10 mai 2015

Déboutonner la mode

Qui n'a pas enfoui avec volupté la main dans la boîte à boutons pour les caresser, les agiter, inlassablement les trier et les mélanger à nouveau ? La ruse des mamans couturières pour fixer un peu les enfants remuants...  Modeste ou luxueux, l'indispensable bouton traverse toutes les époques et investit toutes les modes. Ce minuscule héros de notre vêture justifiait parfaitement qu'une exposition d'envergure le mette dans la lumière. C'est chose faite avec celle que nous propose le musée des Arts Décoratifs, autour de la collection de plus de 3000 boutons constituée par Loïc Allio.

La scénographie sobre et spectaculaire d'Éric Benqué structure un parcours très lisible, à la fois chronologique et thématique. L'exposition donne à voir non seulement les boutons -nombreux et pour la plupart exceptionnels- mais aussi les vêtements superbes sur lesquels ils jouent les vedettes. Après une introduction sur les matières et les techniques, on aborde les parures d'hommes avec de merveilleux habits à la française, richement ornementés. Quelques devants jamais montés permettent de bien apprécier le travail sur les boutons, brodés dans les morceaux perdus.

Boutons brodés

Toutes les toilettes, anciennes ou contemporaines, sont subtilement mises en valeur par un éclairage calculé ; j'imagine qu'il a été dosé pour protéger ces fragiles textiles.

Toilettes Belle Époque

Objets prosaïques du quotidien, objets familiers touchés chaque jour et plusieurs fois par jour, les boutons forment aussi sur l'étoffe une ponctuation qui dépasse leur simple aspect utilitaire. Ils soulignent l'axe du vêtement et définissent ses points d'appui dans un équilibre de funambule.

Toilettes modernes

J'ai  craqué pour la simplicité extrême de la plupart des coupes. Il me semble que c'est cette pureté qui fait de chacune des pièces une oeuvre d'art. Cette pélerine, la découpe de ce cache-poussière...

Pélerine et cache-poussière

L'exposition n'oublie pas les boutons plus prosaïques, cachés ou à peine dévoilés, de la parure intime : sur les gilets, sur les bottines, sur la lingerie...

Gilets et bottines

Et elle aborde évidemment tout l'aspect de la fabrication et de la commercialisation : industrie de la nacre à Méru, de la céramique à Briare, catalogues des grands magasins, nos collections sont ici... puissance 10 !

plaques boutons

Mon seul regret est de ne pas avoir pu repartir avec un catalogue de l'exposition, ce que n'est pas le très beau livre qui lui est associé. Je suis ravie de l'avoir pris, mais je me suis un peu trop reposée sur lui en ne photographiant pas les cartels, par exemple. Du coup je manque de précisions, notamment sur les couturiers à qui attribuer les toilettes. Vous les retrouverez sur place, si vous avez la chance de pouvoir vous rendre aux Arts Décoratifs d'ici le 19 juillet.

En attendant, je vous popose une autre introduction à la visite avec cette courte vidéo de présentation conçue par le musée.

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14 janvier 2015

Au Bonheur des Dames

Ciel, me transformerais-je en gazette des programmes ? C'est le hasard mais après les Savanturiers sur France Inter la semaine dernière (j'espère que vous avez aimé), je dois vous signaler aujourd'hui un passionnant documentaire rediffusé sur Public Sénat ces jours-ci. Et si je le fais sans attendre, c'est qu'il vous reste des sessions de rattrapage notamment le week-end prochain.

Ce documentaire, c'est Au Bonheur des Dames. Il a pour ambition de décortiquer l'invention du grand magasin et ce qu'elle a révolutionné dans les modes de vie. Il s'appuie principalement sur l'expérience d'Aristide Boucicaut et de son Bon Marché dont s'est également inspiré Zola pour son roman.

Au Bonheur des DamesPublicité pour la prépublication dans Gil Blas - Le manuscrit de Zola
Source Gallica

Illustré par une iconographie variée, le film démonte les ressorts implacables de la consommation de masse que des pionniers comme Boucicaut ont littéralement inventée et rationalisée à grande échelle : organiser un espace susceptible de garder la clientèle captive, rendre désirables des objets dont elle pourrait parfaitement se passer, faire de l'acte d'achat une expérience se suffisant à elle-même, tout mettre en œuvre pour que se renouvelle à l'infini l'impérieux besoin de consommer... Bah dites donc, ça ne resterait pas un peu d'actualité, cette filouterie-là ?

