30 octobre 2016

Filterie parisienne

Je suis toujours à Paris, et toujours à compléter ma documentation sur Monsieur Sajou. J'en profite pour rester encore un peu dans la mercerie parisienne et cette fois-ci, c'est avec la filterie. Car les filateurs ne pouvaient oublier la capitale dans leur recherche effrénée de noms pour leur pléthorique production.

Fils parisiens

Le premier, le Fil Parisien, sort de la maison Louis Viarmé que j'ai déjà évoquée dans ce billet sur une vieille publicité murale.

Fil parisien

Et puis voilà celui qui évoque ce qui est redevenu mon glorieux quotidien depuis une semaine, avec plus de plaisir que je ne l'aurais cru : le fil Au Métro ;-)

Au Métro

Enfin le tout mignon, le fil Aux Petits Parisiens. C'est une marque de la maison Suzor, plus connue pour son célèbre fil Au Patriote. Quand on regarde les bobines, d'ailleurs, on pourrait jurer qu'il s'agit du même fil et que seul l'habillage change... Simple opération de marketing ?

Aux Petits Parisiens

Pour le plaisir, parce que l'image est si jolie, voilà le détail de la délicate chromo ornant le couvercle de la boîte. Tout y est, la promenade en carriole à chèvre qui évoque le jardin du Luxembourg, l'arc de triomphe...

Aux Petits Parisiens chromo

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27 octobre 2016

Archives, on ne s'en lasse pas...

Me voilà repartie pour une semaine de recherches intensives aux archives, le nez plongé dans les vieux papiers. Ah ! c'est sûr ! il vaut mieux ne pas être trop allergique à la poussière ! Il se trouve que sur ce point, j'ai une tolérance assez développée vu l'état de mes hauts d'armoires (et pas que...).

Et où donc, à votre avis, cette prospection dans les minutes des notaires, enregistrement des sociétés, calepins des propriétés bâties et autres gourmandises du même acabit ? Je vous laisse un indice ;-) Et quand vous aurez trouvé où, forcément... vous saurez sur les traces de qui !

Tour Eiffel 1
Tour Eiffel 2
Tour Eiffel 3

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23 octobre 2016

Découpages au pays d'Enhaut #2

Faut-il y voir un signe ? L'année où s'éteint Hauswirth est celle où naît Louis David Saugy à Gérignoz, un village de Château-d'Oex. Le même émerveillement naît à observer la production de cet artiste dont l'histoire, le tempérament et le parcours sont pourtant si différents de son grand ancien.

"Louis à Jules" grandit entre un père paysan qui découpe volontiers de grandes silhouettes et une mère institutrice, douée pour le dessin. C'est une première différence avec l'instinctif Hauswirth, dont les papiers ne révèlent aucun tracé avant l'intervention des ciseaux : Saugy professe l'importance d'être dessinateur pour pouvoir être découpeur.

Saugy 1

Si lui aussi parcourt le pays de long en large, c'est pour exercer son métier de facteur. De la même manière, il se nourrit de tout ce qu'il observe en chemin et admire, lors de ses passages chez les uns et les autres, les papiers laissés par "le vieux" quelques décennies plus tôt. Lui est tout à fait intégré à cette petite société du pays d'Enhaut à laquelle le lie si bien son métier. Ce confort n'empêche pas Saugy d'être particulièrement exigeant dans le regard qu'il jette sur son propre travail : il mettra quarante ans avant de proposer ses premiers papiers à la vente. Il est rapidement reconnu, exposé à Genève, mais le succès qu'il remporte alors ne l'entraînera à aucun compromis dans la qualité de son découpage.

Saugy 2

Hauswirth était solitaire et silencieux, Saugy est truculent et courtisé pour son talent. A sa porte se présente le gratin de l'époque… qu'il acceptera ou non de recevoir, en fonction de critères tout personnels ;-) Mais, aussi généreux que son prédécesseur, il sème ses découpages dans toutes les habitations de la vallée, les personnalisant à l'envi pour leurs destinataires. Jusqu'à sa mort en 1953, il construira ainsi la chronique impalpable et fragile d'une société rurale vivant au rythme des saisons.

