30 juillet 2017

Les anonymes de l'été #3

L'anonyme d'aujourd'hui n'est pas un, mais trois : trois beaux alphabets dont les teintes ont été très bien préservées. Comme je les ai trouvés ensemble dans une reliure, qu'ils sont de même format et d'inspiration commune, j'imagine qu'ils sont de la même main ; ou alors de mains alliées ? Trois soeurs, trois cousines, trois amies...

ABC papier perforé

Ils ont pour particularité d'être brodés non pas sur de la toile mais sur du papier. Seulement c'est un papier dont on peut simplement rêver car nous n'en avons pas l'équivalent dans nos fabrications modernes : il fait 10 perforations au centimètre ! La broderie est d'ailleurs exécutée non pas au point de croix mais au demi-point.

Ils sont d'une construction classique et particulièrement équilibrée. Leur attrait tient aussi à la gaieté de leurs couleurs. Dommage qu'ils ne contiennent aucune indication permettant de les identifier, de les localiser, ni même de les dater. Il ne reste qu'à les admirer tels qu'ils sont !

ABC papier perforé 1

ABC papier perforé 2

ABC papier perforé 3

Peut-être aurez-vous envie de récupérer cette charmante petite frise ? La voici en grand, qui devrait sans problème pouvoir vous tenir lieu de diagramme.

Frise

Et je me rattrape in extremis en n'oubliant pas, pour une fois, de vous donner la taille : ils mesurent 21 centimètres de haut sur 27 centimètres de large.

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05 février 2017

Moisson 2017

Il est des rituels dont il est impossible de se lasser et les jolies découvertes du mois de janvier en font partie. Je suis toujours touchée à l'extrême des surprises que me dévoile jour après jour ma boîte aux lettres, en songeant aux mains qui ont pris le temps de choisir, de broder, de découper, de scraper, de cartonner... pour faire mon année belle.

Pour ouvrir le ban, nichée dans ses dentelles, la fée au petit air boudeur de Pascale qui saupoudre ses voeux sur tout ce qui bouge

Fairy wishes de Pascale

Les jolies bricoles de mercerie de Mimi ; les cartes scrapées et finement découpées de Lyne, Véronique et Sylvie

Lyne Véronique Sylvie et Mimi

Les pains d'épices de Pierrette, le souvenir de voyage d'Odile et la pluie de paillettes de Marie-Christine

Pierrette Odile Marie-Chrstine

Le sapin musicien de Christine, le sapin voyageur de Joëlle

Christine et Joëlle

Des photos de leurs ouvrages  par Marie-Noëlle, Anne et Isabelle

Marie-Noëlle Isabelle et Anne

Les voeux brodés et tintinnabulants d'Yvonne, brodés et lecteurs de Marcelle, brodés et indus d'Annie

Yvonne Marcelle Annie

Le raffinement du carnet impeccablement cartonné de Marie-Thé, pour ne perdre aucune bonne idée

Le carnet de Marie-Thé

Encore du cartonnage avec le chevalet de Michèle et de la couture avec la pochette de Martine pour emporter partout mes sachets de thé

Michèle et Martine

Et puis mes amies connaissent mes faiblesses et mon amour pour les vieilles choses... elles m'aident à ne pas respecter mes résolutions en ajoutant quelques unités à mes collections ;-)

Les cartes postales anciennes de Brigitte, Michèle et Martine

Brigitte Michèle Martine

Un superbe carnet d'échantillons de toiles à matelas sauvé par Élisa, qui fait au passage la démonstration de son talent -un de plus- pour la composition typographique

Elisa

Des dentelles de toutes sortes choisies par Violine, qui sont autant de promesses pour de futurs ouvrages

Violine

Et je finis, pour aujourd'hui, avec les trésors sélectionnés par Josette : une pochette à courrier où ont patiemment été brodées des longueurs de feston et de jolies scénettes illustrant les moyens de communication modernes pour l'époque ; une enveloppe au timbre de la Semaine de Suzette ; un sachet du Bon Marché pour... le thé, peut-être ? J'étais surprise en voyant ce sachet visiblement alimentaire mais effectivement, le Bon Marché a été le premier grand magasin à ouvrir, en 1923, le "Comptoir de l'Alimentation" pour y commercialiser des thés haut de gamme et des conserves fines.

Josette

Merci mes amies, je crois que je suis parée pour 2017 !

