À force de tourner autour du pot, il a bien fallu taper dans le dur et s'attaquer aux sacs et aux caisses de linge récupéré depuis des années et stocké en attendant que l'envie le courage me vienne de m'en occuper enfin.

Ne me dites pas que c'est beaucoup plus satisfaisant de liquider les corvées au fur et à mesure pour ne pas les avoir en permanence devant soi : j'en suis persuadée mais je ne suis pas ce genre de personne. Moi je suis du genre à mettre de côté ce qui me soule et à l'oublier de toutes mes forces. C'est pas malin mais c'est comme ça.

Bref…

Je suis donc depuis quelques semaines en opération de récupération intensive de mon laisser-aller car oui, nous avons encore prévu des puces de couturières début octobre. Les premières seront à Saint-Dier-d'Auvergne et seront plus spécialement consacrées au linge ancien. Au bonheur des dames, l'intitulé de la manifestation n'est-il pas lui seul une promesse ?

C'était par conséquent le moment ou jamais de faire tourner des machines à laver, de sortir le fer à repasser de sa léthargie prolongée et de mettre au travail mes petits bras musclés.

piles

J'avoue que ça a été plutôt agréable car j'ai (re)découvert tant de choses ! Des monogrammes SL qui vont s'ajouter à ceux déjà rangés dans l'armoire…

SL

… de la belle matière première pour de futurs projets (mais oui, je suis optimiste), depuis le chanvre jusqu'aux damassés précieux, en passant par les vieux rideaux et la toile à matelas...

Matière

… et même les sacs de pension d'une petite Amélie Newton, ainsi que quelques pièces de layette et autres vêtements tout aussi touchants.

Vêtements

Au bout du compte, je suis assez fière de moi, car les piles que je mets en cartons destinés aux puces surpassent celles que je conserve.

Ce tri énergique a de plus été l'occasion d'un sauvetage de l'extrême dont je suis plutôt satisfaite. J'avais dans un coin un gros sac de linge sorti de cave : très sale, très puant, très marqué par le stockage et tâché à l'extrême, à tel point que mon premier mouvement a été de lâcher l'affaire et de tout passer à la poubelle.

Linge pourri

Mais il contenait quelques très jolies pièces qui m'ont tout de même incitée à tenter quelque chose. La première étape fut un passage en machine, à la température et au programme les plus élevés, ne serait-ce que pour pouvoir enfin manipuler mon linge sans trop pincer le nez.

Ensuite, séchage puis trempage pendant une nuit dans une solution à un pour cent de percarbonate de soude. En l'occurrence 150 grammes pour 15 litres d'eau bien chaude, et comme je n'ai pas de baignoire, je me suis dépannée avec une grande caisse suédoise pour ne pas avoir à multiplier les bassines. Il m'a suffit de deux tournées de trempage.

Trempage

Enfin un nouveau passage en machine mais cette fois sur un cycle court, juste pour bien rincer et essorer le tout. Séchage, repassage, et… TADAAAAM !!!

Linge propre

J'ai même réussi à sauver une nappe et douze serviettes monogrammées aux initiales de mes parents, ce qui m'avait poussée à adopter malgré tout cet amas de cochoncetés.

Nappe serviettes LS

Moi qui déteste laver/repasser comme tout ce qui s'apparente de près ou de loin à du ménage, j'avoue que je n'ai pas regretté ma peine. Il se pourrait même que j'y aie pris quelque plaisir :-)

Après ces efforts intensifs, le blog prend sa pause annuelle, encore plus méritée que d'habitude. Retour des publications hebdomadaires le dimanche 23 octobre.

D'ici là, nous nous croiserons peut-être à Saint-Dier-d'Auvergne le dimanche 2 octobre ou à Laps le dimanche 9. Vous l'avez compris, il y aura donc du linge, en plus des tous mes brols dont je vous avais donné un aperçu ici ou .