Saugy 3

Dans les traces de ces grands  précurseurs, le découpage est aujourd'hui un art vivant, bien implanté au pays d'Enhaut. Le musée met aussi à l'honneur les artistes contemporains et se positionne, dans le cadre de son projet scientifique et culturel, comme futur centre de compétence du papier découpé au niveau national.

Découpage - Photo Fabrice WagnerPhoto Fabrice Wagner

J'espère vous avoir donné envie de me suivre au pays d'Enhaut, proche et dépaysant à la fois. Je vous livre donc mon dernier secret : les impeccables chambres d'hôtes où Armelle et Jean-Jacques Morier nous ont réservé un accueil chaleureux et discret, dans le cadre grandiose de leur ferme du Berceau.

Ferme du Berceau

Ah si ! Encore un tuyau, soufflé par Armelle : pour un dîner succulent (et généreux !) dans une ambiance détendue, le restaurant de la Croix-d'Or aux Moulins, déjà évoqué dans ce précédent billet sur les maisons gravées.

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20 octobre 2016

Découpages au pays d'Enhaut #1

C'était au départ la véritable motivation de notre voyage : voir et revoir l'émouvante collection de papiers découpés que protège, comme un patrimoine inestimable, le musée du Vieux Pays d'Enhaut et notamment la production de deux artistes précurseurs : Hauswirth et Saugy.

De Johann Jakob Hauswirth, on ne sait rien ou presque. Il est de ces transparents qui ne laissent pas de traces écrites parce qu'ils ne possèdent rien et vivent aux lisières de la société. Il reste de son histoire deux jalons, une vie qui commence à Saanen en 1809 et qui prend fin dans la misère en 1871, à l'abri précaire d'une cabane enfouie dans les sombres gorges du Pissot.

Hauswirth 3

Entre les deux, la tradition orale rapporte l'histoire d'un journalier qui passait se louer dans les fermes ou encore comme charbonnier dans les forêts de la région. Au matin, à ceux qui lui avaient offert un toit pour la nuit, il laissait le remerciement de dentelles impalpables, ciselées dans des papiers de récupération.

La fascination naît de l'apparente contradiction entre ces papiers de fortune si finement découpés, légers comme un souffle, et leur créateur décrit comme un homme frustre, lourd et silencieux. On raconte qu'il avait dû rapporter sur les anneaux de ses petits ciseaux des boucles de fil de fer pour pouvoir y passer ses gros doigts.

Hauswirth 1

On a surinterprété les portails toujours fermés, les bouquets somptueux, les scènes de bataille qui naissaient de ses mains, en lui supposant une vie jalonnée d'évènements douloureux. Mais la vérité, c'est probablement qu'il faut accepter d'abandonner l'homme à son ombre, pour n'en connaître que ce qu'il a laissé et qui est infiniment plus que la plupart de ses contemporains. A la pointe de ses ciseaux, il racontait la symétrie du monde et les riens de la vie quotidienne, observés lors de ses inlassables cheminements.

Hauswirth 2

Ses découpages regorgent bien sûr des motifs de l'art populaire, les cœurs, les traditionnelles montées à l'alpage, les cerfs bataillant. Mais Hauswirth fait aussi apparaître dans ses entrelacs de papier le forgeron au coin de son feu, le bûcheron en forêt, la demoiselle sous son ombrelle, l'eau puisée à la fontaine, l'enfant et son cerceau…

Hauswirth 4

Heureusement, on a aimé dans les fermes les précieux papiers festonnés par Hauswirth qu'on glissait, comme un trésor, au creux de bibles protectrices. Heureusement, des passionnés d'art populaire ont ensuite su récolter et conserver la fragile production d'un homme qui restituait, avec tant de sensibilité, la vie palpitant autour de lui.

