À l'heure où vous lirez ces lignes (j'ai toujours rêvé de commencer un billet comme ça ;-)… non, je ne serai pas sur le point de recommencer une nouvelle vie dans les brumes de Kamouraska. Plus prosaïquement, je serai à Marsac en train de décharger mes caisses ou de liquider mes brols à tire-larigot (comment ça, je rêve encore ?), selon que vous serez plus ou moins matinales.

J'en profite pour faire un point sur les dernières trouvailles glanées au milieu du stock et pour lesquelles j'ai encore réussi à trouver une petite place dans l'auto.

Des bobines, un porte-bobine qui fait dévidoir, des nécessaires du soldat et des burettes pour machine à coudre.

Bobines dévidoir nécessaires

Des boîtes de mercerie anciennes plus ou moins à restaurer… que j'ai perdu l'espoir de restaurer, vu la pile qui m'attend encore à cet usage.

Boîtes mercerie

Des chemises anciennes joliment ornées de broderies à convertir en sac, des petites bouilles en papier mâché que je ne transformerai jamais en pique-aiguilles, et même les quelques vanneries qui les contiennent parce que je suis débordée par les vanneries.

Linge vanneries bouilles

Des bois de travailleuses avec leurs jolis clous de cuivre et des outils pour les dentellières, une galette, un carreau qui a besoin d'un sacré coup de jeune. Oui, j'ai aussi cru un jour que je me mettrais à la dentelle… Cet inventaire vire quand même un peu à la litanie de toutes mes idées lumineuses englouties dans le puits de la procrastination !

Travailleuses dentelle

Et pour finir, j'ai fait un gros tri sélectif dans mon stock de tissus. J'en ai extrait des cotons, des toiles à matelas, de la soie, des lins, des toiles de Jouy... Et au fur et à mesure que je descendais plus profond dans les strates du stockage, j'ai redécouvert cette petite chose complètement oubliée que je voulais vous montrer plus en détail ce matin.

Tissus vitrine

Une idée de bricolage ? Le PCB nous avait fourni le contenant : des vitrines trouvées chez Ikéa, je crois, à charge pour chacune de la garnir à son gré, sans aucune autre contrainte que de se plier au format, un carré d'à peine plus de onze centimètres de côté.

Vitrine

J'ai inventé pour l'occasion une petite Solange Laval, juste pour pouvoir utiliser les marques et monogrammes que je stocke à mon usage. Et j'ai recréé autour de sa photo son univers couture : un micro-alphabet cerné d'une ganse rouge et d'un impalpable croquet, l'étiquette de son cahier posée sur du papier à sucre bleu, le fragment d'un vieux journal de broderie, sa photo et les accessoires de la parfaite petite brodeuse, fil rouge à marquer, mini-dé, pochette d'aiguilles fines... Pour donner du relief au tout, le dé est posé sur la feuillure du cadre et l'alphabet est détaché du fond par une légère cale.

Un puzzle prestement et plaisamment réalisé. Trouvera-t-il sa nouvelle maison, aujourd'hui, à Marsac ?