Bon Marché rue du BacLe Bon Marché représenté au verso des chromos publicitaires
Collection personnelle

Mais bien au-delà d'une révolution dans le commerce, l'avènement du grand magasin a participé à sa manière à l'évolution de la condition féminine. Avec le Bon Marché, les bourgeoises aisées qui constituent dans un premier temps son cœur de cible découvrent une occasion de sortir de chez elles… autrement que pour fréquenter l'église. Les jeunes filles modestes y trouvent comme vendeuses une voie de promotion sociale et, pour les plus entreprenantes, la possibilité de développer ensuite leur propre petit commerce : 583 magasins ont été créés en France sous l'enseigne Au Bon Marché, souvent à l'initiative d'anciennes employées du grand magasin parisien.

Enseignes Au Bon Marché"Au Bon Marché" partout en France
Cartes postales Delcampe

Les techniques commerciales modernes, qui nous semblent tellement banales aujourd'hui, sont peaufinées et expérimentées par Aristide Boucicaut en cette fin de XIXème siècle : évènements récurrents comme les étrennes, le mois du blanc ou les soldes, vente par correspondance, collections saisonnières de prêt-à-porter, utilisation des enfants pour appâter les mamans...

Etrennes 1911Affiche publicitaire pour les étrennes 1911
Source Gallica

Du coup le documentaire fourmille d'anecdotes sur nos petites collections. Par exemple ces carnets d'échantillons de tissus si recherchés : imaginez-vous que le Bon Marché a employé jusqu'à cent cinquante jeunes filles rien qu'au découpage et au façonnage de ces petits dépliants ?

Bon Marché Echantillons

Bon Marché Echantillon
Carnets d'échantillons du Bon Marché

Collection personnelle

Et les séries de chromos dont certaines ont été imprimées jusqu'à quarante mille exemplaires : pour entretenir le suspens, Boucicaut avait imaginé distribuer une nouvelle image tous les jeudis, si bien que les mioches tannaient leur mère pour venir au magasin chaque semaine afin de compléter leur série. Gros malin, va...

Bon Marché chromosImages pour enfants sages
Collection personnelle

Et encore les catalogues de vente par correspondance, distribués dans le monde entier pour venir débusquer la clientèle jusque chez elle. Six millions de catalogues pouvaient partir dans l'année, ce qui supposait une organisation étourdissante pour gérer les commandes !

Bon Marché cataloguesCatalogues de mercerie, de blanc, d'articles de jardins, de vêtements de communion...
Collection personnelle

Ça donne envie de reprendre Zola et Au Bonheur des Dames. Dès les premières pages, je me suis fait la réflexion que j'avais oublié à quel point c'était plaisant à lire et comme chaque phrase faisait naître un flot d'images. Du cinéma avant le cinéma... Pour aller plus loin, le dossier préparatoire de Zola est en brut sur Gallica et en décrypté sur cette exposition de la BnF. Et puis sur Gallica toujours, le règlement général du Bon Marché évoqué dans le documentaire.

En bonus final, je vous laisse avec une trace touchante de l'œuvre d'Aristide Boucicaut dans la vie de nos ancêtres proches : quand notre grand-mère préparait sa commande au Bon Marché

Bon Marché commande 1936Un catalogue de 1936, ses dépliants et ses notes
Collection personnelle

Le Bon Marché, c'est mon grand magasin parisien préféré car je trouve qu'il a su se moderniser sans perdre tout à fait son ADN Boucicaut. Et vous ?

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20 décembre 2014

Avent 2014 - 21ème jour

Livré dans ma Bourgogne

Un moule à chocolat ancien ! C'est mon deuxième, après un coeur trouvé à une vente de charité en Alsace... Deux, ça ne ressemblerait pas un peu à un début de collection, ça ? En plus en ce moment, je suis à fond dans les sabots pique-aiguilles, ça reste dans le thème ;-)

moule chocolat

En guise de chocolat, il est garni de rubans anciens tissés... rouges, bien sûr !