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20 novembre 2016

Livre d'images

Je sais que je vous parle beaucoup d'archives mais on y découvre tant de trésors… et pas seulement des actes un peu rébarbatifs, comme l'imagine le commun des mortels ;-) La preuve aujourd'hui avec un bel album de chromos anciennes, récemment mis en ligne par les Archives départementales de la Côte-d'Or.

Comme souvent dans les scrapbooks, les chromos classiques ont été regroupées par séries plus ou moins complètes puis la mise en scène a été peaufinée par des découpis. Chaque double page, conçue comme un ensemble, dégage à la fois une sensation de fantaisie et d'équilibre.

Scrapbook 1 AD21 - 1 Fi 99Archives départementales de la Côte-d'Or - 1 Fi 99

On sait peu de choses sur cet album : l'inventaire nous apprend qu'il a été commencé le 30 septembre 1883 par Louis de France pour Jacques de France. Sur la couverture est brodée, dans un cartouche fleuri, la date du 15 août 1883.

Scrapbook 2 AD21 - 1 Fi 99Archives départementales de la Côte-d'Or - 1 Fi 99

Une histoire de frères ? Probablement puisque la page de dédicace indique "A Notre Mère Amour Respect Reconnaissance". Garçon brodeur donc, car regardez bien la surprise : cette dédicace est tout bonnement brodée, découpée et enrubannée sur une feuille de papier perforé !

Scrapbook 3 AD21 - 1 Fi 99Archives départementales de la Côte-d'Or - 1 Fi 99

A moins qu'une sœur laissée dans l'ombre ne soit venue en renfort pour parachever l'album par cette page magistrale ? Quoi qu'il en soit, j'avoue que j'aimerais bien la voir "en vrai" pour étudier d'un peu plus près le motif du découpage. J'ai peu d'espoir étant donné le mauvais état signalé de l'ensemble mais j'essaierai tout de même ;-)

En attendant, je vous laisse vous régaler avec les 76 pages de ce bel album.

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23 octobre 2016

Découpages au pays d'Enhaut #2

Faut-il y voir un signe ? L'année où s'éteint Hauswirth est celle où naît Louis David Saugy à Gérignoz, un village de Château-d'Oex. Le même émerveillement naît à observer la production de cet artiste dont l'histoire, le tempérament et le parcours sont pourtant si différents de son grand ancien.

"Louis à Jules" grandit entre un père paysan qui découpe volontiers de grandes silhouettes et une mère institutrice, douée pour le dessin. C'est une première différence avec l'instinctif Hauswirth, dont les papiers ne révèlent aucun tracé avant l'intervention des ciseaux : Saugy professe l'importance d'être dessinateur pour pouvoir être découpeur.

Saugy 1

Si lui aussi parcourt le pays de long en large, c'est pour exercer son métier de facteur. De la même manière, il se nourrit de tout ce qu'il observe en chemin et admire, lors de ses passages chez les uns et les autres, les papiers laissés par "le vieux" quelques décennies plus tôt. Lui est tout à fait intégré à cette petite société du pays d'Enhaut à laquelle le lie si bien son métier. Ce confort n'empêche pas Saugy d'être particulièrement exigeant dans le regard qu'il jette sur son propre travail : il mettra quarante ans avant de proposer ses premiers papiers à la vente. Il est rapidement reconnu, exposé à Genève, mais le succès qu'il remporte alors ne l'entraînera à aucun compromis dans la qualité de son découpage.

Saugy 2

Hauswirth était solitaire et silencieux, Saugy est truculent et courtisé pour son talent. A sa porte se présente le gratin de l'époque… qu'il acceptera ou non de recevoir, en fonction de critères tout personnels ;-) Mais, aussi généreux que son prédécesseur, il sème ses découpages dans toutes les habitations de la vallée, les personnalisant à l'envi pour leurs destinataires. Jusqu'à sa mort en 1953, il construira ainsi la chronique impalpable et fragile d'une société rurale vivant au rythme des saisons.

Saugy 3

Dans les traces de ces grands  précurseurs, le découpage est aujourd'hui un art vivant, bien implanté au pays d'Enhaut. Le musée met aussi à l'honneur les artistes contemporains et se positionne, dans le cadre de son projet scientifique et culturel, comme futur centre de compétence du papier découpé au niveau national.

