29 mai 2013

La prochaine balade

C'est dit, je vais chercher le soleil au sud ! J'ai pris date depuis longtemps avec le club "Au fil de nos envies", à l'occasion de son exposition qui aura lieu du 15 au 30 juin à Sigean. J'y serai présente pour ma part les deux premiers jours.

Je me fais une joie de voir pour la première fois cette belle exposition que je ne connais que de réputation et de rencontrer les brodeuses de l'Aude. C'est une région où je n'ai guère eu l'occasion de traîner mes guêtres jusqu'à présent, il était temps de réparer cette lacune,>)))

Affiche Sigean

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26 mai 2013

Bonne fête !

A toutes les petites filles d'hier dont le rôle est désormais de veiller sur celles d'aujourd'hui, de guider leur aiguille sur la toile du premier ouvrage, de leur apprendre la lenteur des jolis gestes... bonne fête à toutes les mamans !

miroir CB

De circonstance ce dimanche : un bracelet assorti au traditionnel collier de nouilles,>))) Je me suis amusée hier soir à tisser ces bracelets de nacre en repensant à toutes les horreurs et les mots doux que ma maman gardait religieusement dans une jolie boîte et surtout en m'inspirant des beaux assemblages de Petronella Luiting.

bracelets nacre

Pour la réalisation : j'ai déjà ligaturé chaque ligne de boutons indépendamment l'une de l'autre puis je les ai reliées dans un second temps. J'ai utilisé un fil de lin que j'ai fait courir le plus possible pour éviter les noeuds et quand j'ai dû en faire, je les ai stabilisés avec un petit point de colle pour éviter qu'ils ne se défassent. Enfin j'ai passé au centre du bracelet le ruban sur lequel j'ai serti les éléments du fermoir.

Très ludique, je pense que je n'en ai pas fini avec le tissage de boutons,>)))

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22 mai 2013

Le point de croix, c'est physique !

Regardez cette étonnante installation "brodée" par Laura Carwardine au restaurant Patria de Toronto : c'est beau et efficace. 485 heures de travail sur plus de deux mois ont été nécessaires pour broder avec des lanières de jersey de coton les 21 panneaux de 1,20 x 2,40 mètres qui constituent ce décor original. J'aime beaucoup la silhouette de la danseuse de flamenco qui se laisse deviner derrière l'écran de cuivre brodé.

Prenez le temps de regarder le time lapse de l'installation, c'est étourdissant ! Les photos et la vidéo sont de Henry Salonen.

installation Patria 1

installation Patria 2

installation Patria 3

installation Patria 4

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18 mai 2013

Le marquoir de Camille Jullien

J'ai su que mon jour de chance était arrivé lorsqu'un matin, sur le marché de Dijon, je suis tombée sur ce marquoir rouge qui sortait à peine des cartons. Enfin j'ai vraiment su que c'était un jour de chance quand on m'en a dit le prix… C'était il y a une quinzaine d'années, 50 francs c'était certes une somme (surtout quand on est parti pour acheter six œufs et une salade !) mais les marquoirs étaient déjà le plus souvent inabordables, si bien que je n'ai jamais envisagé de les collectionner. En réalité, le (très petit) fonds que je me suis constitué pour le plaisir l'a été au gré d'occasions de ce genre.

Bref, je n'ai pas hésité une seconde : la localisation de l'ouvrage à Dijon l'a emporté sur tout le reste et d'ailleurs, je crois que la marchande, prise un peu au débotté, regrettait déjà son prix mais je l'avais en main… trop tard ;-)

Plus tard, j'ai donné ce marquoir au PCB pour le recueil "Petite Cuisine entre Brodeuses" réalisé à l'occasion de l'exposition de 2010 au Cellier de Clairvaux, ce qui explique que certaines le reconnaîtront. Comme le livret est épuisé depuis la fin de l'expo, j'en profite pour le proposer à nouveau ici.

Camille Jullien endroit

Camille a brodé sur un canevas souple, avec un fil de coton rouge qui pourrait bien être du Broder Spécial et qui, aujourd’hui encore, a conservé tout son satiné. L'ouvrage mesure 34 cm sur 23.  Le travail est joliment fait, il n'y a qu'à regarder l'envers pour constater que l'arrêt des fils est moins négligé que souvent sur les "petits rouges". A 9 ans… bravo, Camille ! Le détail qui tue ? Il lui a manqué juste une aiguillée de rouge pour terminer, et elle a brodé une rangée d’une centaine de points en orangé sur la droite de son marquoir, ce qui se distingue à peine, d’ailleurs.

