11 mai 2013

Le mai des communiantes

Le pique-aiguilles de ce mois-ci est un clin d'oeil à ma petite maman, qui a fait la bouille toute sa journée de communion tellement elle aurait aimé, à cette occasion-là au moins, ne pas hériter comme d'habitude des nippes de son aînée. Avoir une robe cousue pour elle seule, juste une fois...

communion baslieux

Ces petites communiantes des années 30 préfiguraient déjà en miniature les mariées qu'on les destinait à être. Elles sont si touchantes, ainsi apprêtées sous leur voile et en gants blancs, que j'ai eu envie de leur dédier le pique-aiguilles du mois de mai.

Il est réalisé selon la même méthode que les précédents. J'ai juste emprisonné, dans chaque point du feston, une minuscule perle de nacre bien assortie à la tenue des demoiselles.

communiantes extérieur

communiantes intérieur

Pour télécharger les images à imprimer, juste un clic sur la vignette

pique-aiguilles des communiantes

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08 mai 2013

Boutique en plein air

A Nans-sous-Sainte-Anne, on se balade dans tout le village pour découvrir les exposants : un petit bout à l'école des garçons, un petit bout à la laiterie, un petit bout au théâtre des sources et le reste réparti à droite à gauche dans les dépendances des maisons. Evidemment c'est plus riant sous un grand soleil !

Pour ma part, j'étais heureusement logée au pied de l'église, dans la grange d'une de ces belles maisons comtoises dont tout le corps de bâtiment est protégé par un généreux auvent tuilé : il a été doublement apprécié le samedi où nous avons été saoûlés de pluie presque toute la journée. Il m'a permis d'installer ma petite boutique pour une bonne partie à l'extérieur dès le début des réjouissances… et de pousser mon avantage le dimanche qui nous a fait la grâce d'être miraculeusement sec.

boutique

Mais pas question de se laisser arrêter par l'eau pour nos visiteuses motivées qui ont déambulé dans le village en rangs serrés, passant de la dentelle à la broderie et des ciseaux à la guipure sur filet. La configuration des lieux ne m'ayant laissé que peu de temps pour découvrir les autres exposants, je vous laisse vous en faire une idée grâce au reportage de la 3.

Pour moi, juste quelques photos prises en dehors des "heures de travail". Le joli clocher comtois tôt le matin, noyé dans une belle brume, et le même à peine deux heures plus tard vu de la boutique : c'est sûr, la perspective change ;-)

clocher

La rivière coulant à nos pieds et qui nous a bercées pendant deux jours.

verneau

Pour la broderie, j'ai quand même pris à l'église quelques photos des beaux vêtements sacerdotaux et d'une sublime nappe d'autel, exposés par l'association culturelle Sauvegarde du Patrimoine de l'église de La Madeleine.

chasubles

nappe

Ce qui m'a émue tout au long de ces deux jours : voir arriver vers moi bon nombre de lectrices pour me glisser un mot sur le blog, y compris les silencieuses qui ont profité de l'occasion pour se signaler. C'est vrai que c'est tout neuf finalement et c'est la première fois que j'ai l'occasion d'avoir un retour en direct. Merci et sachez que vos mots me sont allés droit au cœur, bien plus encore que je n'aurais pu l'imaginer. En réalité je n'avais tout simplement pas envisagé que cette aventure personnelle se retrouverait aussi un peu dans la vie des autres.

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05 mai 2013

Les merveilles du Rijksmuseum : c'est comme je veux !

Nous avons beaucoup entendu parler, ces temps derniers, du Rijksmuseum d'Amsterdam qui vient d'être inauguré dans sa nouvelle configuration, après dix ans de travaux de rénovation. Il donne entre autres à voir dans toute leur splendeur les trésors de l'école hollandaise : c'est l'occasion de se souvenir que La Laitière de Vermeer n'a pas pour seule vocation de faire de la figuration publicitaire sur les pots de yaourt. Mais oui ! c'est vrai... La Laitière, c'est aussi cette merveilleuse casaque aux coutures apparentes et aux tons subtils (oh ! et les fronces de la jupe...)

la laitière

C'est également l'occasion de rappeler qu'en prélude à sa réouverture, le musée a mis en ligne depuis quelques mois une partie de son catalogue dans des numérisations de très belle qualité. Beaucoup d'images restent à venir mais il devrait y avoir à terme 125 000  oeuvres disponibles.