Découpage - Photo Fabrice WagnerPhoto Fabrice Wagner

J'espère vous avoir donné envie de me suivre au pays d'Enhaut, proche et dépaysant à la fois. Je vous livre donc mon dernier secret : les impeccables chambres d'hôtes où Armelle et Jean-Jacques Morier nous ont réservé un accueil chaleureux et discret, dans le cadre grandiose de leur ferme du Berceau.

Ferme du Berceau

Ah si ! Encore un tuyau, soufflé par Armelle : pour un dîner succulent (et généreux !) dans une ambiance détendue, le restaurant de la Croix-d'Or aux Moulins, déjà évoqué dans ce précédent billet sur les maisons gravées.

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20 octobre 2016

Découpages au pays d'Enhaut #1

C'était au départ la véritable motivation de notre voyage : voir et revoir l'émouvante collection de papiers découpés que protège, comme un patrimoine inestimable, le musée du Vieux Pays d'Enhaut et notamment la production de deux artistes précurseurs : Hauswirth et Saugy.

De Johann Jakob Hauswirth, on ne sait rien ou presque. Il est de ces transparents qui ne laissent pas de traces écrites parce qu'ils ne possèdent rien et vivent aux lisières de la société. Il reste de son histoire deux jalons, une vie qui commence à Saanen en 1809 et qui prend fin dans la misère en 1871, à l'abri précaire d'une cabane enfouie dans les sombres gorges du Pissot.

Hauswirth 3

Entre les deux, la tradition orale rapporte l'histoire d'un journalier qui passait se louer dans les fermes ou encore comme charbonnier dans les forêts de la région. Au matin, à ceux qui lui avaient offert un toit pour la nuit, il laissait le remerciement de dentelles impalpables, ciselées dans des papiers de récupération.

La fascination naît de l'apparente contradiction entre ces papiers de fortune si finement découpés, légers comme un souffle, et leur créateur décrit comme un homme frustre, lourd et silencieux. On raconte qu'il avait dû rapporter sur les anneaux de ses petits ciseaux des boucles de fil de fer pour pouvoir y passer ses gros doigts.

Hauswirth 1

On a surinterprété les portails toujours fermés, les bouquets somptueux, les scènes de bataille qui naissaient de ses mains, en lui supposant une vie jalonnée d'évènements douloureux. Mais la vérité, c'est probablement qu'il faut accepter d'abandonner l'homme à son ombre, pour n'en connaître que ce qu'il a laissé et qui est infiniment plus que la plupart de ses contemporains. A la pointe de ses ciseaux, il racontait la symétrie du monde et les riens de la vie quotidienne, observés lors de ses inlassables cheminements.

Hauswirth 2

Ses découpages regorgent bien sûr des motifs de l'art populaire, les cœurs, les traditionnelles montées à l'alpage, les cerfs bataillant. Mais Hauswirth fait aussi apparaître dans ses entrelacs de papier le forgeron au coin de son feu, le bûcheron en forêt, la demoiselle sous son ombrelle, l'eau puisée à la fontaine, l'enfant et son cerceau…

Hauswirth 4

Heureusement, on a aimé dans les fermes les précieux papiers festonnés par Hauswirth qu'on glissait, comme un trésor, au creux de bibles protectrices. Heureusement, des passionnés d'art populaire ont ensuite su récolter et conserver la fragile production d'un homme qui restituait, avec tant de sensibilité, la vie palpitant autour de lui.

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16 juin 2016

L'atelier de Gail Rieke

Au départ, il y a cette photo, non sourcée évidemment... Oh ! que ça ne me plaît pas, ces images qui passent de page en page sans que personne ne fasse le petit effort de rechercher leur origine ! Beautés inanimées, avez-vous donc une créatrice ?

L'atelier de Gail RiekeL'atelier de Gail Rieke

Mais j'ai tort de râler car l'enquête, rondement menée pour savoir d'où venait cet étonnant mur de valises, aura eu le mérite de m'entraîner dans la jolie bulle de Gail Rieke, une artiste vivant à Santa Fe. Et ce fut une belle découverte !

L'atelier de Gail Rieke - DétailEn avançant dans l'atelier de Gail Rieke

L'ambiance qui se dégage de son travail m'a immédiatement séduite : papiers, nature, collages, voyages... elle construit un univers cohérent et nous emmène très loin.

Otafuku's Dream Japan Journal 2012
Dans la valise de Gail Rieke, il y a...

Je ne vous donne pas plus d'images ici pour que vous alliez la suivre sur son site. Cliquez sur l'image pour vous laisser entraîner dans l'étonnante exploration de cette valise bourrée à ras bord d'idées séduisantes mais ne manquez pas de fouiller les autres pages, il y a des pépites !

