09 mars 2014

Réveillon décalé

Il était largement temps de sacrifier à notre rituel du réveillon décalé… encore un peu et nous l'aurions fait à l'été ! Heureusement, ce 8 mars nous a sauvé la mise et bien qu'elle ne fût pas au calendrier, il nous a semblé que la journée des droits des femmes était un bon moment pour se souhaiter la bonne année ;-)

J'ai redécouvert un des avantages de réveillonner à la va-comme-je-te-pousse : jamais fichues de fleurir au moment où elles le devraient, mes roses de Noël étaient enfin prêtes à revêtir leur habit de lumière pour un petit tour à l'intérieur.

roses_de_No_l

Pour le rituel échange de cadeaux, j'avais pris mon courage à deux mains pour me lancer dans mon premier essai de patchwork (tout petit) : j'ai pioché dans mon stock de vieilles housses d'édredon en kelsch afin de réaliser des jardins de grand-mère à la mode alsacienne. Je me suis régalée et ça m'a confortée dans l'envie d'attaquer un projet que je couve depuis longtemps : une courtepointe à partir de tous ces beaux kelsch anciens, justement. J'ai le thème en tête... y'a plus qu'à !

jardins_alsaciens

Ici j'ai suivi la méthode très bien expliquée sur Quilting Buttercup en utilisant les gabarits d'hexagones de six centimètres trouvés chez Evchen's. J'ai simplement modifié la méthode d'assemblage des trois couches : j'ai posé envers contre envers le top et la doublure en intercalant le molleton entre les deux, j'ai fait tous les remplis extérieurs et j'ai solidarisé le tout en brodant, sur l'endroit, un point de feston tout autour de mon jardin.

jardin_de_grand_m_re

En décor, j'avais brodé, avant de réunir les trois couches, un point d'épine simple sur toutes les coutures. Et j'ai crocheté une petite bordure dans le point de feston du tour ainsi : un premier rang de 15 mailles serrées le long de chaque pan, puis au second rang (dans la première maille une maille serrée, deux brides, une maille serrée, sauter la deuxième maille) à répéter sur tout le tour.

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06 mars 2014

Fils DMC : petit résumé

Comme promis dans le billet de dimanche qui partait un peu dans tous les sens, voilà donc un récapitulatif de la manière dont j'utilise mes fils DMC pour le point compté, en fonction des différentes toiles et du type de broderie que je réalise dessus.

fils_DMC

Je prends la précaution de le redire, c'est vraiment à titre d'exemple. J'ai par exemple des amies qui préfèrent broder sur la toile 16 fils en utilisant un seul brin de mouliné pour un résultat plus subtil, et qui réalisent bien sûr des ouvrages à tomber. Et puis de toute manière, ça ne vaut que pour ma pratique très classique de la broderie ;-)

L'intérêt en réalité, c'est davantage de penser aux qualités habituellement moins utilisées pour le point compté, comme le Broder Spécial et le Broder Machine.

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02 mars 2014

Broder en DMC

(billet très/trop long mais avec déclaration d'amour à l'intérieur)

Je suis une utilisatrice heureuse des fils DMC... et rien que des fils DMC classiques. Je l'avoue presque à voix basse, car je crois bien ne pas être du tout représentative de la population brodeuse sur ce coup-là : je ne suis pas tellement tentée par l'exploration des jolis fils nuancés ou texturés qui fleurissent sur le marché mais qui ne correspondent pas à ma manière de broder. C'est un avis hautement personnel et qui ne vaut que pour moi, on est bien d'accord ! Je comprends qu'on se régale avec ce genre de produits, simplement ce n'est pas ma tasse de thé. J'ai juste fait une incursion du côté de la soie quand nous avons reçu une superbe donation de soies d'Alger du XIXème siècle dont j'aurai l'occasion de reparler. Sinon, je suis parfaitement monomaniaque... DMC, DMC, DMC ;-)

casier DMC

Il y a dans cette habitude un petit peu de train-train de vieille brodeuse (oui, il fut une époque ou même les fils Anchor n'avaient pas pénétré le marché français !) mais également, me semble-t-il, un certain nombre de raisons objectives.

Grand teint

Pour commencer peut-être par la moins déterminante (encore que...), j'apprécie la relative bonne tenue des couleurs dans le temps. Sur l'étiquette on trouve la mention "grand teint" ou plus récemment le pictogramme du lavage à 95°. Pour le moment effectivement (je touche du bois…) même à température élevée, je n'ai pas eu de mauvaise expérience. Corollaire appréciable : les fils ne s'évanouissent pas de peur à l'approche du fer vapeur ou de la patte-mouille. De toute manière, une chose est certaine en ce qui me concerne : inenvisageable de ne pas pouvoir laver mes ouvrages après les avoir terminés !