Camille Jullien envers

Après avoir fait quelques recherches, je me suis aperçue, aux mentions marginales portées sur son acte de naissance, que nous avions sept ans pour nous croiser sur cette terre, Camille et moi… je ne sais pas pourquoi ce genre de détail absurde se révèle finalement si émouvant, mais probablement les brodeuses et les collectionneuses me comprendront-elles ?

acte_naissance_Camille
Document issu des archives en ligne de Côte-d'Or

Née à Dijon le 23 novembre 1888, Camille s'y est mariée avec un boulanger douze ans après avoir brodé son marquoir et s'y est éteinte à l’âge de 77 ans. Du côté maternel, elle est d'une famille côte-d'orienne pur jus : la maman est née en 1863 à Fauverney et j'ai suivi cette branche dans le département au moins jusqu'au XVIIIème siècle, partie dans l'arrière côte, dans les environs de Ternant et partie dans la plaine de Saône, vers Vonges. En revanche du côté du papa, né en 1856 près d’Auxonne, on se retrouve dans le Jura dès qu’on arrive aux grands-parents de Camille.

J'ai aimé chercher à en savoir un peu plus sur cette petite fille dont le sage abécédaire s'est retrouvé par hasard entre mes mains, j'ai aimé prendre le temps d'en tracer chaque croix pour le mettre en diagramme. Si  cela vous tente, vous pouvez le télécharger en cliquant sur la vignette qui suit.

diagramme Camille

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15 mai 2013

Thérèse à l'épreuve du numérique

J'en avais parlé dans ce billet, je n'avais pas réussi à trouver une version numérique de l'Encylopédie des Ouvrages de Dames en français,ce qui m'avait semblé pour le moins paradoxal. Et bien j'avais mal cherché ;-) Voilà qui est réparé grâce à l'inépuisable Gallica qui n'a pas fini de nous alimenter en archives, je pense ! Les illustrations -qui ne sont déjà pas d'une qualité exceptionnelle dans l'original papier- ont bien perdu à la numérisation mais les textes sont très lisibles, et on peut même faire de la recherche en full text.

Pour le téléchargement, rendez-vous ici.

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11 mai 2013

Le mai des communiantes

Le pique-aiguilles de ce mois-ci est un clin d'oeil à ma petite maman, qui a fait la bouille toute sa journée de communion tellement elle aurait aimé, à cette occasion-là au moins, ne pas hériter comme d'habitude des nippes de son aînée. Avoir une robe cousue pour elle seule, juste une fois...

communion baslieux

Ces petites communiantes des années 30 préfiguraient déjà en miniature les mariées qu'on les destinait à être. Elles sont si touchantes, ainsi apprêtées sous leur voile et en gants blancs, que j'ai eu envie de leur dédier le pique-aiguilles du mois de mai.

Il est réalisé selon la même méthode que les précédents. J'ai juste emprisonné, dans chaque point du feston, une minuscule perle de nacre bien assortie à la tenue des demoiselles.

communiantes extérieur

communiantes intérieur

Pour télécharger les images à imprimer, juste un clic sur la vignette

pique-aiguilles des communiantes

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08 mai 2013

Boutique en plein air

A Nans-sous-Sainte-Anne, on se balade dans tout le village pour découvrir les exposants : un petit bout à l'école des garçons, un petit bout à la laiterie, un petit bout au théâtre des sources et le reste réparti à droite à gauche dans les dépendances des maisons. Evidemment c'est plus riant sous un grand soleil !

Pour ma part, j'étais heureusement logée au pied de l'église, dans la grange d'une de ces belles maisons comtoises dont tout le corps de bâtiment est protégé par un généreux auvent tuilé : il a été doublement apprécié le samedi où nous avons été saoûlés de pluie presque toute la journée. Il m'a permis d'installer ma petite boutique pour une bonne partie à l'extérieur dès le début des réjouissances… et de pousser mon avantage le dimanche qui nous a fait la grâce d'être miraculeusement sec.

boutique

Mais pas question de se laisser arrêter par l'eau pour nos visiteuses motivées qui ont déambulé dans le village en rangs serrés, passant de la dentelle à la broderie et des ciseaux à la guipure sur filet. La configuration des lieux ne m'ayant laissé que peu de temps pour découvrir les autres exposants, je vous laisse vous en faire une idée grâce au reportage de la 3.