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06 mars 2016

Спасибо, Франсуаз !

Françoise m'a envoyé cette semaine, à l'occasion de mon anniversaire, une petite boîte scrappée qui a levé en moi une bouffée de nostalgie. Car elle a pris soin d'y réunir beaucoup de ce que j'aime : il y souffle un petit vent de Russie autour de mille pienpiens de mercerie. Dentelles, bouton, vieille étiquette DMC et pubs recyclées, c'est le choc de mes mondes qui se cache sous ce couvercle ;-)

Boîte Françoise

Françoise, tu ne le sais pas mais je conserve depuis longtemps l'emballage d'une tablette de chocolat, curieusement achetée dans une épicerie russe de Kensington (!) J'ai une tendresse particulière pour cette illustration à l'inspiration résolument soviétique. Il y transparaît tant de foi en un avenir radieux, alors qu'il y avait si peu de raisons d'y croire !

Alionka chocolat

L'image d'Alionka me rappelle des heures et des heures de balades le long de la Moskova, avant que l'usine de confiserie Octobre Rouge ne devienne ce lieu tellement branché, fréquenté aujourd'hui par les bobos de la capitale russe.

Usine Octobre Rouge

Bien avant même, en vérité (je ne devrais pas m'en vanter ;-) qu'elle ne fut désaffectée. Il flottait sur l'île Bolotny, en plein coeur de Moscou, une odeur entêtante et vaguement écoeurante de confiserie industrielle... Aujourd'hui, l'emblématique visage d'Alionka est devenu le summum du hype, au point d'inspirer les peintres de street art comme ici, dans des ruines post-modernes, ces plaques de béton transformées en tablettes de chocolat...

Pasha 183Peinture de rue Pacha 183

Bon, c'est pas tout... mais après la récupération du vieux linge dont je vous ai parlé jeudi, il me vient une furieuse envie de remplir de trésors toutes les petites boîtes qui me passent à portée de main ! Me voilà bien partie, moi...

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31 janvier 2016

Moisson 2016

J'aime mon facteur et les surprises qu'il dépose régulièrement dans ma boîte aux lettres, mais encore davantage au mois de janvier. Comme chaque année, j'ai engrangé jour après jour une belle moisson de souhaits, habillés d'idées toutes différentes.

Voeux 1

Le graphisme sobre des chiffres romains pour la broderie d'Annie, les découpes toujours plus fines de Sylvie (avec les emporte-pièce assortis à la carte, des coeurs festonnés d'un modèle que je n'avais pas ;-) et l'ange naïf de Martine qui met à profit la jolie veine de la récup'.

Voeux 2

Le marque-page délicatement brodé aux couleurs de Noël par Marcelle, le sapin au pliage origami de Lyne, les papillons virevoltant en guirlande de Danielle.

Voeux 3

L'invitation au coloriage d'Odile, les voeux bien ficelés de Catherine et de la fine équipe de Brévonnes, le collage de Françoise tout droit sorti de l'atelier de reliure.

Voeux 4

La jolie carte scrappée et habillée de nacre par Sandra, un transfert au charme enfantin réalisé par Marie-Claire et la demoiselle mercière pleine de fantaisie de Pascale.

Voeux 5

Le pique-épingles de Mimi qui condense les charmes de l'hiver, le paysage d'hiver naïf et doux imaginé par Marie-Christine et le le bouquet de gui perlé finement brodé par Yvonne.

Voeux 6

La joyeuse énigme brodée de Michèle, la boîte dorée aux finitions parfaites de Marie-Thé (mais les chocolats qu'elle contenait sont mangés ;-) et le savant pliage de Christine, tout en volume.

Et dans la hotte du mois de janvier, il y avait aussi quelques petites choses anciennes que je vous montrerai dans un prochain billet ;-)

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28 janvier 2016

Voeux 2016

Je suis souvent, tout au long de l'année, extrêmement négligente dans le suivi de mon courrier, aussi bien physique qu'électronique. Alors je crois bien que je vois dans les voeux du mois de janvier une manière de me racheter et d'envoyer un petit signal d'amitié à mes correspondant(e)s.

Pour le reste, je n'y investis pas d'espoirs immodérés, au moins sur l'influence qu'ils peuvent avoir sur le cours des évènements eux-mêmes ;-) Je prépare simplement mes petits papiers avec application, en essayant d'y mêler de douces pensées pour leurs destinataires.