étiquettes grand teint

A chaque situation, son fil

Mais la raison essentielle de mon addiction tient à l'usage que je fais de mes fils à broder. DMC propose en effet différentes qualité de fils qui permettent de s'adapter au type de travail et au titrage du tissu sur lequel il est exécuté. Comme je pense que certaines d'entre elles sont injustement méconnues, je vais essayer de vous expliquer à quoi je les utilise.

mouliné

• le Mouliné Spécial : celui-là est suffisamment célèbre pas besoin de vous faire un dessin. Pour ma part, je l'utilise avec deux brins dans l'aiguille sur deux fils de la toile, jusque sur la 16 fils, parce que j'aime la broderie très saturée. Là encore, c'est éminemment subjectif ! Je passe à un seul fil dans l'aiguille pour broder sur du lin 19 fils ou bien sur des toiles anciennes un peu récalcitrantes.

En revanche, pour faire ma croix seulement sur un fil de la toile, le mouliné me convient uniquement jusqu'à la toile 12 fils. Ensuite il est trop épais, la broderie "bourre" et je perds la netteté du motif. Mais dans ce cas, je suis sauvée par...

broder machine

• le Broder Machine : c'est un fil de coton présenté en bobine et, comme son nom l'indique, préconisé pour la broderie à la machine. Je l'utilise à la main : le Broder Machine n°50 est parfait pour faire une croix sur un seul fil d'une toile 14 ou 16 fils. Sur de la 12 ou de la 14, j'utilise également le Broder Machine n°30.

présentoir louis dor

A signaler : dans les stocks de fils anciens, on trouve facilement des bobines qui sont en fait d'anciennes versions du Broder Machine, et en tout cas tout à fait équivalentes dans l'utilisation. C'est en chinant ces vieux fils que je me suis constitué un assortiment relativement diversifié à très petits prix.

broder spécial

• le Broder Spécial : mon chouchou ! C'est par excellence le fil de la broderie au plumetis. C'est un fil non divisible qui existe en plusieurs titrages, limités maintenant au 30. Dans le temps, DMC le fabriquait en beaucoup plus fin, j'en ai même en 150 qui fait quasiment concurrence au fil à gant. Et oui… c'était à une époque où l'on brodait encore des voiles délicats pour en faire les mouchoirs des mariées !

mouchoir de mariée

En tout cas les brodeuses sur blanc pleurent les titrages 60 à 90… heureusement, nos fonds de placard nous sauvent la mise ;-)

broder spécial 60 70 90

Le titrage de Broder Spécial proposant aujourd'hui le plus grand choix de nuances est le 25 et ça tombe bien : c'est celui qui correspond, en un seul fil, à une épaisseur d'environ deux brins de mouliné. L'intérêt ? Il est énorme et vous le comprendrez vite si vous brodez notamment des points dits spéciaux. Broder un point d'épine ou un point d'araignée, c'est du gâteau avec un brin unique, c'est difficile d'obtenir un résultat aussi net quand on doit en gérer deux. D'ailleurs maintenant, je l'utilise systématiquement à la place du Mouliné même pour le point de croix dès que je peux : j'obtiens un point bien rond et bien gonflé qui correspond tout à fait à ce que j'aime.

Des nuanciers cohérents

La beauté de l'affaire, c'est que les nuanciers des différentes qualités sont calés les uns sur les autres. Si vous voulez broder en 321 (au hasard ;-) vous retrouverez sous cette numérotation la même couleur, que vous preniez du Mouliné, du Broder Spécial ou du Broder Machine.

Donc en gros, voilà comment je m'organise : j'ai la totalité de la gamme en Mouliné (enfin, telle qu'elle se présentait il y a une quinzaine d'années, quand j'ai brodé mon cartable-nuancier, je ne me suis pas mise à jour depuis). Donc quand je veux broder "en couleurs", j'en passe obligatoirement par le Mouliné car il n'était pas envisageable pour moi de me constituer la gamme complète dans les autres qualités.

boite mercerie

Mais comme je brode assez souvent en rouge (quel scoop ;-) et couleurs "cousines", écru, taupe, une touche de bleu … j'ai une réserve de ces couleurs-là en Broder Spécial et en Broder Machine, ce qui me permet de broder sur ma Permin 16 fils (c'est quasiment la seule toile moderne que j'utilise, là aussi je suis monomaniaque) à la fois en deux fils, en un fil, en point de croix et en points spéciaux. Et oui, ça m'arrive souvent d'être dans ce cas, surtout avec mes chères bandes de couture…

bande marie arnal

Alors oui, c'était long ;-) mais j'espère vous avoir ouvert quelques pistes de réflexion et donné l'envie de tester des fils que vous connaissez moins. J'ai la sensation d'avoir été un peu brouillon quand même, je vais préparer un petit récapitulatif...

