22 mai 2014

Le sens des mots

A bientôt recto

Ce "A bientôt" dansant d'allégresse doit être chargé de bien plus de choses que celui que nous lançons, tous les jours, sans trop réfléchir à son contenu... La carte date du 30 mai 1916. Un militaire annonce sa toute prochaine permission à sa femme et à ses enfants.

A bientôt verso

Moi, ce que je me suis toujours demandé, c'est : comment trouvaient-ils la force de repartir pour l'enfer après quelques jours à la maison ?

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18 mai 2014

Dans trois jours...

... la petite auto sera chargée à bloc avec vieilleries, broderies, fiches et kits, prête à partir à l'assaut du Mont Blanc pour m'emmener de l'autre côté des Alpes, au pays des rizières et des collines verdoyantes. Et plus particulièrement dans un merveilleux village placé sous le signe des roses et où l'on trouve aussi des musiciens un peu barrés !

roses_et_musique

Rosignano

Rosignano, c'est tout simplement le bonheur de passer un week-end de rêve dans un petit paradis, pour participer à la fête du Monferrato. Déballer ses petites affaires dans le Teatro Ideal, ça classe un peu sa brodeuse, quand même,>))) Pour celles d'entre vous qui n'êtes pas trop loin, je vous y attends ?

Rosignano_affiche_2014

Et sur la route du retour vers la France, je ferai une halte sur les rives du lac Majeur, pour retrouver d'autres amies et parler encore de broderie dans un superbe endroit. Bon, il ne faut pas se désunir, il me reste quelques jours de travail à assurer avant de tailler la route. Mais ma dernière fois en Italie, c'était il y a déjà un an... je languis !

Psittt ! Si vous êtes dans l'Aude ou à proximité aujourd'hui, je vous envie : ce sont les puces des couturières à Sigean, de 9 heures 30 à 17 heures 30 (Gymnase Pierre de Coubertin - avenue de Port la Nouvelle)

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15 mai 2014

L'alphabet du torchon

Vous avez été plusieurs à me demander l'alphabet du torchon, le voilà. C'est un petit alphabet classique, aux lettres équilibrées et bien lisibles, il permet d'écrire des textes assez compacts. M. Sajou ? M. Rouyer ? M. Alexandre ? Un de ceux-là, probablement...

alphabet_torchon

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07 mai 2014

Souvenirs de famille

Que c'est dur de sortir d'un ouvrage qui nous tient à coeur quand on vient de le terminer ! On voudrait n'avoir jamais à y mettre le dernier point.... C'est ce qui vient de m'arriver avec le torchon que j'ai brodé pour Nans-sous-Sainte-Anne : il m'a permis de renouer avec les ouvrages au long cours que j'affectionne mais que j'avais un peu perdus de vue depuis quelques temps.

torchon_Saucet

C'est qu'un ouvrage brodé est bien plus qu'un objet inanimé fait de toile et de fil : il contient des heures de pensées profondes ou légères, des émotions voletant au détour d'une phrase posée sur le tissu, et finalement tout un dialogue intime avec soi-même qui s'instaure au cours de son élaboration. Je crois que c'est ce que représente pour moi le temps passé à broder : le seul moment où je n'ai rien d'autre à faire que rêvasser en faisant avancer mon aiguille. Et j'en construis, des châteaux en Espagne ! Et j'en refais, des mondes meilleurs où chacun a droit à sa part de soleil ! Et j'en invente, des réponses définitives aux méchancetés du monde...

lavoir

Heureusement, participer à un concours c'est un sacré bon cadrage quand on a tendance à la divagation. Je ne me fais pas d'illusions : cet ouvrage-là n'était pas près d'être fini si je n'avais pas eu la date butoir du 25 mars en ligne de mire. Comme bien sûr je n'ai commencé que très mollement en janvier, il m'a fallu ensuite compenser ce retard à l'allumage en y consacrant tout mon temps libre pendant ces dernières semaines. Quand je pense que Marlie a reçu les premières contributions dès le mois de décembre... je me dis qu'on m'a sabotée au moment des réglages en usine !