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16 octobre 2016

Travaux d'aiguilles au pays d'Enhaut

Le but de notre balade en Suisse était le musée du Vieux Pays d'Enhaut ; ce beau petit musée est renommé pour son exceptionnelle collection de papiers découpés mais il offre également une plongée dans le passé de ce bout de vallée alpine qui regroupe les trois communes de Rougemont, Chateau-d'Oex et Rossinière.

Sur les quatre étages de l'ancienne maison du préfet Cottier, on parcourt les pièces de l'habitat traditionnel, reconstitué à travers une accumulation d'objets qui allient le beau à l'utilitaire.

Clarines

Poteries

On passe par la forge, la fromagerie d'alpage, puis dans les différentes pièces à vivre d'une habitation de l'époque. Poteries, vanneries, boissellerie, chaque objet fait l'éclatante démonstration qu'un artisanat à la fois sobre et décoratif peut embellir les gestes du quotidien. Cependant comme on ne se refait pas, j'ai bien sûr été particulièrement attentive aux pièces textiles.

Textiles d'Enhaut

Et parmi les textiles, j'ai essayé de vous rapporter les images qui illustrent nos ouvrages de dames, avec une qualité assez erratique compte tenu des conditions "musée", c'est-à-dire des lumières respectueuses des objets combinées à leur protection sous vitrines. Mais je ne résiste pas à partager avec vous le témoignage des travaux qu'on réalisait dans ce petit coin de la Suisse.

Dentelle pays d'Enhaut

La dentelle tout d'abord, dont l'art a été importé au XVIIème siècle dans le pays d'Enhaut par des ouvrières italiennes en route pour France et qui, sur leur chemin, ont trouvé cette jolie vallée assez à leur goût pour s'y arrêter définitivement. Je crois que ce qui m'impressionne davantage encore que la centaine de fuseaux à manipuler, c'est la forêt d'épingles avec laquelle il faut jongler !

Tricot pays d'Enhaut

Puis comme chez nous, le tricot, un peu plus nécessaire encore dans cette région de montagne.

Exercices et perles

Ce qu'on imagine être des travaux de jeunes filles, les traditionnels exercices de couture -et encore de tricot- et le perlage de bourses précieuses.

Et puis j'ai gardé pour la fin la cerise sur le gâteau, bien sûr ;-) Je n'ai pas pu photographier ces beaux alphabets de face à cause des vitres mais j'espère que vous pourrez tout de même les apprécier.

ABC Marie Yersin 1874
ABC Rosalie Yersin 1874

En 1874, Marie et Rosalie, deux soeurs probablement, brodaient chacune leur marquoir en mettant en commun leurs modèles : l'église, l'arbre surmonté de son oiseau omniprésent, les fleurs stylisées... Ils sont nombreux, les éléments partagés, et pourtant chaque ouvrage a sa personnalité.

ABC Marie et Fanny MottierVoici à nouveau deux ouvrages parents, peut-être ceux d'une mère et de sa fille cette fois-ci, car je vois bien une génération d'écart entre ces deux marquoirs.

ABC 1842 - 1854

Et puis enfin, deux anonymes brodés à une dizaine d'années d'écart, en 1842 et 1854. Tous ces précieux alphabets, présentés dans leur environnement, dialoguent parfaitement avec les objets d'art populaire dont regorge le musée ; ils sont un régal à contempler et à détailler.

Et je vous avoue qu'avant de partir, je me serais bien servie dans cette boîte à couture, juste un petit métrage de ce beau ruban rouge ;-)

Ruban rouge

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13 octobre 2016

Les maisons qui parlent

Évidemment, j'ai consacré une partie de mes vacances à l'immersion dans ces vieux papiers qui font mes délices. Rassurez-vous pour mon équilibre mental, je n'ai pas fait que ça ;-) Seulement il faut croire que je suis poursuivie car je me suis à nouveau retrouvée cernée par les écrits anciens lors d'une brève incursion en Suisse. Mais cette fois-ci, les archives étaient à ciel ouvert.