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27 février 2014

Vues de là-bas…

… la France et l'Allemagne sont si proches qu'on peut quasiment les confondre ! Ni une, ni deux, c'est ce que s'empresse de faire cette publicité américaine pour la filature Clark, en identifiant la patrie de l'impératrice Augusta-Victoria par un superbe drapeau français.

Augusta_Victoria

Augusta-Victoria épouse, en 1881, Guillaume de Hohenzollern qui deviendra souverain de l'empire allemand sept ans plus tard. Elle l'accompagne pendant les trente ans de son règne, avant qu'il n'abdique en 1918. Ne forment-ils pas un beau couple, tous les deux ?

Augusta_Victoria_et_Guillaume
source : Bibliothèque du Congrès

Ce télescopage est d'autant plus saisissant que l'image a été imprimée à la fin du XIXème siècle, dans une période tellement remplie de tension et de ressentiment entre les deux pays qu'elle allait les mener à la première guerre mondiale. Mais l'Europe est si loin, vue de l'Amérique…

Je serais curieuse de voir, dans la même série, le drapeau qui a été attribué à Madame Carnot ;-)

Edit : Oh ! Dommage ! j'aimais tellement cette prescience du futur melting pot européen qui nous aurait épargné bien des affrontements ! Mais j'avais tort : Catherine me fait remarquer qu'il ne faut pas voir sur la chromo le drapeau bleu, blanc, rouge de la France, mais le drapeau noir, blanc, rouge de l'Empire allemand, utilisé jusqu’en 1918. Et oui… le drapeau noir, rouge et or que nous connaissons aujourd’hui à l’Allemagne n’est pas si ancien finalement, il date du siècle dernier.

Pardon les publicitaires américains du temps jadis, j’espère que je n’ai pas troublé votre repos éternel ;-)

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23 février 2014

Le cadeau d'Annie

Je me suis remise à broder, ce que j'avais un peu perdu de vue ces temps-ci et surtout, c'est un plaisir que je retrouve. Mais comme je me suis attaquée à un ouvrage qui va me prendre encore un peu de temps, je n'ai rien à montrer pour le moment.

J'ai quand même bien envie de m'accorder avec mon humeur du jour et de parler de point de croix. Je vous avais déjà présenté dans ce billet le cadeau offert par Michèle la dernière fois que nos amies de Sigean sont passées à Dijon, voici maintenant celui qu'Annie a fabriqué pour nous : un coussinet qui exprime, dans sa sobriété, tout le sens que nous mettons dans nos petites croix, et le lien avec les écolières du temps passé. Et ce dont vous ne pouvez profiter, c'est sa délicieuse odeur de lavande qui nous ramène aux trousseaux bien rangés dans des armoires ombreuses.

coussinets Annie

C'est un diagramme qu'Annie avait donné au Marquoir, il y a bien des années. Pour toutes celles d'entre vous qui ne le connaissent pas, elle m'a gentiment proposé de le mettre à disposition ici. Il vous suffit donc de cliquer sur la vignette qui suit pour le récupérer. Merci Annie !

coussinet Annie vignette

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19 février 2014

Inédit

Oui, telle que vous me voyez, j'ai le sifflet coupé... reposant, non ?

 

Sebastian Lester est un magicien, son site est ici.

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14 février 2014

Une machine à coudre...

... ça peut aussi servir à ça,>)))

romeo & juliette

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12 février 2014

Burkard : l'enquête de la semaine

Ce que j'aime par-dessus tout dans la collection, davantage que l'accumulation je crois, c'est regarder chaque objet individuellement, rechercher son histoire, deviner les mains entre lesquelles il est passé et, finalement, respirer un peu de l'ambiance qui l'a entouré du temps où il était encore en usage.

Alors quand j'ai récupéré ce joli dépliant d'un représentant en passementerie, j'ai immédiatement eu envie d'en savoir davantage sur cette association entre Burkard, un nom plutôt obscur pour moi, et la marque C+B dont, en revanche, la renommée n'est plus à faire.

dépliant Burkard

Le jeu de piste débute avec cet en-tête d'une lettre datant du début du siècle dernier, où la maison Burkard se présente comme une "Fabrique de lacets pour passementeries et dentelles". Bon… ce document est en cohérence avec le maroquin : là aussi, la collaboration avec la marque C+B est mise en avant. On y apprend incidemment, mais c'est loin d'être une surprise, que la maison a son siège à Paris, boulevard de Sébastopol, c'est-à-dire dans le quartier traditionnel de la mercerie.