Eug_ne_et_Ernestine

Pourtant j'avais décidé de participer dès le mois de mai dernier, au moment même où j'ai vu le torchon d'Irénée Geriet. Et j'ai su tout de suite ce que je broderais : les souvenirs de ma maman, elle qui les a vus peu à peu sombrer dans le brouillard de sa mémoire perdue.

torchon_bas

Mon vieux torchon raconte sa vie de torchon dans la petite maison de bois et de tôle que mon grand-père a construite de ses mains. Il parle de sa roseraie, le seul luxe qu'il se soit autorisé. Il contient le temps qui va auprès d'Eugène, d'Ernestine et de leurs quatre filles. J'ai des souvenirs d'enfant citadine dans cette campagne que j'ai connue jusqu'à la mort de mon grand-père, quand j'avais quatorze ans. Ils se mêlent à ceux que nous racontaient ma mère et mes tantes autour des tablées du dimanche. Ce n'était pas difficile de les faire démarrer... et nous nous régalions des anecdotes entendues encore et encore, que nous connaissions par cœur et qui nous faisaient rire toujours aux mêmes endroits. Nous aimions nos conteuses, elles aimaient leur public, c'est l'histoire de la famille qui s'écrivait autour de leurs récits. En même temps qu'elles, se sont effacés les liens…

Eugène et Ernestine

Ernestine et Eugène

les fleurs du lavoir

Si je mets de côté ceux organisés en interne au PCB, c'est la première fois que je participe à un concours car j'ai un peu de mal à associer la compétition et le jugement de valeur avec la broderie. Mais ceci mis à part, l'expérience m'a plu et je suis déjà tentée de replonger avec le projet 2015. Pour le moment je suis juste rebutée par la relative petite taille imposée : 210 x 170 points, ça me paraît juste pour s'exprimer sur un marquoir. Mais les contraintes font partie du challenge, alors… je réfléchis,>)))

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29 avril 2014

Un siècle...

... et tant de questions sans réponse !

Qui étais-tu, mystérieuse Alice ? Fillette espiègle au matin de sa communion, jeune fille en fleur ou matrone dans la force de l'âge ?

Que s'est-il passé le 29 avril 1914 ? Est-ce le jour où tu as pointé le bout de ton nez ? Celui de ton mariage, de ton entrée au couvent ? Ou bien celui où tu as accueilli ton premier-né...

Alice

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26 avril 2014

Eugénie : le diagramme (et Colmar)

Voici donc la suite de ce billet sur le marquoir brodé en 1915 par Eugénie. Il valait mieux que je ne tarde pas trop, sinon ma proposition de diagramme risquait fort de passer aux oubliettes. Et puis finalement, c'est rapide de mettre ce genre d'ouvrage en grille, vivent les logiciels de point de croix : et hop ! je copie à l'infini un morceau de frise, et hop ! je retourne un motif pour ne pas avoir à le ressaisir, et hop ! je clone mes lettres... au final, c'est terminé avant d'avoir eu le temps de s'y mettre ;-)

Le diagramme part donc aujourd'hui vers les  abonnées identifiées aux messages du blog.

Eugénie Rigaud

Et puis cette fois-ci, ce sera un billet fourre-tout : je profite de l'occasion pour vous demander vos bonnes adresses sur Colmar. Je vais y passer quelques jours pour le travail et, si j'arrive à me dégager un peu de temps en fin d'après-midi, je ne voudrais pas rater les incontournables locaux. Je pense aux lieux de perdition tels que musée ATP, mercerie sortant de l'ordinaire, laine et tissu, brocante, jardin... mais aussi tout autre destination de charme à laquelle je n'aurais pas pensé. Je fais donc appel aux bons tuyaux des régionales de l'étape ;-) Merci d'avance à vous !

Colmar

Edit : Merci d'avoir pris le temps de me donner vos adresses préférées. Bien plus que je ne pourrai en voir, je le crains, mais en tout cas, assez pour ne pas m'ennuyer,>)))

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16 avril 2014

La guerre d'Eugénie

De quelle manière pouvaient résonner aux oreilles d'une petite Varoise ces noms lointains de la France du nord : Flandres, Marne, Verdun, Somme, chemin des Dames ? Aux images d'un conflit noyé dans les brumes incertaines, se superpose la réalité de la guerre au village, dans cette Provence qui ne voit pas les combats : elle se dessine en creux au cœur de la vie quotidienne.