Le discret pays d'Enhaut, c'est bien sûr la carte postale alpine portée à sa perfection. La vallée herbeuse alterne avec des forêts denses, le tout cédant peu à peu devant les pierres grises des sommets. Mais le paysage reste à taille humaine car ce n'est pas encore la très haute montagne. Ajoutez le concert des clarines en fond sonore, les asters et les derniers soleils de la saison : on flotte avec bonheur dans le cliché absolu.

Paysages du pays d'Enhaut

Il suffit cependant de s'écarter à peine de la route qui longe la Sarine pour tomber sur une originalité locale : des habitations de bois à la façade étonnamment bavarde. Recouvertes d'inscriptions gravées et/ou peintes, elles en disent long sur leur histoire et les convictions de leurs propriétaires.

La Grande Maison de Rossinière

La première d'entre elles, la plus célèbre, est la Grande Maison de Rossinière, qui semble un véritable château bâti de madriers. Elle est connue pour ses dimensions hors normes et aussi pour avoir, en dernier lieu, abrité le travail du peintre Balthus.

La Grande Maison de Rossinière

L'histoire de cette surprenante maison débute en plein milieu du XVIIIème siècle. Comme son grand-père en 1686 puis son père en 1731, Jean David Henchoz décide de créer à Rossinière son habitation de madriers, en faisant appel à la même dynastie de charpentiers que ses prédécesseurs. Il se distinguera cependant d'eux par la taille exceptionnelle de la construction, qui en fait une des plus grandes maisons de bois en Suisse.

Notable du lieu où il exerce les fonctions de greffier de justice, Henchoz fait prospérer le patrimoine familial et se consacre au négoce du fromage en gros. C'est ce qui déterminera le volume impressionnant de sa maison : elle est aux dimensions des caves où il entend stocker et affiner la production issue des vastes alpages de l'Etivaz dont il s'assure peu à peu la propriété. Percées de 113 fenêtres, les façades mesurent 27 mètres en longueur pour 20 mètres en hauteur à leur point culminant.

Ecritures Grande Maison

Et voilà donc comment une maison raconte sa propre histoire au passant qui veut bien s'arrêter un instant devant elle : " C'est par le secours de Dieu que le sieur Jean David Henchoz moderne curial de Rossiniere fils de feu honorable Gabriel Henchoz en son vivant ancien juge curial et gouverneur du dit lieu a fait bâtir cette maison par les maîtres Joseph Geneine de Château d'Oex. Abraham Pilet justicier du dit Rossiniere Samuel Isoz Pierre Bricod David Geneine et Jean Pierre Lybirde riere le dit château d'œz Jean David Pilet Abram Samuel Pilet son fils Jean Rodolph Martin son gendre du dit Rossiniere l'an 1754". Je vous épargne la suite d'invocations religieuses et de considérations réjouissantes sur la brièveté de la vie, un peu dans le genre de celles qu'on voit aux cadrans solaires ("Les vers s'engraisseront dessus ta chair pourrie" ; accrochez-vous à votre bonne humeur, j'enlève l'échelle…)

Celle qui ne figure pas dans le récit ? L'artiste Marie Perronet, de Château-d'Oex, qui avec son époux Jean Raynaud consacra 43 journées à peindre les 2800 lettres romaines qui ornent la façade ainsi que son décor d'armoiries, de frises, de fleurs et d'animaux symboliques.

Motifs Grande Maison

Henchoz n'aura guère le temps de profiter de sa belle maison : il est emporté par la maladie en 1758, deux ans après la fin des travaux ; il n'avait que 46 ans. Restée dans la famille, l'habitation trouve en 1857 un emploi auquel la prédestinait ses 60 pièces dont 40 chambres : la voilà désormais transformée en hôtel. Elle y gagne au passage son appellation touristique de "chalet", un terme que les gens du cru réservent habituellement aux constructions d'alpage. Le livre des voyageurs porte, entre autres, les noms de Victor Hugo et d'Alfred Dreyfus qui viendra s'y reposer après avoir été gracié.