Et la démarche ne s'arrête pas là : voilà enfin un musée où l'on peut se sentir comme chez soi, au sens plein de cette expression. Il est en effet très facile de s'y créer un studio personnel dans lequel mémoriser ses œuvres préférées.

Mon Rijk Studio

Créer son Rijks studio

L'unique (très petit) obstacle est peut-être l'obligation d'en passer par l'anglais, à moins d'être néerlandophone, mais seul est nécessaire un tout petit minimum vital. Pour les récalcitrantes cependant, voici la marche à suivre pour débuter :

• rendez-vous à cette adresse,
• clic sur l'encadré rouge "Start your own Rijksstudio",
• clic sur "create account with e-mail" (vous pourriez aussi créer votre studio via Facebook),
• saisissez le nom de votre studio, votre adresse mail puis deux fois le mot de passe et clic sur "Sign up".

Voilà, c'est fait ! En cliquant sur le triangle noir qui se situe toujours en haut au centre de votre écran, vous allez pouvoir vous balader dans les collections du musée. Il y a plusieurs entrées possibles, disons pour l'exemple : "Explore the collection" puis dans la catégorie "Browse the collection", "Artists", puis notre ami Vermeer pour arriver finalement à son impassible laitière.

Quand vous êtes dans l'œuvre, vous pouvez utiliser les outils qui se trouvent en bas à droite de l'écran pour zoomer, la télécharger en cliquant sur les ciseaux, ou bien la mettre de côté dans votre studio en cliquant sur le cœur. C'est au moment de mémoriser l'œuvre que vous aurez la possibilité soit de la classer dans une collection existante, soit de créer une nouvelle collection pour organiser vos trouvailles dans votre studio, en cliquant sur "Add set". Vous pouvez à tout moment revenir sur votre page d'accueil en cliquant sur l'initiale de votre pseudo qui se trouve en haut à droite de l'écran.

J'arrête là l'explication : j'ai trouvé cette application vraiment intuitive et je pense que si vous êtes toujours avec moi à ce moment du bla-bla, vous n'aurez pas de problème pour approfondir seule toutes les possibilités qu'elle offre.

Dans mon Rijk studio

Si vous voulez avoir un aperçu de ce qu'on peut faire, voici l'adresse de mon studio que j'ai laissé en public. Vous avez la possibilité de privatiser le votre, mais c'est dommage de ne pas partager, non ? J'ai par exemple créé une collection pour mémoriser ces extraordinaires détails de vêtements, riches ou modestes : je suis bluffée par la manière dont les peintres rendent la matière.

beaux détails

Et les droits ?

Les images en ligne du Rijksmuseum peuvent être librement utilisées pour un usage personnel ou à visée éducative, sous réserve bien sûr de mentionner leur origine. L'usage personnel est ici entendu au sens large puisqu'il inclut la publication sur le net (hors usages commercial ou publicitaire pour lesquels il faut contacter le musée). Il inclut également si je comprends bien le droit de modifier l'œuvre puisque le site va jusqu'à nous suggérer de nous lâcher avec des exemples de réalisations créatives  qui vont du tatouage à la Twingo ! (je veux la même ou je pleure)

twingo

Oh ! que j'aime Internet quand il met à ma portée un si beau matériel et me permet de penser que je ne suis plus tout à fait une quiche culturelle ! Et en plus, comment je me la pète en ayant un petit coin à mon nom dans le Rijksmuseum ;-) Si ce n'est pas s'approprier la culture, ça… Dis, Madame la RMN, tu ne voudrais pas t'inspirer pour nous proposer tes merveilles avec la même intelligence ?

Et si vous connaissez d'autres institutions qui offrent de belles applications dans ce genre, surtout n'hésitez pas à nous donner les liens en commentaire !

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01 mai 2013

Fête des travailleurs

CPA muguet

Vive la grasse matinée !

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27 avril 2013

Les petites Apollines

Si vous avez envie de vous inspirer des broches du réveillon dont je vous ai parlé ici, voici l'envers du décor.

les petites apollines

Attention, c'est la première fois que je m'amuse avec des bijoux fantaisie, je n'y connais rien : c'est donc vraiment du bricolage et je pense qu'il faudrait l'améliorer avec quelques techniques éprouvées, mais ce qui m'a convenu c'est qu'elles tiennent bien fermement comme je voulais, sans brinquebaler dans tous les sens. Tout est cousu, il n'y a pas de collage ni de carton qui pourrait se briser.