Venise, Irlande, soutaches, mignardises… Faut-il encore me demander pourquoi j'aime la mercerie ? Oh ! il m'a piqué le titre du blog, aussi ;-)

Burkard lettre

Une piste plus sérieuse se présente, avec ce livret sur La guipure moderne aux lacets et à l'aiguille où il est indiqué que Burkard a pris la succession de la maison Cuvyer-Bresson. Cette fois-ci je tiens le bout du fil, l'écheveau sera facile à démêler !

Guipure moderne

Car maintenant, je sais exactement où je vais pouvoir trouver l'information de référence, et ce sera dans la passionnante monographie que Bruno Floquet a consacré à ses ancêtres, Cartier et Bresson, au fil d'une famille.

Effectivement l'information dont j'ai besoin s'y trouve : Claude Bresson, dit "Bresson Aîné" n'a pas seulement été le fondateur, en 1825, de la marque de fabrique de coton C+B. Il a également fondé une famille conséquente, puisque son épouse Madeleine donna le jour à neuf enfants, dont huit filles qu'il maria, il faut bien le dire, au mieux des intérêts de la dynastie. Et après avoir assuré la solidité de ce qui allait devenir la branche Cartier-Bresson avec ses trois aînées, il donna en mariage sa dernière-née, Céline, à Monsieur Saint-Charles Cuvyer, ci-devant fabricant en passementerie.

restaurant Gillet
Le restaurant Gillet, toujours une institution cinquante ans après le mariage de Céline et Saint-Charles

Charles, le neveu de Céline Bresson, a chroniqué la vie de la famille pendant des années. Celui-là même qui prendra plus tard en charge le développement de l'usine de Celles-sur-Plaine, raconte ses impressions d'enfant sur le mariage : "Ma tante épousant alors M. Saint-Charles Cuvyer, fabricant de passementerie, j’assistai au dîner de noces, à la vieille mode, chez Gillet, près de la Porte Maillot. J’étais là, petit bonhomme de huit ans, en tunique de collégien, soixantième convive. Après un long et pompeux déjeuner, on alla bourgeoisement se promener au bois de Boulogne."

Il devait plaire au beau-père, car il était bien entreprenant aussi, l'ami Saint-Charles (Ah, ben oui... on ne choisit pas ses parents... et les parents sont parfois curieusement inspirés dans le choix des prénoms !). Au Bulletin des lois du deuxième semestre 1869, entre une égreneuse de trèfle et un porte-plume encrier, on trouve la trace d'un brevet déposé au bénéfice de son entreprise pour une "machine à diviser et à lier les perles sur fils, rubans et tresses". Ne me demandez pas comment ça fonctionne exactement, mais c'est de la passementerie, ça c'est sûr !

Brevet Cuvyer-Bresson

De Burkard à Cuvyer, de Cuvyer à Bresson… maintenant que les liens sont établis, il ne reste plus qu'à profiter de ce dépliant, resté dans un état de propreté miraculeux pour son âge et la fragilité de ce genre d'objet.

 Burkard 2

Burkard1

Burkard 3

Je vous rappelle pour l'occasion que si vous voulez profiter de mes images dans leur meilleure taille,
il peut être préférable, en fonction de votre écran, de les ouvrir dans un nouvel onglet.

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09 février 2014

Cadeaux de mariage

Domestic sewing machine

Ah Gudule, viens m’embrasser, et je te donnerai…
Un frigidaire, un joli scooter, un atomixer
Et du Dunlopillo
Une cuisinière, avec un four en verre
Des tas de couverts et des pelles à gâteau !
Une tourniquette pour faire la vinaigrette
Un bel aérateur pour bouffer les odeurs
Des draps qui chauffent
Un pistolet à gaufres
Un avion pour deux
Et nous serons heureux !
Boris Vian - La complainte du progrès

Boris, tu as oublié… la machine à coudre, pour faire les pantalons !

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05 février 2014

Douceur de la Wool War 1

Pour écouter la chronique de France Bleu sur l'armée de laine à Roubaix, il suffit d'un clic sur l'image qui suit :

Radio France
Une armée de laine à Roubaix  © Radio France

Le début de la belle histoire est dans ce billet.

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