La Grande Maison en 1899La Grande Maison photographiée en 1899 par l'historien Max van Berchem
source : bibliothèque nationale de Suisse

En 1977, ce sont les peintres Balthus et Setzuko Ideta, son épouse, qui deviennent propriétaires de la grande maison et s'attachent à la restaurer au plus près de son apparence originelle. Depuis le décès du premier, elle abrite toujours une fondation à son nom.

L'auberge de la Croix Blanche

Pour être la plus connue, la Grande Maison de Rossinière est pourtant loin d'être unique en son genre. Un peu plus bas, se trouve dans la commune de Montbovon une habitation de dimensions plus modestes mais à la façade tout aussi bavarde.

Seulement, comme elle n'a pas l'aura de sa consœur, elle est beaucoup moins documentée. Nous n'en saurons donc que ce que nous en disent les inscriptions gravées par lesquelles elle se dévoile -un peu- et les archives de la presse ancienne suisse.

Chalet fribourgeois de Montbovon

En mars 1725, le Petit Conseil de Fribourg doit se prononcer sur l'opportunité d'autoriser "un grand Logis" pour y tenir auberge, à l'enseigne de la Croix Blanche. "Ce batimant â êté conpri et fait bati par Anthoine Jordan lieutenant de Mon Bovon et Marguerite née Grange sa fa" Ici le graveur s'est un peu raté sur le calibrage et a manqué de place pour terminer sa ligne mais ça ne semble pas l'avoir ému plus que ça…

Le décor toutefois ne manque pas de créativité. Pas une rosace, pas une frise, pas une moulure qui soit semblable à sa voisine ! Mais contrairement à Rossinière, nous ne connaîtrons que l'identité des maîtres d'ouvrage et rien sur les artisans qui ont œuvré à la réalisation de ce petit trésor.

Façade et pignon sud

Les propriétaires affirment ensuite leur foi en la supériorité de la plume sur l'épée, avec une touchante appropriation de l'écrit si l'on considère l'orthographe approximative. "Par les armes lon peut aqueri de la gloire mais la gloire sant plume en oubli se dissout Les plus grand roy ne sont conus que par listoire leur espee est muette et la plume dit tout". Puis suivent ici aussi les invocations à Dieu et les sentences moralisatrices qui se prolongent sur le pignon sud, auquel est opportunément accroché un balcon joliment travaillé.

Balcon sud

A l'auberge de la Croix Blanche, on venait au temps des diligences troquer ses chevaux fourbus contre les bêtes fraîches qui assureraient la prochaine étape du voyage. La façade présentait tous les attributs d'un relais de poste : une enseigne promettant "bon logis à pied et à cheval", doublée d'une tête de cheval qui surplombait l'entrée principale il y a encore un demi-siècle. Elle est aujourd'hui remplacée par celle d'un cerf couronné de ses bois.

Croix tréflée et tête de cerf

Aux Moulins, le restaurant de la Croix d'Or

Les Moulins,  c'est le village qui se trouve entre Rossinière et Chateau-d'Oex. Sur cette maison-là, rien de rien… Seulement l'assurance de ses actuels occupants qu'il s'agit bel et bien d'une habitation de 1716 et deux qualités qui lui donnent une place à part : il abrite le sympathique restaurant où nous avons passé une fort bonne soirée et… je peux me bercer d'illusions sur d'improbables lointains ancêtres suisses ;-)

Restaurant de la Croix d'Or

1716
Par la grâce de Dieu honeste Jean Lenoir a fait batir ceste maison
Par maitre Ioseph Genaine Moyse Bornet Jean Henchoz
Tandit que tu peut pecher fait voir ta convertion
Ouverts iour et nuit (uers) cete maison soyons touiours resolu a dependre de la volonté de Dieu

Jean Lenoir

Les maisons qui parlent, le fantasme ultime de la généalogiste en goguette…

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11 septembre 2016

Vacances

Je mets le blog au vert pour un mois, à bientôt ;-)

Broderie en vacances

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08 septembre 2016

Boîte Sajou

Quelques péripéties plus tard, j'ai donc fini par finir ma boîte Sajou, bien avancée lors du stage à Mailhat. Le modèle créé par Hélène était prévu pour être terminé en valisette mais compte tenu de son volume important et de l'usage que je lui réservais, j'ai adopté l'idée de Michèle qui a préféré en faire un grand coffret. J'ai donc posé une poignée ancienne de chaque côté et remplacé celle du devant par deux boutons.