Solliès-Pont Place Neuve

Solliès-Pont Grande-Rue

Pour une enfant de dix ans, la guerre prend corps avec le tocsin qui rythme l'émotion violente de la mobilisation générale, avec le départ redouté du père ou du cousin rejoignant séance tenante leur affectation, puis avec le maire passant dans les foyers pour annoncer les morts de la commune, avec les blessés revenant du front, avec ces tâches qu'il faut malgré tout assurer tous les jours.

affiche mobililsation

Dans une famille paysanne comme celle d'Eugénie, il faut bien remplacer les réservistes partis au front, ce qui comprend à peu près tous les hommes valides. Auguste, le père d'Eugénie, a trente six ans à l'annonce de la mobilisation, il appartient donc à une classe d'âge qui part dès les premiers jours. La vie des femmes s'en trouve bouleversée et les enfants, eux aussi, sont mis face à des responsabilités trop lourdes pour eux.

A mille kilomètres des combats, la guerre est bien présente et pourtant la vie continue : Eugénie va à l'école, elle fait son apprentissage des travaux d'aiguilles, elle brode son marquoir. Seulement elle y fixe à jamais cette première année qui suit le 2 août 1914 comme une "année de guerre", dont elle ne sait pas encore que trois autres sont à venir. On ne connaîtra rien des répercussions de cette période sur sa vie, juste qu'elle en a été assez marquée pour inscrire le conflit au cœur de son ouvrage.

Eugénie Rigaud
le marquoir d'Eugénie mesure 53 cm de large sur 44 cm de haut

Mais comme c'est une petite fille de onze ans, elle utilise des couleurs gaies et claquantes -le rouge, le vert épinard- et elle brode des fleurs et des oiseaux pour accompagner l'exercice imposé des lettres.

Son ouvrage est strictement encadré par quatre frises, simples et identiques, ponctuées à chaque angle d'une étoile à huit branches. La même frise toute simple est réutilisée horizontalement, à trois reprises, pour terminer les lignes de texte incomplètes.

2ème alphabet

On peut imaginer qu'elle a commencé son travail par le deuxième alphabet de sa toile, le modèle simple et traditionnel de l'apprentissage scolaire, accompagné de sa série de chiffres. Il est probable qu'elle ne s'est attelée qu'ensuite à celui du dessus, constitué de belles rondes qu'il faut négocier avec bien plus d'attention. Peut-être l'aura-t-elle brodé directement à partir d'un livret de marque, peut-être aussi l'aura-t-elle copié du marquoir de sa grande sœur Charlotte, son aînée de six ans.

1er alphabet

Il n'est pas si courant de trouver autant d'informations réunies en un seul ouvrage, à commencer par l'identité de la petite brodeuse -prénom et nom- puis son âge. Il est situé dans le temps de deux manières : classiquement, par l'année, mais aussi une seconde fois par ce qu'elle représente dans l'histoire, et c'est donc cette "année de guerre (1914-1915)". Puis il est localisé sans équivoque, avec le département ajouté au nom du village, comme une précision indispensable.

localisation et nom

C'est au bout du compte par ce luxe de renseignements qu'Eugénie s'approprie fortement son marquoir et le revendique avec fierté.

Maintenant que le devoir est accompli et les textes brodés, elle peut agrémenter la place qui reste sur sa toile avec un peu de fantaisie. Elle en profite pour remplir chaque espace libre, à commencer par le bateau, symbole peut-être de ses rêves de grands voyages. Là encore, Eugénie enfonce le clou, comme pour éviter toute confusion : elle brode son bateau, mais elle prend le soin également d'écrire le mot en légende.

bateau

Puis des fleurs, puis des oiseaux, puis à nouveau de petits morceaux de frises pour combler chaque espace qui pourrait rester disponible. Et encore assez de symboles religieux pour penser que son marquoir n'a probablement pas été brodé dans le cadre de l'école publique, en tout cas pas en totalité : peut-être à l'ouvroir proposé par les soeurs aux fillettes du village ou, tout simplement, guidée pour le compléter par une maman très pieuse... En tout cas, il y a là les initiales mariales symétriquement répétées, comme les oiseaux et le vase fleuri, autour du sacré-coeur entouré d'une couronne de feuilles.