Comme d'habitude, ça s'est fait cette année un peu à la dernière minute, en piochant dans ma réserve d'inspiration que sont les vieux papiers. Ici je suis partie d'un savant pliage ancien remarqué sur Ebay, en le simplifiant considérablement... et en faisant l'impasse sur le contenu bondieusesque ;-)

Image pieuseMon idée de départ était de rester en noir et blanc avec une touche de doré ; mais il aurait fallu que j'anticipe pour dessiner des frises qui me conviennent, choisir des textes itou, tester des solutions pour un doré pas trop clinquant... en résumé, il n'aurait pas fallu que je m'y mette le 26 décembre. Je me suis donc rabattue sur la facilité en utilisant des images mises depuis longtemps de côté, mon seul effort créatif (un grand mot pour ce que c'est ;-) résidant dans le traçage des coeurs. A chaque fois que je butte sur mes maigres compétences dans ce domaine, je me dis qu'il faudra bien, un jour ou l'autre, que je fasse l'effort d'apprendre à dessiner !

Bref, voici le résultat de ce pliage, illustré par des peintures primitives américaines dont j'aime particulièrement la douceur et le côté intemporel.

Voeux 2016 enveloppe

Voeux 2016 - 4 coeurs

Voeux 2016 - Portrait John BluntMiss Frances A. Motley par John S. Blunt

Voeux 2016 - Deacon PeckhamLes enfants de John Thurston et  Mersylvia Farwell par Deacon Peckham

Pour vous donner une idée de la taille, mes enveloppes figurant sur la première photo font 14 x 9 centimètres, les dimensions minimales autorisées par la Poste.

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26 février 2015

Flow d'optimisme

Hier soir, j'ai dû aller au supermarché, ce que je ne fais que tous les .... quelques mois, quand mes placards sonnent vraiment le creux. Comment ça, tout le monde s'en fout ? Mais moi ça me traumatise, à tel point que je vise toujours les vacances scolaires pour l'expédition ravitaillement, comme ça il y a moins de monde et c'est plus vite expédié. OK, tout le monde s'en fout...

Première consolation : je suis tombée sur une petite caissière toute mignonne, toute souriante.

Deuxième grosse consolation : j'en ai profité pour passer à la Maison de la Presse et acheter le nouveau magazine Flow qui me faisait de l'oeil, avec ses pastilles de couleurs et ses promesses de douceur.

Flow

J'ai juste picoré dans les quatre rubriques : Belles rencontres, Esprit libre, Petits plaisirs et Douceur de vivre. Des choses qui parlent, n'est-ce pas ? Et ce que j'en ai lu pour le moment m'a bien contentée. Le magazine est rempli de jolis papiers, de couleurs pétillantes, d'images qui font du bien et de dames qui donnent de l'inspiration. Ce qu'il n'y a pas : de la pub, le dernier régime pour l'été, des tests de crèmes qui font rajeunir et de la mode jetable. Et ça aussi, en ce qui me concerne, c'est un très bon point.

Comme ça, un premier coup de coeur ? Pour Natasha Boel et ses boîtes foutraques. Elle dit "Mon atelier est un incroyable méli-mélo de cartons, de livres, de tissus, de journaux, de cartes et de projets anciens. C'est au beau milieu du chaos que je crée les plus belles choses, sans trop avoir à réfléchir si tout va bien ensemble." Et elle a conçu en prime un joli carnet à noter plein de choses.

Natascha Boel

Il m'en reste plein à lire et à découvrir mais je veux prendre le temps de déguster. Prendre le temps justement, résister à l'injonction, avoir soin de soi, ce sont deux ou trois choses que j'ai picorées au fil des pages et qui m'ont joliment réjouie.

ranger

Le thème de ce numéro-ci : donner et recevoir (celui du prochain : courage et vulnérabilité). La citation qui m'a accrochée est de Colette : Quelle vie merveilleuse fut la mienne ! Si seulement je m'en étais rendu compte plus tôt !

Pour le moment, Flow n'a qu'un défaut à mes yeux : jusqu'ici je me trouvais plutôt hors des clous avec ma propension à la lenteur et à la rêvasserie. Souvent même gnangnan à vouloir plutôt tourner la tête vers les jolies choses et ignorer les râleurs de tous poils. Ça me convenait tout à fait d'être démodée ;-) Zut... raté !

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