Pour ce mois de juillet, notre projet de cartonnage auvergnat consistait à reproduire un petit nécessaire ancien et j'avais prévu d'habiller le mien en recyclant un morceau abandonné d'imprimé fleuri rebrodé.

Idées de départ

Heureusement qu'il s'agissait d'un projet de taille réduite, car notre premier essai fut complètement raté. Ceci dit c'est justement en raison de sa petitesse qu'il fallait être attentive à la prise des cotes.

1er essai

Pourtant en apparence, tout va bien… En apparence seulement ! En réalité, l'original est fabriqué à partir d'un très fin carton recouvert d'une peau impalpable, si bien que l'ensemble, même avec les habillages intérieurs, ne dépasse pas le millimètre d'épaisseur.

C'est d'ailleurs un déjeuner de soleil, sans aucune solidité, comme l'étaient le plus souvent tous ces petits objets pas vraiment conçus pour résister à l'usage. Mais comme nous abordons la conception de nos cartonnages dans un esprit différent, ne serait-ce qu'en les habillant de tissu ce qui épaissit considérablement les supports, nous avions prévu d'adapter les mesures en conséquence.

Pas assez, visiblement.

Ratage

Nous en étions là alors même que toutes les charnières n'étaient pas posées, ni les propretés intérieures réalisées. Mais même ainsi, nous ne parvenions qu'à grand peine à refermer l'escargot, en forçant vraiment beaucoup. Conséquence : il n'était pas envisageable de glisser quoi que ce soit de plus à l'intérieur du nécessaire… qui n'était donc plus nécessaire à rien du tout.

Irrécupérable, il fallait tout recommencer ! La seconde fois, nous n'avons pas lésiné sur l'aisance et nous en avons profité pour rectifier quelques autres détails qui nous chagrinaient. Et enfin, le résultat fut à la hauteur de nos attentes.

2ème essai

Michèle a pu rester sur son premier choix, un tissu rayé ancien, et elle a ajouté à son nécessaire une anse qui lui donne un petit air de cartable. De mon côté le tissu brodé s'était envolé dans l'essai précédent mais j'avais prévu une solution de repli avec un second choix de tissu.

Ajustage

Et cette fois, la photo de face n'est pas trompeuse : ils s'ajustent parfaitement sans qu'il ne soit nécessaire de forcer, même avec les couches de finition et les accessoires.

Nécessaire ouvert

Grâce à l'inépuisable stock de Madame l'institutrice, nous avons même pu faire un clin d'œil à l'original en maintenant la coquetterie du miroir : ces morceaux-là étaient les vestiges d'un bricolage proposé aux enfants pour une lointaine fête des mères. Une occasion de nous rassurer en nous prouvant que le bazar des conservatrices finit toujours par leur servir.

Accessoires

L'ensemble est finalement beaucoup trop girly pour mon goût mais j'aime bien les finitions et la fermeture par un aimant avec sa deuxième fonction : il maintient parfaitement en place la paire de ciseaux sans qu'aucune attache supplémentaire ne soit nécessaire, ce qui est fort pratique.

Le prochain projet cartonnage, pour moi, c'est de mettre la dernière main aux finitions du cahier qui sera finalement une boîte… Retour vers le futur, je sors la DeLorean !