symboles religieux

Finalement, comme un point d'orgue, Eugénie clôt son travail par le mot "Souvenir" qu'on retrouve sur tant de vieux marquoirs et qui joue sa petite musique voilée de nostalgie : je me souviens de ceux qui sont au loin, je me souviens de ceux qui ne sont plus là, je me souviens des jours heureux, avant que le tocsin ne gronde...

souvenir

Eugénie, un siècle après, nous nous souviendrons de la petite Provençale insouciante, trop tôt confrontée à un monde qui ne tourne pas toujours comme il faudrait, de l'enfant appliquée qui donne à voir tant de choses sous l'accumulation de ses petites croix et du souffle de l'histoire qui passe à travers une simple toile brodée en rouge et vert, miraculeusement parvenue jusqu'à nous.

naissance Eugénie Rigaud
Source : Archives départementales du Var

Si vous avez aimé le marquoir d'Eugénie, peut-être aurez-vous envie de le broder ? Je n'ai pas encore pris le temps de le mettre en diagramme, mais si ça vous intéresse, je le ferai rapidement pour le distribuer aux abonnées aux billets du blog.

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09 avril 2014

Déclenchements

Adolescente dans les années 70, je n'ai pas l'impression d'avoir tellement subi l'anathème que la période post-mai 68 a, parait-il, fait peser sur les travaux dits féminins. Car dans la tribu baba-cool que je m'étais choisie (longs jupons de dentelle, pieds nus et projet de vie autour de la bergerie… ben quoi, tout le monde s'est bien cherché un jour ou l'autre, non?), le "faire soi-même" était par essence valorisé. Il est vrai, plutôt tissage, teinture et macramé que tricot et broderie (ça, c'était quand même la loose...).

Et puis, ma maman était couturière.

Et puis, au collège, on nous inculquait toujours des rudiments de couture (enfin… aux filles, faut pas pousser, non plus).

Et puis, depuis 1972, 100 Idées était passé par là. J'ai toujours à portée de main la collection complète. Oui ! les 180 numéros... 179 pour être exacte, à mon grand désespoir le numéro 1 a disparu... C'est ma madeleine à moi, j'en reparlerai un jour certainement ;-)

Cependant, le point compté cousinait encore dangereusement avec la tapisserie. La seule planche de salut, pour échapper aux naïades langoureusement étendues sur des plages au soleil couchant, c'était justement les modèles vaguement folkloriques de 100 Idées.

100 Idées n°38
Le numéro 38 de décembre 1976 - "Le point de croix : un  art universel"
tout un programme...

Quelques années plus tard, au début des années 80, je ne connaissais encore dans le monde du point de croix que le magasin de Laurence Roque, rue Saint-Martin à Paris. Coup de chance pour moi, je me faisais les dents sur mon premier boulot à moins de 200 mètres de là ;-)

Mais enfin… tadam… sont arrivées Régine Deforges et Geneviève Dormann, avec leur Livre du point de croix paru à l'automne 1986, assez opportunément pour se trouver sous le sapin cette année-là. C'est amusant de penser qu'avec leurs Sajou et vieux modèles de Berlin, elles ont tout à coup fait souffler un vent de fraîcheur sur les travaux d'aiguilles. Ça avait quand même de l'allure, leur débarquement chez Pivot un ouvrage à la main, en grandes filles n'ayant rien à prouver … mais avec un petit air de provocation qui ne demandait rien à personne ;-)

Apostrophe - 3 octobre 1986
Apostrophe du 3 octobre 1986 - Source ina

Un seul livre ! Imaginez-vous ce qu'on peut faire avec un seul livre ? Pas d'internet, pas de fiches dans tous les bacs, pas de salon tous les week-ends de l'année (pas de salon du tout, d'ailleurs), pas de "créatrice" autoproclamée à chaque coin de rue… Un seul livre ! Le mien a bien vécu, il est tout corné, tout crayonné, mais il a suffi à mon bonheur de brodeuse pendant des années.

