qui ne nous dit pas grand chose. Malgré sa retenue, elle est si mignonnette que je ne résiste pas à vous la présenter.

C'est toujours une Cartier-Bresson mais on change de matériau, celle-ci est tout en papier. Elle a traversé le siècle dans un état de fraîcheur quasi miraculeux ; car ces éphémères objets de papier, destinés à être jetés après usage, ont rarement résisté au passage des années.

Nécessaire extérieur

Tout est charmant dans cette petite chose, en premier lieu sa taille qui justifie parfaitement son intitulé de nécessaire miniature. Elle mesure huit centimètres sur neuf et tout juste un petit centimètre d'épaisseur. Chaque bobineau fait à peine plus de cinq millimètres de diamètre, imaginez-vous ça ?

Nécessaire intérieur

Et puis l'intérieur est un enchantement, aussi bien par le raffinement de ses fils aux teintes assorties que par l'attendrissante illustration. Cartier-Bresson à utilisé à l'envi cette  belle image de deux complices à la couture, comme on le voit sur le petit carton de comptoir que j'ai photographié avec la boîte. Il me revient d'ailleurs que dans les tout débuts du blog, je vous l'ai aussi montrée ornant deux autres de mes boîtes.

Nécessaire image

Je penche pour l'entre-deux guerres, peut-être les années trente, pour cette jolie boîte difficile à situer précisément. Même l'imprimeur ne nous aidera pas, car l'entreprise Draeger fut florissante pendant bien longtemps dans le monde de l'impression publicitaire.

Nécessaire fils

Et croyez-moi : comme je n'ai l'intention ni de repriser, ni de remailler comme m'y invite Monsieur Cartier-Bresson, cet petit bijou va rester dans son état d'origine encore longtemps :-)