Livré dans son Languedoc

Aujourd'hui, je donne dans le vintage avec ces pochettes spéciales fainéante : ça m'aurait très bien convenu, si j'avais dû marquer mon linge ;-)

Illico

L'argument est imparable : un coup de fer chaud, c'est marqué, et ça résiste à la Javel et à la lessive, y compris en faisant bouillir ! Et puis on les trouve même dans les expositions internationales, c'est vous dire le sérieux de la chose...

Illico mode d'emploi

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06 décembre 2014

Avent 2014 - 7ème jour

Livré dans ma Bourgogne

Un de ces minuscules bougeoirs de dînette que j'aime tant, en verre moulé bleu (Babeth, pas touche !). Si ce n'est pas du Portieux, ça y ressemble diablement, en tout cas.

Bougeoir dînette

Livré dans son Languedoc

En ce jour de Saint-Nicolas, j'ai décidé de détourner la tradition du pain d'épices en utilisant cette recette du Bocal à Blogueuses.  Toutes les épices sont bien présentes, anis vert, badiane, canelle, cardamome, coriandre, gingembre girofle et muscade, c'est le mélange de nos herboristes dijonnais. Mais sur une base sablée, j'ai pu ressortir ma copine Brigitte du placard où elle dormait depuis trop longtemps ;-)

Sablés Saint-Nicolas

Il y a un peu de désorganisation dans les newsletters, suite à un crash de disque dur qui me contraint à jongler entre plusieurs ordinateurs. Je vous ferai passer dans la semaine l'image ancienne de Saint-Nicolas qui m'a servi à empaqueter ces sablés épicés, mais aujourd'hui je me rattrape en vous envoyant la couronne utilisée pour l'étiquette de mes paquets.

Il ne fallait pas me le dire deux fois

Retour sur ma surprise de mercredi dernier, avec ma pochette à serviette désormais ornée d'une initiale extraite de l'album de marques n°656 de Monsieur Sajou ;-)

Porte-serviette S1

Porte-serviette S2

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19 octobre 2014

Le bateau d'Eugénie

Dans le billet sur le marquoir d'Eugénie, je présumais que son père avait dû faire partie des premiers à quitter sa famille, puisqu'il n'avait pas encore atteint quarante ans lors de la mobilisation générale. Ma curiosité de farfouilleuse m'ayant entraînée dans les livrets matricules mis en ligne par les Archives départementales du Var, j'y ai trouvé le livret militaire d'Auguste et du même coup confirmation de cette supposition : il est même arrivé au corps dès le 2 août 1914.

mobilisation 2-8-1914

Mais surtout, ce qui m'a arrêtée à la lecture de ce livret, ce sont les affectations d'Auguste : embarqué à Marseille le 17 août 1914, il traverse la Méditerranée pour gagner Salé où il débarque quatre jours plus tard. Il restera finalement au Maroc le temps de la guerre et ne reviendra à Marseille qu'en janvier 1919.

Maroc

Du coup, il prend une tout autre signification, le bateau brodé par Eugénie sur son marquoir…

bateau Eugénie

Je profite de ce retour sur le marquoir d'Eugénie pour vous dire que j'ai créé un album afin de recueillir les photos des votres. Vous pouvez le visualiser par la colonne de droite, il contient déjà celles de Gillette et de Marina.

Eugénie par Gillette et Marina
Si vous aussi l'avez brodé, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, je les ajouterai et ça me fera très plaisir ;-)

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20 juillet 2014

Ce que coûte le fil

Je vous parlais de pépites dans ce billet, en voici une avec cette série de trois cartes postales faisant partie du fonds de la médiathèque de Roubaix et issues de la collection de Monsieur Meegens.

comptes_de_la_m_nag_re

Elles datent probablement de la toute fin de la guerre et retracent, sur le ton de la caricature, l'évolution du panier de la ménagère entre 1914 et 1918. Si je me suis arrêtée sur ces images, c'est qu'il y a, dans la liste des commissions, uniquement des produits alimentaires… à l'exception notable d'une bobine de fil. Avant de devenir l'emblème de DMC au gré des mariages d'entreprises, A la Tête de Cheval était à l'époque une marque Thiriez. Le coton glacé considéré comme un produit de première nécessité, je ne crois pas que nous en serions toujours là un siècle après !