Pour moi, juste quelques photos prises en dehors des "heures de travail". Le joli clocher comtois tôt le matin, noyé dans une belle brume, et le même à peine deux heures plus tard vu de la boutique : c'est sûr, la perspective change ;-)

clocher

La rivière coulant à nos pieds et qui nous a bercées pendant deux jours.

verneau

Pour la broderie, j'ai quand même pris à l'église quelques photos des beaux vêtements sacerdotaux et d'une sublime nappe d'autel, exposés par l'association culturelle Sauvegarde du Patrimoine de l'église de La Madeleine.

chasubles

nappe

Ce qui m'a émue tout au long de ces deux jours : voir arriver vers moi bon nombre de lectrices pour me glisser un mot sur le blog, y compris les silencieuses qui ont profité de l'occasion pour se signaler. C'est vrai que c'est tout neuf finalement et c'est la première fois que j'ai l'occasion d'avoir un retour en direct. Merci et sachez que vos mots me sont allés droit au cœur, bien plus encore que je n'aurais pu l'imaginer. En réalité je n'avais tout simplement pas envisagé que cette aventure personnelle se retrouverait aussi un peu dans la vie des autres.

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05 mai 2013

Les merveilles du Rijksmuseum : c'est comme je veux !

Nous avons beaucoup entendu parler, ces temps derniers, du Rijksmuseum d'Amsterdam qui vient d'être inauguré dans sa nouvelle configuration, après dix ans de travaux de rénovation. Il donne entre autres à voir dans toute leur splendeur les trésors de l'école hollandaise : c'est l'occasion de se souvenir que La Laitière de Vermeer n'a pas pour seule vocation de faire de la figuration publicitaire sur les pots de yaourt. Mais oui ! c'est vrai... La Laitière, c'est aussi cette merveilleuse casaque aux coutures apparentes et aux tons subtils (oh ! et les fronces de la jupe...)

la laitière

C'est également l'occasion de rappeler qu'en prélude à sa réouverture, le musée a mis en ligne depuis quelques mois une partie de son catalogue dans des numérisations de très belle qualité. Beaucoup d'images restent à venir mais il devrait y avoir à terme 125 000  oeuvres disponibles.

Et la démarche ne s'arrête pas là : voilà enfin un musée où l'on peut se sentir comme chez soi, au sens plein de cette expression. Il est en effet très facile de s'y créer un studio personnel dans lequel mémoriser ses œuvres préférées.

Mon Rijk Studio

Créer son Rijks studio

L'unique (très petit) obstacle est peut-être l'obligation d'en passer par l'anglais, à moins d'être néerlandophone, mais seul est nécessaire un tout petit minimum vital. Pour les récalcitrantes cependant, voici la marche à suivre pour débuter :

• rendez-vous à cette adresse,
• clic sur l'encadré rouge "Start your own Rijksstudio",
• clic sur "create account with e-mail" (vous pourriez aussi créer votre studio via Facebook),
• saisissez le nom de votre studio, votre adresse mail puis deux fois le mot de passe et clic sur "Sign up".

Voilà, c'est fait ! En cliquant sur le triangle noir qui se situe toujours en haut au centre de votre écran, vous allez pouvoir vous balader dans les collections du musée. Il y a plusieurs entrées possibles, disons pour l'exemple : "Explore the collection" puis dans la catégorie "Browse the collection", "Artists", puis notre ami Vermeer pour arriver finalement à son impassible laitière.

Quand vous êtes dans l'œuvre, vous pouvez utiliser les outils qui se trouvent en bas à droite de l'écran pour zoomer, la télécharger en cliquant sur les ciseaux, ou bien la mettre de côté dans votre studio en cliquant sur le cœur. C'est au moment de mémoriser l'œuvre que vous aurez la possibilité soit de la classer dans une collection existante, soit de créer une nouvelle collection pour organiser vos trouvailles dans votre studio, en cliquant sur "Add set". Vous pouvez à tout moment revenir sur votre page d'accueil en cliquant sur l'initiale de votre pseudo qui se trouve en haut à droite de l'écran.