Au cœur de la broche, une forme taillée dans du molleton rigide sur lequel je viens coudre tous les éléments :

• pour la tête, une perle ronde en résille de métal (parce que c'est ce que j'avais dans mon stock, mais je ferai certainement d'autres essais) habillée à l'inspiration et montée sur du fil d'aluminium tortillé,

• pour les bras un seul morceau de fil d'aluminium mis en forme. Le petit bec formé au milieu permet de bien stabiliser sa position,

• pour les jambes, deux fils de perles. C'est la partie qui ne me plaît pas techniquement car les perles sont montées sur du fil à coudre (en quadruple, mais quand même…) et je pense que c'est trop fragile. J'ai essayé sur du fil câblé, mais je n'avais pas la souplesse que je voulais. Les connaisseuses en montage de bijoux fantaisie auront peut-être des suggestions ?

apollines montage

Ensuite il ne reste plus qu'à cacher le tout avec la robe. Elle est taillée dans une cotonnade fine en deux morceaux, sur la base de la même forme que le molleton mais un peu agrandie. Chaque moitié est appliquée sur de la toile thermocollante bien rigide, les surplus sont rabattus tout autour. Je couds les décors du devant à mon idée, des perles, de la dentelle, des paillettes… Je couds une agrafe de broche sur la moitié du dos, puis je viens assembler les deux parties à leur place en vis-à-vis en prenant le molleton en sandwich, simplement avec un petit surjet cousu tout autour avec du fil transparent.

Et pour finir, voici les tracés à l'échelle des formes taillées dans le molleton et dans la toile thermocollante.

patrons apolline

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24 avril 2013

Le prochain salon

Je ne vais pas voyager bien loin de mon camp de base puisque je participerai, les 4 et 5 mai prochains, au 6ème salon de Nans-sous-Sainte-Anne, Les aiguilles se mettent au vert.

Nans 2013

Même si on a déjà quitté le Jura pour le Doubs, ce n'est qu'à quelques kilomètres de Salins-les-Bains. J'espère que j'aurai la chance d'y croiser quelques-unes d'entre vous. Certes on y trouvera de la bonne compagnie,>))) Mais de surcroît le village a l'air charmant, et la vallée de toute beauté, ça ne vous tente pas ?

Nans-sous-Sainte-Anne

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20 avril 2013

Poètes des rues

Je viens de découvrir grâce au webzine In the Loop un duo qui décoiffe avec ses tags d'un nouveau genre. Anna Saint Pierre et Christopher Cantodea, alias Les Deuz'Bro, sèment du point de croix fluo sur les grillages et les bâches des villes pour un résultat plutôt réjouissant.

les deuz bro en action

Couleur du tulle mêlée au gris des rues, tradition sauvagement revisitée, incursion de la lenteur dans la fébrilité de la ville, ces graffeurs en douce ne semblent pas en être à un paradoxe près. J'avoue que j'aimerais assez les croiser au hasard d'une promenade urbaine...

point de croix démémèrisé

Cette manière de détourner vers la démesure une pratique qui paraissait plutôt vouée à l'infiniment petit m'a rappelé une découverte plus ancienne, dans un autre genre mais qui avait suscité chez moi une émotion analogue. Ou comment offrir une clôture à son jardin, en tricotant de la dentelle…

barriere de dentelle

Un clic sur la photo vous renverra directement vers l'article ou Kate Davies évoque le travail d'Anne Eunson mais ne manquez pas d'explorer le blog de Kate, source inépuisable d'inspiration et de rêverie… Je vous signale tout particulièrement son magazine numérique Textisles dont j'attends avec impatience le numéro 3 !

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17 avril 2013

Oh les beaux jours

Mon histoire avec les beaux jours a commencé par un gros doute : n'en connaissant que les illustrations des livres consacrés au sujet, je m'étais dit qu'avec un crayon, tout était possible mais que ce genre de travail était irréalisable dans la vraie vie des aiguilles (on se console comme on peut).

albums JS

En fait… non ! J'ai bien dû me rendre à l'évidence quand j'ai rencontré une adorable dame de Fontaine-lès-Luxeuil qui, après avoir passé sa vie professionnelle à broder ces jours très travaillés, militait pour que le savoir-faire ne se perde pas.