Thiriez

Thriez détails

On  retrouve dans cette série de cartes postales tous les traits de la caricature : la joviale ménagère de 1914 se décharne au fil du temps, son cabas maigrit en même temps qu'elle perd ses rondeurs et son sourire, même son chien en est réduit à fouiller les poubelles qu'il méprisait avant la guerre !

ménagère

panier

chien

En accompagnement du dessin, démonstration est faite de l'explosion des prix pendant la guerre, probablement en forçant le trait. En voyant le prix du lait multiplié par 30 en quatre ans, celui du sucre par 40 et celui de la patate par 65… j'ai quand même cherché à en savoir un peu plus.

fil

Oui, le trait est forcé. Mais j'ai été amenée à une réalité dont j'avais davantage conscience pour la seconde guerre mondiale : celle de la pénurie alimentaire frappant l'arrière et confinant, selon les endroits, à la quasi-famine. Dès l'automne de 1914, les prix augmentent de manière intolérable, et bien sûr les salaires ne suivent pas la même courbe. On n'allait pas payer des femmes au même tarif que les hommes partis au front, quand même ! Et pourtant… ce sont elles qui contribuent grandement à maintenir une activité de survie : les usines et les moyens de transports continuent de fonctionner, les récoltes sont engrangées, les terres sont labourées.

A titre de comparaison, une ouvrière qui travaille pour l'armement gagne par exemple en 1916 entre 15 et 20 centimes de l'heure… de quoi s'offrir un kilo de patates, mais il lui faudra travailler trois heures pour un kilo de pain… et presque quatre pour 200 grammes de viande.

A demeurant, c'est un problème qui se pose rapidement en d'autres termes : le manque de produits alimentaires aboutit, dès la première année de guerre, à la mise en place du rationnement qui ne disparaitra complètement qu'en 1921.

Si vous voulez en savoir plus sur l'implication des femmes pendant la guerre , je vous recommande l'article de Laura Lee Downs Salaires et valeur du travail sur l'origine du décalage entre les salaires féminins et masculins et également le passionnant ouvrage collectif dirigé par Evelyne Morin-Rothureau Combats de femmes 1914-1918 - Les françaises pilier de l'effort de guerre

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16 janvier 2014

Tout en un !

J'aime l'argument de ce dé magique qui me fait un peu penser au boniment des camelots. Mesdames et Messieurs, en achetant mon dé, vous n'aurez pas UN outil, vous n'aurez pas DEUX outils... si vous achetez ce dé merveilleux, Mesdames et Messieurs, ce sont TROIS, oui, j'ai bien TROIS outils en un seul qui sont à vous !

Magic thimble 1

Magic thimble 2

Mais les outils mirifiques qu'on achète sur les foires tiennent rarement leur promesse. Vous pouvez me croire : hypnotisée par un bonimenteur, j'ai acheté fort cher un pinceau sans poil que je n'ai bien sûr jamais réussi à utiliser... No comment, please ;-= Et bien contrairement à eux, ce brave petit dé ne démérite pas : l'enfile-aiguille se déploie et se rétracte parfaitement et le cran prévu pour la coupe du fil fonctionne très bien.

Je ne regrette que deux choses : n'avoir pas le mode d'emploi annoncé sur la boîte, juste pour savoir ce qu'il pouvait bien y avoir à expliquer de plus... Et que ce dé soit trop petit pour mon doigt, car j'aurais bien aimé pouvoir l'utiliser !

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09 octobre 2013

Musée de la Vie Bourguignonne : les coiffes, acte III

Nous avons à Dijon un musée des arts et traditions populaires dont je suis amoureuse et qui mériterait, à mon avis, d'être bien mieux connu. Le chantier qui y est mené sur l'inventaire des coiffes a déjà donné lieu à deux très belles expositions temporaires : les bonnets d'enfants en 2005 puis les coiffes de la Bresse et du Mâconnais en 2009. Vous pouvez explorer le corpus de ces deux expositions sur le portail Joconde.

Le dernier volet du travail d'inventaire est présenté dans une troisième exposition au titre intrigant "Coiffe ou bonnet... allez savoir !" qui se tient jusqu'au 30 décembre prochain.