J'arrête là l'explication : j'ai trouvé cette application vraiment intuitive et je pense que si vous êtes toujours avec moi à ce moment du bla-bla, vous n'aurez pas de problème pour approfondir seule toutes les possibilités qu'elle offre.

Dans mon Rijk studio

Si vous voulez avoir un aperçu de ce qu'on peut faire, voici l'adresse de mon studio que j'ai laissé en public. Vous avez la possibilité de privatiser le votre, mais c'est dommage de ne pas partager, non ? J'ai par exemple créé une collection pour mémoriser ces extraordinaires détails de vêtements, riches ou modestes : je suis bluffée par la manière dont les peintres rendent la matière.

beaux détails

Et les droits ?

Les images en ligne du Rijksmuseum peuvent être librement utilisées pour un usage personnel ou à visée éducative, sous réserve bien sûr de mentionner leur origine. L'usage personnel est ici entendu au sens large puisqu'il inclut la publication sur le net (hors usages commercial ou publicitaire pour lesquels il faut contacter le musée). Il inclut également si je comprends bien le droit de modifier l'œuvre puisque le site va jusqu'à nous suggérer de nous lâcher avec des exemples de réalisations créatives  qui vont du tatouage à la Twingo ! (je veux la même ou je pleure)

twingo

Oh ! que j'aime Internet quand il met à ma portée un si beau matériel et me permet de penser que je ne suis plus tout à fait une quiche culturelle ! Et en plus, comment je me la pète en ayant un petit coin à mon nom dans le Rijksmuseum ;-) Si ce n'est pas s'approprier la culture, ça… Dis, Madame la RMN, tu ne voudrais pas t'inspirer pour nous proposer tes merveilles avec la même intelligence ?

Et si vous connaissez d'autres institutions qui offrent de belles applications dans ce genre, surtout n'hésitez pas à nous donner les liens en commentaire !

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01 mai 2013

Fête des travailleurs

CPA muguet

Vive la grasse matinée !

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27 avril 2013

Les petites Apollines

Si vous avez envie de vous inspirer des broches du réveillon dont je vous ai parlé ici, voici l'envers du décor.

les petites apollines

Attention, c'est la première fois que je m'amuse avec des bijoux fantaisie, je n'y connais rien : c'est donc vraiment du bricolage et je pense qu'il faudrait l'améliorer avec quelques techniques éprouvées, mais ce qui m'a convenu c'est qu'elles tiennent bien fermement comme je voulais, sans brinquebaler dans tous les sens. Tout est cousu, il n'y a pas de collage ni de carton qui pourrait se briser.

Au cœur de la broche, une forme taillée dans du molleton rigide sur lequel je viens coudre tous les éléments :

• pour la tête, une perle ronde en résille de métal (parce que c'est ce que j'avais dans mon stock, mais je ferai certainement d'autres essais) habillée à l'inspiration et montée sur du fil d'aluminium tortillé,

• pour les bras un seul morceau de fil d'aluminium mis en forme. Le petit bec formé au milieu permet de bien stabiliser sa position,

• pour les jambes, deux fils de perles. C'est la partie qui ne me plaît pas techniquement car les perles sont montées sur du fil à coudre (en quadruple, mais quand même…) et je pense que c'est trop fragile. J'ai essayé sur du fil câblé, mais je n'avais pas la souplesse que je voulais. Les connaisseuses en montage de bijoux fantaisie auront peut-être des suggestions ?

apollines montage

Ensuite il ne reste plus qu'à cacher le tout avec la robe. Elle est taillée dans une cotonnade fine en deux morceaux, sur la base de la même forme que le molleton mais un peu agrandie. Chaque moitié est appliquée sur de la toile thermocollante bien rigide, les surplus sont rabattus tout autour. Je couds les décors du devant à mon idée, des perles, de la dentelle, des paillettes… Je couds une agrafe de broche sur la moitié du dos, puis je viens assembler les deux parties à leur place en vis-à-vis en prenant le molleton en sandwich, simplement avec un petit surjet cousu tout autour avec du fil transparent.

Et pour finir, voici les tracés à l'échelle des formes taillées dans le molleton et dans la toile thermocollante.

patrons apolline

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