Elle se retenait de rigoler doucement en voyant le temps que je passais à calibrer chaque point pour obtenir un résultat à peine honorable. Elle racontait que dans le temps, les brodeuses de jours étaient payées au "fagot", qui était une brassée de fils coupés à la bonne dimension et prêts à enfiler dans l'aiguille. Alors elles s'installaient devant leur métier, elles balançaient le fagot sur leur épaule et elles attaquaient à toute vitesse, sans s'arrêter tant qu'il n'était pas fini !

Le fait est qu'elle brode à une vitesse étourdissante, avec un résultat tout aussi étourdissant de régularité, comme en témoignent ces échantillons des travaux réalisés à l'atelier de broderie qu'elle a lancé à Fontaine-lès-Luxeuil.

Jours de Fontaine

Ah oui... ça calme... rien de tel que de revoir ces photos pour prendre conscience du chemin que j'ai encore à parcourir ! Grâce aux patientes leçons de Renée, j'ai donc fini par broder moi aussi ces fameux jours, par exemple ici sur cette bande qui fait partie du round-robin lancé en 2003 avec la fine équipe ;-)

RR bandes de couture

ou ici sur ce pliant que j'ai présenté au concours 2005 du Point de Croix Bourguignon.

pliant de brodeuse

Et voilà que les beaux jours sont revenus récemment dans ma ligne de mire : lors du salon de Formigine, il y avait le dimanche plusieurs stands devant le château, dont l'un qui faisait brocante au profit d'une association. J'y ai trouvé pour un tout petit prix ce charmant bonnet d'enfant.

bonnet formigine

Outre les fameux jours, je vous laisse admirer la finesse du monogramme brodé à l'arrière du bonnet.

bonnet monogramme jours

Sans blague, infaisables, les beaux jours ? J'étais loin du compte et maintenant je n'ai qu'une envie : m'y remettre !

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14 avril 2013

Le pique-aiguilles du printemps

Ce que j'aime dans le printemps, ce sont les premières trilles enthousiastes entendues il y a plusieurs semaines déjà et voir maintenant les oiseaux tournicoter, tout occupés à leur grande affaire du moment qui est de trouver de quoi se loger. Parfois il y en a tant que je me demande comment ils font pour éviter les télescopages ;-)

Le pique-aiguilles du mois d'avril, c'est ça : des oiseaux dans tous les sens, plus exactement des hirondelles piochées dans ma collection de vieilles images.

hirondelle1    hirondelle2

hirondelle3 hirondelle4

Il est réalisé exactement sur le même principe que les précédents, celui du Père Noël, des bébés Simplified Smocking, du petit chaperon rouge ou de ma marraine, suivant la méthode qui se trouve ici.  Vous pouvez le télécharger en cliquant sur la vignette ci-dessous :

pique-aiguilles des hirondelles

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09 avril 2013

D'une bibliothèque à l'autre

C'est une véritable mine de renseignements qu'Odile a dénichée pour nous sur le site de la BnF : le Répertoire général des marques de fabrique pour fil de lin et de coton à coudre déposées à Lille de 1812 à 1895.

Inventaire à la Prévert

Ce répertoire démontre, s'il en était encore besoin, la propension des filateurs à multiplier les marques de fil et surtout leur redoutable créativité pour les doter d'un nom, des plus fantaisistes aux plus mystérieux.

Difficile de ne pas sourire en se baladant dans cet inventaire à la Prévert, tantôt drôle, tantôt attendrissant et le plus souvent surprenant… En le parcourant on finit par se demander : mais où vont-ils chercher tout ça ? Ça commence doucement, de la Fanchonnette à la Frileuse, en passant par les Forces de Samson, la Gauloise, le Ménétrier breton, l'Oiseau de Paradis, le Petit bon Dieu ou le Tisserand de Ségovie… j'en passe et des meilleures !

Mais ça devient carrément débridé dans la seconde moitié du siècle où il faut probablement se creuser de plus en plus pour faire original : A la fraîche, qui veut boire ?, ou bien sur le ton des déclinaisons : l'Homme-canon, l'Homme de fer, l'Homme au Singe et l'Homme de Neige.