Le_livre_du_point_de_croix

J'en ai refait à l'identique des abécédaires entiers, comme celui-ci

Andrée Gilles

et tant d'autres dont je ne sais ce qu'ils sont devenus, offerts le plus souvent, enfouis au fond d'un carton de déménagement jamais défait pour certains. A chaque page que je tourne, je me dis : Oh ! celui-là, je l'ai fait, et celui-là aussi, où sont-ils…

Marquoirs_faits

A peine un an plus tard, avant même que nous n'ayons pu épuiser le premier, les deux dames ont eu la bonne idée de nous proposer un second opus pour entretenir notre motivation.

Marquoirs

Et c'était reparti pour un tour ! Je me souviens notamment de cet alphabet-là, brodé pour mon parigot de père il y a des lustres et toujours à son mur aujourd'hui.

Paris

Cependant le plus extraordinaire, ce ne sont pas ces marquoirs refaits tels quels, ce à quoi les deux bouquins ne nous encourageaient pas tant que ça, finalement. En revanche, à nous de jouer avec tous ces alphabets, motifs et frises défilant au fil des pages, à nous de les assembler à notre idée.

_l_ments_du_marquoir_1988

Mais oui, c'était un jeu, et ce n'était pas compliqué après tout puisque tant de fillettes l'avaient fait avant nous ! Voilà ce qui semblait tout naturel aux auteures et qui, par conséquent, nous semblait tout naturel à nous aussi.

corbeille_de_fruits

Je me suis fatiguée de bien d'autres broderies, mais mes vieux coucous, je les aime encore d'amour, je ne me lasse pas de les avoir au mur. Ils me racontent une histoire, ils représentent tout ce que Régine a fait pour moi : me faire entrer dans la tête qu'une aiguille à la main, je n'avais pas de limite, que je pouvais tout faire. Je suis sure que l'insolente rit encore d'avoir réussi son coup et converti toute une génération à cette religion-là.

Angeline

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05 avril 2014

Au petit bonheur la chance

Là, tout de suite, je n'ai pas encore trouvé par quel moyen je vais bien pouvoir vous faire partager le bonheur ressenti hier soir. Car rien ne me paraît pouvoir être à la hauteur de la magie qui a pris place entre les quatre murs de la Grande Orangerie. C'est bien du tralala pour une simple exposition de point de croix, me direz-vous ? C'est que vous n'avez jamais vu une exposition du PCB, c'est que vous n'avez pas encore vu celle-là !

Oui, décidément, il y a de la magie dans cette affaire-là. Comment font-elles donc, ces PCBelles (© Madame la Présidente ;-) pour se réinventer à chaque fois tout en restant dans le droit fil de leur inspiration, pour être toujours les mêmes en nous offrant malgré tout un spectacle complètement nouveau ?

paravent
la pièce maîtresse de l'exposition :
le paravent brodé par le club pour ses vingt ans

livret
Une toute petite partie de l'étourdissant livret
"Au petit bonheur la chance..."

rouge
On ne va pas se priver des rouges, quand même,>)))

grotte
Impossible de saisir en photos la magie de la grotte de verdure...
mais vous pourrez toujours y faire une petite prière au Dieu des brodeuses
qui leur inspire de si jolies idées !

chaises
Partout de l'humour et un joyeux bazar

Je suis dépitée de mes photos si réductrices... il ne vous reste plus qu'à faire le déplacement, comme les amies italiennes, les amies belges, les amies suisses, les amies du fin fond de la France qui, dès hier, ont parcouru tout ce chemin pour ne rien rater et être là au premier jour de l'exposition !

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03 avril 2014

Demain...

Demain, nous pousserons la porte sur le monde enchanté du Point de Croix Bourguignon, nous découvrirons tout un univers renouvelé et surprenant comme à chaque édition de leur belle exposition, nous ressortirons de l'Orangerie submergées par l'envie de broder et pressées de prendre notre aiguille.

Affiche_PCB_2014

Demain nous pourrons enfin feuilleter le livret mitonné pour nous par ces brodeuses et collectionneuses passionnées. Je ne suis pas dans le secret des déesses, mais mon petit doigt, bien mieux informé que moi, me susurre qu'il est à tomber et rempli de tout ce que nous aimons !

Livret PCB

Pour les plus chanceuses, plus qu'un dodo ;-) Pour patienter jusque là, vous pouvez revoir la rétrospective des années passées dans ce billet.

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