MVB
A gauche, le thème, à droite le lieu : franchement, est-il possible de rater ça ?

L'exposition présente soixante-huit coiffures appartenant aux trois catégories des coiffes, des bonnets et des layottes. Oui, vous apprendrez la différence entre les trois, enfin... moi je l'ai apprise, car j'ignorais ces subtilités. La scénographie sobre s'efface devant la délicatesse des textiles et leur laisse toute la vedette.

coiffes

Les coiffes sont cependant accompagnées de tous ces objets désuets et charmants que nous aimons tant : marottes, pieds à chapeaux, paniers et bien d'autres.

marottes

coiffes et panier

Et elles sont aussi replacées dans leur contexte grâce à des tableaux représentant des scènes de la vie quotidienne.

Toiles MVB

Si vous voulez avoir une idée du travail nécessaire pour la remise en forme d'une coiffe, suivez cette courte vidéo proposée par le MVB. Après ça, je vous assure que vous regarderez d'un autre oeil les mètres de dentelles tuyautées que vous verrez à l'exposition !

Les deux premières expositions avaient donné lieu à de jolis catalogues très bien documentés que je vous recommande. Nous attendons avec impatience le troisième opus qui devrait être disponible d'ici fin octobre. Tant que nous y sommes, si vous passez à la boutique du musée, ne ratez pas le catalogue de l'exposition sur les gorgerettes mâconnaises "Couvrez ce sein", avec un merveilleux travail de cannetille et de paillettes et également "Ces objets qui racontent une histoire", présentant notamment le touchant fauteuil de Babeth (je vous le montrerai en détail un de ces jours) et la boîte Cartier-Bresson de Brigitte.

catalogues coiffes gorgerette et objets

J'ai gardé le meilleur pour la fin : le musée se trouve 17, rue Sainte-Anne... oui, oui ! cette même rue où le club des Fées Brodeuses installe sa première exposition, du 18 au 21 octobre prochain. Double motivation donc, et rentabilisation maximale du voyage si vous vous trouvez un peu loin de Dijon ! Et si finalement vous décidez de faire ce déplacement, je ne saurais trop vous conseiller de prévoir le temps nécessaire pour voir au musée non seulement l'exposition temporaire, mais également les collections permanentes, par exemple la foisonnante galerie Perrin de Puycousin. Qui sait, deux ou trois petites choses pourraient y retenir votre attention,>)))

Galerie PdP

Sans compter, à l'étage, la rue des commerces où sont reconstitués de vieux magasins dijonnais, remplis de toute leur marchandise et qui étaient voués à disparaître sans cette oeuvre de conservation.

On est bien d'accord : il faut prévoir le week-end entier !

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05 juin 2013

Y'a pas que la voiture dans la vie !

affiche Peugeot
Affiche de 1878 issue du site Gallica

Pourra-t-on assez dire l'inépuisable bonheur qu'il y a à fureter dans les collections Gallica ? D'accord... j'y passe trop de temps... Regardez le joli résultat obtenu par une recherche sur les deux mots affiche + coudre. J'ajoute encore ici, juste pour le plaisir, l'affiche de l'énigmatique Couso-Brodeur et je vous laisse explorer le reste de la liste.

Affiche couso-brodeur

Et puisque nous en sommes aux vieilles machines à coudre, je ne vais pas manquer cette occasion de vous diriger vers la référence francophone sur le sujet. Odile ne se contente pas de sauver les machines à coudre, elle leur redonne une seconde vie (en tandem avec Bob,>))) et est capable de décrire précisément leur fonctionnement et leur utilisation, photos très détaillées à l'appui. Chaque page consacrée à une de ces élégantes est un petit bijou et une mine de renseignements. Le site propose également un forum de passionné(e)s très actif.

N'hésitez pas à farfouiller dans tous les coins, au petit bonheur la chance vous pourrez même tomber sur un  schéma de patchwork inspiré de la marquetterie d'une des pensionnaires d'Odile !

Et enfin, je saute du coq à l'âne pour vous annoncer la parution du nouveau livret réalisé à l'initiative de Tania et Niky. Je n'ai pas eu la disponibilité pour y participer cette fois-ci mais vous pourrez avoir les renseignements concernant ce numéro sur chacun de leurs blogs.

Simply XStitch été

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