Et puis on  soupçonne tout de même des messages codés derrière certaines appellations ; car il ne devait pas être si innocent que ça, ce fil Guerre aux Chinois, Général Brière de l'Isle décliné ensuite par Hassebroucq frère en une tripotée de généraux, amiraux et autres commandants… Coup de pied de l'âne à un concurrent trop présent sur le marché ?

Finalement chacune retrouvera dans ces listes ses propres madeleines, pour moi ce fil Germain Pilon, juste parce que c'était la cité où habitait ma grand-mère à Montmartre, ou le Franc Bourguignon pour des raisons évidentes de chauvinisme régional ;-)

Protection ou pas ?

Ce qui m'interpelle le plus, c'est que le dépôt d'une marque ne semble pas empêcher sa réutilisation et à nouveau son dépôt par d'autres filateurs. Par exemple, on retrouve le fil au Pauvre Diable déposé en 1846 par Barthélemy Delespaul puis en 1852 par Antoine Picavet, la marque à la Princesse déposée en 1848 par Philibert Vrau puis en 1855 par Auguste Descamps. Il y a des noms qui font véritablement un tabac : on retrouve ainsi un dépôt pour la Renommée par Carlos Dathis en 1824, Barthélemy Delespaul en 1846, Ignace-Alexandre Senélar en 1847, Ignace Lambin en 1849, Antoine Picavet en 1852, Gustave Toussin en 1857, Victor Saint-Léger mais également Hassbroucq Frères en 1858, Fauchille-Delanoye en 1861 et finalement Crespel et Descamps en 1887, ouf ! La dénomination à la Vierge a eu également bien du succès puisqu'elle a été reprise par une dizaine de filateurs différents tout au long du siècle.

Une autre liste des filateurs lillois

Mais au-delà de l'aspect divertissant, Odile nous offre avec la trouvaille de ce répertoire une manière complémentaire d'identifier les marques des filatures, qui ne sont le plus souvent présentes sur les étiquettes que par la mention de leurs initiales. Or les listes reprennent ici, pour chaque marque de fil déposée, la marque de la filature associée in extenso et en abrégé. Ce sera donc facile désormais d'identifier les HF, R&C, EG ou AFD, y compris pour ceux qui ne figureraient pas dans la liste de Thiriez et Cartier-Bresson que nous avons déjà évoquée ici.

On veut des images !

Mais nous en voulons toujours plus ; et Odile regrette à juste titre qu'aucune image ne figure à ce répertoire. Ça m'a fait repenser à quelque chose que j'avais perdu de vue depuis un petit bout de temps et que je confesse avoir eu un peu de mal à retrouver : des pages extraites de l'Album des Marques datant de la seconde moitié du XIXème siècle et qui, pour ce que j'en sais, était une publication annuelle. Pour les fils, j'en ai seulement trois pages que je vous livre ici. Le format est grand, très proche de nos A3 modernes.

marque Daris Senélar

marque Vrau

marque WF

Et comme nos chères bibliothèques sont finalement des puits sans fond de documentation, aussi bien à Paris qu'en province, nous contenterons notre besoin d'iconographie en allant sur le site de la bibliothèque municipale de Lille, que je vous avais déjà signalé ici pour l'exposition sur la filterie Lilloise : il propose en ligne presque 1500 étiquettes de boîtes de fil dont nous allons pouvoir profiter tout notre content ! Je vous laisse y accéder en cliquant sur celle-ci qui m'a bien plu :

 fil à la rêveuse

La collection est étourdissante -malgré des scans à la colorimétrie médiocre- et je voudrais en retenir des dizaines, Odile celle-ci est pour toi :

machine à coudre

Quant à moi, j'ai trouvé mon bonheur... Et Vercingétorix le vainqueur de César remplace désormais l'étiquette dont je vous parlais ici à mon panthéon des objets désirés ;-) Ben oui, quoi, c'est pas comme si la vérité historique c'était important...

Au Gaulois  Au Gaulois2  Au vainqueur de César

Et pour ne pas vous laisser sur cette note rétrograde, deux jolies, pour la route !

au petit mercelot    petit chaperon rouge

Mais tout ceci n'est qu'un aperçu, allez-y : vous n'êtes pas près d'en revenir tellement l'offre est variée !

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