Sajou extérieur 1

Pour le décor du dessus, j'ai retravaillé une couverture de livret que j'ai imprimée sur un vieux drap puis rebrodée, plutôt parcimonieusement : point de bouclette, point devant, point de noeud... en rouge, sans grande surprise ;-) Les boutons également sont rebrodés, à partir des logos utilisés par la maison au fil du temps, le S de Sajou puis la combinaison SLC pour Sajou, Lefèvre et Cabin.

Sajou dessus

Sajou détails

Je me suis un peu plus lâchée sur la couleur à l'intérieur de la boîte qui évoque les modèles de tapisserie chers à Monsieur Sajou. Le contre-couvercle est habillé par un modèle de Berlin, combiné au portrait du patron en filigrane et simplement rebrodé, en blanc, d'une frise au point de croix.

Sajou intérieur

L'intérieur est en deux étages, séparés par un plateau amovible. Et le plateau lui-même est structuré par une nouvelle boîte rectangulaire, tout en longueur, qui sert de cloison amovible.

Sajou 1er étage

Sur le couvercle de cette boîte intérieure, j'ai aussi imprimé la succession des intitulés et des adresses de la maison, ce qui me servira d'aide-mémoire pour dater les livrets. Et c'est là également que j'ai casé mes sempiternels monogrammes de Saint-Gall en guise de signature.

Sajou boîte cloison

Finalement, une fois le plateau soulevé, on accède à un nouveau compartiment de rangement, juste ce qu'il me fallait pour mettre à l'abri les vieux papiers de la maison Sajou.

Sajou 2ème étage

C'est bien gentil tout ça, mais il faut que j'arrête de fabriquer des boîtes, moi... car je n'ai pas d'endroit où les poser !

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04 septembre 2016

Des confitures d'un autre genre

Avec le mois de septembre revient invariablement le grand week-end des retrouvailles au bord de notre ruisseau bourguignon. Après la boîte il y a deux ans et le sac l'année dernière, nous avions décidé cette fois-ci de nous en tenir à un échange plus léger avec la customisation d'un pot à confiture.

Pots 3

J'ai eu un peu de mal à me fixer sur une idée jusqu'à ce que je tombe in extremis en brocante sur une mini verrine évasée, correspondant parfaitement à un pot que j'avais déjà en stock au format supérieur.  J'ai donc décidé de partir sur ces contenants gigognes en ajoutant à chacun un simple couvercle emboîtant. Et j'ai profité de l'occasion pour exploiter un motif de patchwork, après un premier essai qui date déjà un peu.

Pots 2

Pour cette nouvelle tentative, le principe de l'assiette de Dresde s'est imposé tout naturellement compte tenu de la forme à habiller. Après un petit tour par la ruche des quilteuses pour bien comprendre le principe de cette construction, j'ai exhumé du stock une ancienne indienne que j'adore mais dont je ne peux quasiment rien faire tant elle est fragilisée. Comme je l'ai associée à un vieux drap de lin, j'avais de la surface à broder et j'ai pu m'en donner à coeur joie. Au bout du compte, mon assiette de Dresde vire au crazy ;-)

Pots 1

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01 septembre 2016

Martine à l'école

Courage, Martine ;-)

Martine à l'école

L'école de 1957 imposait encore (aux filles) l'apprentissage du tricot...

Martine va à l'école tricot

... et celui de la couture.

Martine va à l'école couture

Je ne voudrais pas cafter, mais celui qui ne sera pas capable de recoudre un bouton, c'est le petit gars du fond !

(les illustrations sont de Marcel Marlier)

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